I. Renseignements généraux[†] Nom : Sylenia
[†] Prénom : Calixte
[†] Surnom : Un surnom? Quelle est cette chose?
[†] Âge : Quelques jours
[†] Âge lors de la mort: 20 ans, au Vème siècle avant Jésus Christ
[†] Race : Sylphide
[†] Lieu de naissance : Athènes
[†] Lieu de décès : Près d'Athènes, sur un champ de bataille
[†] Pouvoir : En plus de sa phénoménale mémoire, il peut modifier les souvenirs de personnes à proximité pendant un temps choisi. Il doit cependant utiliser son pouvoir avec précaution car il lui coûte de l’énergie. Il ne pourra modifier que quelques souvenirs d’une seule personne pendant vingt quatre heures ou ceux de cinq à dix personnes durant une heure et selon son état.
[†] Parti : Celui de la Pensée
[†] Statut : Bibliothèque Ambulante
[†] Fonction : Cobaye pour Vassia
[†] Sentiments vis à vis des humains et des vampires: Des curiosités! Etudions-les!
II. Descriptions[†] Description physique :Elle avance sans un bruit dans les couloirs du Palais, sombre et mystérieuse silhouette, inconnue de tous ou presque… Visage Masqué. Caché. Des traits se perdent dans l’obscurité. Une chevelure d’ébène qui s’échappe d’une capuche, un corps dissimulé sous de lourdes robes noires…Secrète créature…Et pourtant deux émeraudes qu’on discerne derrière le masque. Chaudes ou froides. Brillantes ou voilées. Parfait reflet de l’humeur de leur propriétaire, un regard fenêtre de l’âme. Et en dessous, flirtant avec les ténèbres du tissu, un corps fin marche pieds nus, épousant le sol marbré, en silence. Un corps aux cicatrices abondantes mais semblant presque artistiques sur cette peau de neige, comme un tableau dont le peintre torturé aurait lacéré la toile sous un excès de colère. Toile fragile et déchirée. Toile qu’on aurait tenté de repriser sans y parvenir totalement. Assez cependant pour lui redonner une part de sa beauté d’autrefois. Et sous le masque, une œuvre d’art. Trop peu connue. Un visage oublié sauf des quelques rares privilégiés. Un visage aux traits harmonieux. Des lèvres pleines. Un nez droit. Une expression presque rêveuse, presque en opposition par rapport à ses perles de jades parfois glacées. Clair-obscur. Être en constante contradiction, vivant dans les ténèbres et pourtant illuminé par les étoiles de ses songes.
[†] Description caractérielle :Savoir. Connaissance. Pensée. Sciences. Arts…Maîtres mots d’un esprit tortueux. Compliqué. On tente de le suivre dans les méandres de ses pensées mais il nous sème bien vite. Il se perd dans un monde connu de lui seul. Songes, rêveries, réflexions. Et on essaie, encore. Toujours. De percer ce mystère vivant. Cherchant à savoir qui est cette créature aux idées parfois farfelues, ou au contraire, à la philosophie digne des plus grands de l’Antiquité. Impossible de satisfaire sa curiosité insatiable. Donnez-lui des inventions, des expériences, des sujets d’étude, rien ne la comblera. Et cet être se passionne pour les vampires. Pourquoi ? Comment ? Il les espionne, tente de les comprendre. Et nous, pauvres savants, nous devenons à notre tour cobayes involontaires de cet étrange spécimen. Flou. Nous sommes dans le fou. Et l’incompréhension. Une manière de pensée qui nous dépasse. Qui remonte à des siècles et des siècles…Qui a évolué sans pour autant mûrir…Et parfois on aperçoit une âme d’enfant dans son regard, furtive, qui se cache derrière un savoir trop grand pour elle, qui retourne dans ses rêves éveillés. Un reflet vite effacé. Et encore nos tentatives pour comprendre le comprendre ont échoué. Aujourd’hui, nous regarderons à nouveau passer cette créature drapée et masquée sans parvenir à effleurer cet esprit bien trop lointain pour nous…
[†] Histoire : La naissance…
La Grèce antique. Près de cinq siècles avant Jésus-Christ, Athènes est à l’apogée de sa gloire.
