J'ai quitté ce monde et je suis revenu transformé
Accueil­Portail­Calendrier­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Ahren von Clausewitz [Fantome]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ahren Von Clausewitz
.::. Fantome .::.
.::. Fantome .::.


Nombre de messages: 161
Age: 26
[P]arti: Loin, très loin, de plus en plus loin...
[F]onction: Un oeil égaré
[S]tatut: Compagnon des vers
Date d'inscription: 20/02/2007

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Souhait ou realité ?
[L]ignée:
[G]énération:
MessageSujet: Ahren von Clausewitz [Fantome]   Mar 25 Sep - 0:07

I. Renseignements généraux

[†] Nom : Von Clausewitz
[†] Prénom : Ahren
[†] Surnom : Hvisla,
[†] Âge : 46
[†] Âge lors de la mort : 21
[†] Race : Esprit/Fantôme/Revenant/Spectre ou tout autre terme approprié
[†] Lieu de naissance : Les bas quartiers de Reykjavik
[†] Parti : Le plus loin possible sans changer de place
[†] Statut : Compagnon des vers
[†] Fonction : Oreille distraitement égarée
[†] Sentiments vis à vis des humains et vampires:

De son vivant, cette question n’aurait soulevé aucune hésitation, aucun doute. Ahren aurait exprimé avec une conviction inébranlable sa haine. Il aura fallu la mort pour lui faire comprendre qu’il pouvait s’agir d’une erreur. Aucun autre bouleversement n’y était parvenu. Aujourd’hui, il ne réfléchit plus en fonction d’un clan, d’une espèce, de ce sentiment d’appartenance qui l’animait alors, de la nécessité de préserver ses semblables. Il est parvenu à observer quelques comportements intéressants chez les vampires, des éléments qui le poussent à se découvrir à eux, à cesser de les observer à distance. Un lien tissé peut-être par sa situation étrange, qui le pousse à se rapprocher d’eux.
D’un autre côté, il ne peut totalement occulter ce qu’il a été, les personnes qui l’ont soutenu, aidé à survivre dans la jungle des bas quartiers. Reste à faire un tri, savoir quels sont ceux qui l'ont utilisé, et leur faire regretter son absence d’existence.

II. Descriptions

[†] Description physique :

Ahren se présente sous la forme de lui-même qu’il avait à l’esprit dans les jours précédant sa mort. Donc assez proche de l’image réelle qu’il renvoyait au monde. Pas de membres se perdant dans une brume blanchâtre, le laissant flottant dans l’air, incomplet. Pas une trace des circonstances de sa mort, marque indélébile qu’aucun esprit ne désirerait porter, malgré ce qu’il a pu entendre, issu de nombreux romans d’épouvante. Juste une légère impersistance, un léger tremblement d’irréalité. Un observateur attentif pourrait discerner une certaine transparence dans ses membres. Pas la simple transparence d’une peau diaphane qui laisserait percevoir les veines diffusant leur liquide carmin au travers du corps, non, simplement la désagréable impression de pouvoir percevoir de manière diffuse les éléments qu’il devrait occulter. Cette caractéristique est d’autant plus perceptible qu’il y a de lumières dans la pièce, autant de rayons qui traversent ce corps intangible, ainsi que les vêtements qu’il s’imagine porter sur l’instant.
Pour le reste, eh bien, aussi étonnant que cela puisse paraitre après des jours entiers enfermés à compulser des documents, il n’en est pas pour autant totalement repoussant. Si l’on excepte une position légèrement voutée, des membres ayant perdu en partie la force qu’ils avaient accumulée dans ses premières années de survie dans les bas quartiers, ou la légère différence de taille entre ses deux jambes, due à une mauvaise blessure, qui n’a maintenant plus la moindre importance étant donné qu’il peut la masquer sans difficulté… Bon, il est tout de même parvenu à conserver des traits aux contours plutôt harmonieux, un visage au teint pâle, très pâle sans toutefois ramener à l’esprit de ceux qui le contemplent son caractère décédé. Le tout encadré d’épis châtain clair épais s’entrecroisant sauvagement autour de son crâne.
Quand à son regard, pour finir, peut-être le plus intéressant, si vous parvenez à le conserver, à l’observer, fixé quelques secondes avec attention, et non fuyant, peut-être y distinguerez vous une étincelle d’émerveillement, d’amusement, ou quelque idée prête à éclore. Etincelle presque aussitôt ternie par la lueur glacée du cynisme.