Au cœur de la ville, dans une riche maison, on s’agite. Un cri retenti. Puis deux. Déchirant l’air chaud en cette journée ensoleillée. Des conseils prodigués à une femme souffrante. Pousser. Encore. Respirer. Et pousser. Jusqu’à la délivrance. Une petite forme s’échappant d’entre les cuisses d’une mère épuisée. Petite forme récupérée, lavée et déposée avec soin contre le sein maternel. Calixte, l’héritier de la famille Sylenia, et futur citoyen d’Athènes, venait de naître.
Douze ans plus tard.
La petite forme devint un petit garçon. D’une beauté enfantine, on le couvait et l’élevait pour qu’il devienne parfait. Repris sur chaque mot par ses parents, éduqué par des précepteurs. Bien, mal. Justice, injustice…Des valeurs qu’il apprit à respecter, se laissant ainsi façonner par les adultes, à l’image d’une statue dénuée d’imperfections. Petit être fragile et manipulé par le destin qu’on lui avait choisi.
Et pourtant, une dévorante passion le prit. Sachant lire, le petit Calixte se jeta dans les écrits narrant les épopées de héros adulés. Ses maîtres le félicitaient pour son intérêt et le poussaient toujours plus loin dans la découverte de l’histoire, la découverte des mythes qui tissaient la culture de la Grèce.
Au comble de la félicitée, le jeune garçon découvrit une science, plus belle à étudier que l’histoire, plus savoureuse à lire que les légendes. La pensée... Science ultime mais donnait la possibilité aux petits êtres infimes qu’ils étaient, eux les humains, de créer, de façonner leurs pensées et de les exprimer, peut-être bien au-delà des poèmes ou de la musique qui n’étaient que les reflets de la philosophie. Art ou Science. Science artistique…
Car lors de ses douze ans, un homme l’enleva et l’emmena avec lui à la campagne. Avec l’approbation de son père, l’éraste venait de procéder au rapt pédérastique rituel, faisant de lui son éromène. Deux ans. Durant deux ans, une tendre relation s’installa entre eux. C’est son éraste qui initia Calixte au plaisir de la Pensée, le menant sur les chemins tortueux d’une science pourtant si vaste, ouvrant son esprit aux horizons lointains qu’elle pouvait lui apporter. Deux ans de vie extatique. Offrant son corps en remerciement de ce savoir.
Et puis la séparation. Déchirement pour le jeune adolescent, voyant les portes de la Pensée se refermer et avec elles, les mystérieuses voies de la science. Et puis l’espoir qui naquit de nouveau. Son ancien éraste le présenta à un philosophe qui accepta de le prendre pour élève et de lui enseigner le fruit de ses études. Une vie qui dura jusqu’aux dix-huit ans de Calixte.
L’éphébie, dernière étape pour les jeunes hommes d’Athènes avant d’accéder à la citoyenneté. Un service militaire de deux ans, obligatoire. Malheureusement. La guerre, le sang, les combats. Bien loin de sa Pensée tant chérie. Loin des Sciences et des Arts. Là où les chants de guerres s’opposent aux doux poèmes qu’il se récite, où le son des tambours remplace le son mélodieux d’une cithare. Deux ans de peine et de souffrance alors que son esprit désespère de ne jamais revoir la lumière de la Philosophie…
Et puis la mort.
Brusque. Douloureuse. Une lance qui le transperce sur un champ de bataille. Et il tombe. Tombe encore. Le néant s’ouvre devant lui, l’accueillant de ses bras chaleureux, promesse de sérénité. Promesse de Pensée. Et la mort l’emporte, loin du carnage de la guerre…
La mort…
Quand le noir se dissipa, Calixte découvrit le royaume des morts, dont Hadès était le souverain. Déboussolé. Perdu. Il erra longtemps à travers les enfers, croisant d’autres fantômes qui disparaissaient rapidement, le laissant à nouveau seul. Encore. Toujours seul.