[†] Description caractérielle :

Une série de causes à provoquer, en observer les conséquences, réessayer jusqu’à obtenir un résultat notable. Tout ceci demande de la patience, une grande patience, une opiniâtreté proche de l’obsession maladive. Une certaine froideur également, un détachement de la réalité rendu indispensable pour supporter d’être responsable de tant de disparition. On ne lui dressait pas le tableau des morts, mais il ne se faisait que peu d’illusions sur le destin des personnes ayant participé à toutes ces missions ratées. Cependant, c’était nécessaire. N’est-ce pas ? Comment continuer à s’en persuader en voyant la manière dont vivent ces êtres ? Comment surtout se convaincre que même en cas de victoire, quelqu’un ne se serait pas approprié tout cela pour créer une dictature peut-être plus insupportable ? Comment se supporter pour avoir pu faire cela ?
La force de se concentrer sur une tâche unique, cette exclusivité, fait toujours partie de lui, mais il ne sait plus dans quel sens la diriger.
En attendant, il laisse libre court à sa curiosité, observant continuellement, durant plusieurs années finalement, les événements se déroulant sur cette scène. Il tire un plaisir indéniable à connaitre des éléments de la vie de ces êtres qui sont cachés à tout autre. Un plaisir presque aussi important, sinon plus, que celui de trouver sous ses yeux les rapports d’espions de plus en plus rares qui détaillaient tout cela. Mais il est sur place maintenant. Ce qu’il avait toujours désiré, et dont il tire maintenant la plus grande part de ses souffrances. Etre là, et ne rien pouvoir effleurer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://espritgnome.arcanes.org
Ahren Von Clausewitz
.::. Fantome .::.
.::. Fantome .::.


Nombre de messages: 161
Age: 26
[P]arti: Loin, très loin, de plus en plus loin...
[F]onction: Un oeil égaré
[S]tatut: Compagnon des vers
Date d'inscription: 20/02/2007

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Souhait ou realité ?
[L]ignée:
[G]énération:
MessageSujet: Re: Ahren von Clausewitz [Fantome]   Mar 25 Sep - 0:08

[†] Histoire :

Derrière le vitrage terni par le temps d’un soupirail déposé au pied d’une masure des bas quartiers aux murs fissurés, deux prunelles se détachent légèrement de l’obscurité. Elles tentent, à travers la couche de graisse et de poussière, de scruter la rue, les contours des ombres au dehors. Chaque nuit semble différente. La lune laisse filtrer ses rayons capricieux avec parcimonie, enveloppant les environs dans un moule de formes mouvantes dont ce regard cherche à percer les mystères. L’obscurité peut dissimuler tant de risques potentiels, tant d’observateurs, de prédateurs indésirables susceptibles de mettre un terme à tout espoir…
Passées quelques minutes de cette observation silencieuse, pleine d’une part importante d’appréhension, il commence à grimper les marches déformées et s’approche de la porte d’entrée qu’il n’a plus franchie depuis des semaines, vivant sur des réserves accumulées alors. Il entrouvre la porte de quelques centimètres, laissant le mince filet d’air qui se faufile à l’intérieur caresser son visage et troubler l’atmosphère viciée de son antre.
Puis le panneau qui masque l’entrée s’écarte totalement, pivotant sans le moindre bruit sur ses gonds, dévoilant une arche de ténèbres de laquelle sort bientôt une jambe, puis un bras, avec prudence, suivis progressivement par l’ensemble d’un corps humain qui se glisse immédiatement dans un angle obscur, cherchant par ce moyen sans doute une protection bien superficielle. Quelques secondes d’arrêt, le temps d’écouter le murmure de la ville, puis il poursuit sa route, longeant les murs, mais il n’a pas le temps de faire plus de quelques mètres.
Un membre puissant, une main velue se saisi de sa gorge et le propulse dans un renfoncement entre deux bâtiments, contre la grille surmontant un petit muret et donnant vue sur un ancien jardin maintenant parcouru de broussailles desséchées. Il ne peut parler, est incapable de crier, ne peux respirer. Une seconde main s’est plaquée contre sa gorge, une troisième contre son bassin, le repoussant encore, jusqu’à ce qu’il en arrive à une relative immobilité. Là, un faisceau glacé est porté en ses chairs et le transperce de part en part.
J’aimerais lui porter secours, changer ces événements, le garder de cette mort si stupide, mais je reste là, tétanisé. Les deux agresseurs se détendent, l’un d’eux essuie tranquillement sa lame, puis jette le tissu crasseux au visage du mourant. L’autre palpe le futur cadavre de haut en bas, cherchant sans doute quelque fortune, en vain. Je vois la vie quitter ce corps, une dernière exhalaison s’échapper de ses poumons, pourtant, je ne parviens pas à effectuer le moindre mouvement, incapable de rien faire pour modifier la manière dont fut orchestrée ma mort.
Un souvenir, rien de plus, quelques images, sons et sensations passées que ma propre mémoire propage dans la moindre parcelle de mon être. Une fois de plus, je sens le froid m’envahir, mon âme s’envoler, quitter ce corps désormais inutilisable. Mon esprit ne me permet l’oubli, ou même la simple falsification de ce que j’avais ressenti alors.
Je n’ai que peu de souvenirs des premiers instants passés dans cet état. Juste une grande désorientation. Plus aucune sensation ne m’atteignait, aucune sensation physique, du moins. Cette absence soudaine était une torture. J’avais conscience de ma mort, et craignais donc de devoir connaitre cet état durant un temps infini, ne sachant où je me trouvais, ce que j’étais. Quelle faute avais-je pu commettre pour connaitre un tel châtiment ? Plutôt la souffrance que ce vide, cette impression de ne plus exister, ou, pire encore, l’interrogation subséquente de savoir si cette existence avait jamais eu une réalité. En proie à ce doute, privé de repères, je tourbillonnais dans ma cage sensorielle pendant peut-être des mois. Puis vinrent les premiers tiraillements.
Dans les tréfonds de mon âme, quatre lignes habilement jetées agrippèrent les restes épars de ma conscience, enfoncèrent leurs dards dans ma volonté, tentant de la diriger dans une direction particulière à chacun d’eux. Un écartèlement douloureux me faisant aussitôt regretter les pensées que j’avais pu avoir précédemment. Rester là, proie impuissante gesticulant désespérément pour échapper à ces désirs presque aussi puissants les uns que les autres, était proprement insupportable. Des impressions se propageaient le long de chacun de ces fils, éclairs de sensations diffuses.