Contrairement aux autres âmes, le jeune homme ne semblait pas vouloir se réincarner, continuant à explorer sans fin ce monde souterrain. Le temps défila, de plus en plus vite et il en aurait oublié de l’estimer si les âmes qu’il avait rencontré au cours de son errance ne l’avaient pas averti de la progression de la civilisation…
Platon, Socrate, Aristote, Molière, Shakespeare, Bach, Beethoven, Debussy en passant par Monet, Leonard de Vinci, Van Gogh, Einstein ou encore Marie Curie et Pasteur…Il les rencontra tous, buvant leurs paroles comme on boit l’ambroisie, nectar des Dieux, assimilant chaque connaissance. Science, art, musique, et plus que tout, la Pensée ! Sa tendre Pensée, celle pour qui il aurait tout donné dans le simple espoir de pouvoir encore l’approcher et tenter de l’apprivoiser…Et sa soif de savoir qui ne tarissait pas, qui le maintenait enchaîné à l’Enfer, fut étanchée lorsqu’arriva celui qui allait changer le cours de sa non vie….
Calixte le croisa par hasard, marchant avec un air rêveur en repensant à son débat avec un politicien. Il n’y faisait pourtant pas attention mais ses pas le dirigèrent malgré lui vers cette âme perdue. De fil en aiguille ils firent connaissances, le fantôme dénommé Ahren lui livrant ses connaissances du monde réel…Les vampires…Créatures fascinantes qui éveillèrent sa curiosité. Il avait déjà entendu parler d’un Vlad Tepes. Etait-ce aussi un vampire comme ceux qui régissaient actuellement le monde ? D’où venaient leurs pouvoirs ? Quelles étaient leurs origines ? Tant de questions sans réponse, et pour la première fois depuis sa mort, Calixte aurait aimé partir et se réincarner, vivre de nouveau et résoudre toujours plus de mystères, récolter des informations sur sa nouvelle passion qu’étaient les Vampires…
Il ne savait pas que son vœu allait être exaucé plus rapidement qu’il ne le croyait. Quelques temps après sa rencontre avec Ahren, une vague d’âmes déferla dans les Enfers parmi lesquelles son ami reconnu d’ex-camarades, apparemment tous morts à présent…C’est ce qui précipita leur départ du royaume d’Hadès. Dévoré par la curiosité de retrouver le monde réel et de voir des vampires, Calixte n’hésita pas et suivit Ahren à travers la faille par laquelle il était arrivé, partant pour un voyage qui serait loin d’être une croisière…
La renaissance…
La soudaine lumière l’aveugla un instant tandis qu’il prenait conscience qu’il était enfin de retour sur Terre. Il avait réussi. Il avait suivi Ahren. Un intense sentiment d’excitation s’empara de lui : des vampires ! Il allait pouvoir voir des vampires ! Et rattraper tout ce temps perdu en dévorant un nombre incalculable de livres, découvrir les nouveaux progrès de la médecine, les arts nouveaux…
Une voix le sortit de ses réflexions. Une voix inconnue, indéniablement féminine. Une voix qui appartenait à une femme habillée de blanc. Que disait-elle ? Une expérience ? Avec lui ? Après tout, pourquoi pas, il avait juste à traverser ce corps sur la table n’est-ce pas ? Il n’avait rien à perdre, tout à y gagner. Il ferait sa première expérience scientifique. Il ne laisserait pas l’occasion lui échapper…
Des instructions suivies, et bientôt, il ouvrait des yeux de couleur émeraude sur le plafond, un peu hébété de se retrouver dans un corps autre que le sien…Définitivement.
III. Dans la vie courante[†] Style de combat : se battre ? Allons, venez plutôt flirter avec la Pensée…
[†] Relations : Ami d’Ahren et cobaye malgré lui pour Vassia
[†] Signes particuliers : part qu’il ne quitte jamais son masque, il n’en a aucun.
IV. En plusUn de ses grands rêves est de questionner lui-même le souverain Rociel dans l’espoir d’en apprendre plus sur les vampires.