Deux d’entre eux agitaient un appât vulgaire face au noyau de colère quoi s’était formé en mon sein. Ils tendaient vers une réponse violente, un cercle de destruction, une explosion de haine emportant tout sur son passage, sans morale. De la bestialité pure. Une révolte virulente face à l’inutilité de l’acte de ces deux hommes, sa profonde incohérence dans la société si particulière que je connaissais, que nous connaissions tous. Je n’imaginais pas mourir de cette manière, pas de la main de l’un de mes semblables qui aurait du nous assister dans le grand œuvre en cours, et surtout pas alors que l’un de mes désirs les plus chers semblait avoir une chance de se voir exaucé. Pour toutes ces raisons, j’aurais pu donner libre cours à mes sentiments immédiats, exercer une vengeance libératrice, et suivre l’un de ces liens. Mais je sentais qu’ils ne me mèneraient qu’à la perte des restes de mon esprit.
Malgré tout, ils pouvaient m’aider à éviter la troisième voie, celle que je comprenais le moins, qui semblait la plus étrangère à mes pensées, mes envies, mes impulsions habituelles. Un jugement, à l’issue duquel je ne distinguais plus rien. Je craignais ce vide, m’imaginant une dissolution de mon âme, ou d’autres principes de l’au-delà moins souhaitables encore. Et pourtant, je me sentais irrémédiablement attiré vers cette fin. Une part de moi estimait qu’il s’agirait de la manière la plus naturelle de procéder, du juste déroulement des choses. Mais je n’écoutais que rarement cette facette de ma personnalité. L’ordre, la justice, n’avaient que peu de sens quand ils étaient édictés arbitrairement tout au long de votre existence.
Je luttais donc de toutes mes forces contre cette attirance, nouant les deux cordes de ma vengeance à la dernière, celle représentant l’existence que je venais de perdre, les buts qui l’avaient dirigée, tout ce qui m’avait permis de survivre jusque là. Je m’agrippai à cet assemblage de fortune avec opiniâtreté, y plaçai tous mes espoirs et, graduellement, sentais la tension diminuer Finalement je parvins à rejoindre l’obscurité de ma demeure, à laquelle menait mon choix. Les autres possibilités se retrouvant enfermées hors de portée de ma raison, le plus profondément possible. Il me restait d’autres choses à accomplir avant. Des erreurs à réparer, des éléments nouveaux à considérer. Une pensée étrange s’était élevée parmi les autres, une idée que je n’aurais pu envisager de me permettre avant les derniers bouleversements.
Totalement aveuglé par les buts que je m’étais fixés, l’emmagasinement constant d’informations sur les créatures du palais, les plans à n’en plus finir dans lesquels périssaient à intervalle régulier les volontaires que nous y envoyions, sous forme d’esclaves, domestiques, ou simples appâts uniquement destinés à évaluer les réactions de nos ennemis, j’avais perdu quelque peu de vue l’environnement immédiat dans lequel je me trouvais. On ne me demandait que d’avoir des idées, exploitables ou non, car il semblait que j’eusse un certain don pour envisager des alternatives originales aux nombreux échecs que nous rencontrions.
On m’apportait des informations que je triais, classais, retournais en tout sens à longueur de journée pour y trouver une faille minuscule dans laquelle nous infiltrer. On me nourrissait, me fournissait en denrées essentielles, et mon esprit se tendait vers un unique but. Vers la destruction de ces suceurs de sang. J’avais oublié qu’il pouvait y avoir des monstres également parmi les humains. Pourquoi n’y aurait-il pas des âmes intéressantes de l’autre côté également ? Pouvais-je réellement me fier aux rapports de massacres et destructions incessants qui me parvenaient, aux descriptions d’orgies sanglantes, aux multiples perversités que l’on me décrivait ? J’avais eu vent de complots, d’intrigues, cela signifiait donc qu’il pouvait y avoir des courants de pensée distincts dans le palais. Peut-être l’un de ces courants présenterait-il des facultés de compassion, quelques traits d’humanité. Il me fallait en savoir plus, mais comment ?
Je commençais à envisager différents scénarios qui me permettraient de satisfaire ma curiosité, cherchai une plume dans la pièce, voulu m’en saisir. C’est là, je crois, que je pris réellement conscience de mon état. Oh, pas dans sa totalité ! Mais l’idée de ma mort, simple information enregistrée par mon cerveau, sans tangibilité, sans réalité, prit soudain un nouveau sens. Impossible de me saisir de cette plume. Mon corps passait au travers, avec une impression désagréable. Il me semblait pouvoir percevoir chaque particule de l’objet, chaque brin qui vibrait légèrement à l’intérieur de moi. Je me révulsai contre cette sensation, retirait aussitôt ma main pour la considérer, incrédule. Puis vint l’expérience la plus traumatisante. Dans l’étourdissement qui suivit, par un reflexe imbécile, je voulu me retenir à un angle de mon espace de travail.
Comment décrire la torture de l’instant qui suivit ? N’ayant pas encore acquis la maitrise suffisante de mes mouvements, je chus, au travers de la table, de tout le matériel qui s’y trouvait entreposé, puis le sommet de mon corps entra en fusion avec la paroi elle-même, avec les pierres de cette cave, la terre dans les interstices, les insectes qui y pullulaient. Une multitude de cristaux, de fluide, se mirent à parcourir l’intérieur de mon corps. Et je hurlais, tentant de retenir cette chute à tous prix, de faire cesser cet afflux d’informations immonde qui saturait mes pensées.
La concentration de ma volonté sur ce seul but eu un effet des plus démesuré, qui me valut une douleur plus grande encore, quoique plus brève. La représentation de ma personne se retrouva projetée vers les sommets, au travers de la cave, des étages supérieurs, de la toiture. Je goutai le supplice de chacun de ces éléments qui me traversaient, puis me retrouvai flottant dans la nuit, plusieurs pieds au dessus des demeures des bas quartiers. Immobile, terrorisé, je ne comprenais plus rien. Trop d’éléments étranges m’assaillaient, trop de questions dont je connaissais sans doute les réponses à la suite de lectures diverses durant mon existence, mais je ne parvenais pas encore à admettre ce qu’il m’arrivait. Les solutions qui m’étaient soufflées me paraissaient trop absurdes, mais à quoi m’attendais-je en suivant cette voie ? M’étais-je imaginé que je reviendrais intacte de cette transition ? Peut-être. Sans doute. Certainement.
Ainsi, j’étais un spectre. Bien. Cela pouvait avoir ses avantages. Mais ne plus jamais pouvoir avoir de contact avec les éléments qui m’entourent, serais-je capable de le supporter ? Il m’était bien des fois arrivé de convenir de la supériorité de l’esprit sur le corps, de m’imaginer n’étant que simples pensées. Ces conceptions me paraissaient soudain bien absurdes. Mon entendement, la manière dont s’organisaient mes réflexions dépendaient en partie de données sensorielles, de ce que mon corps pouvait m’apporter comme informations, ou au moins du souvenir de ces informations. Soudain, tout semblait faussé, transformé. Cette forme éthérée allait nécessiter quelques adaptation que je n’étais plus si certain de désirer. Mais finalement, la curiosité prit le dessus.
Première étape, parvenir à quitter les cieux. Redescendre sur terre. La peur, la souffrance, avaient accéléré mon ascension. Sans elles, les choses semblaient plus complexes. Je ne parvenais pas à retrouver l’inflexion qui m’avait permis de me déplacer. Il me semblait devoir faire appel à des efforts de volonté bien spécifiques. Comme je me trompais. Je le compris après plusieurs heures, alors que le soleil était maintenant haut. Pourtant, personne ne semblait me voir. Peut-être ne le voulaient-ils pas. Mes tentatives infructueuses m’avaient épuisé, et je laissais un instant mon attention se relâcher, prenant soudain conscience de la tension qui m’habitait. Une partie de mon être se recroquevillait à l’intérieur de moi-même, prostrée, priant pour ne plus faire un mouvement de peur de chuter. Etrange sensation, alors que j’étais déjà mort. L’épuisement eu raison de ce blocage inconscient. Un léger vertige me saisit soudain, mais je parvins à conserver l’équilibre par un simple reflexe, un léger pas sur le côté. Ainsi, je parvenais à conserver le même sens de l’équilibre en position verticale que lorsque je me tenais debout à terre, les pieds ancrés au sol.
Les jours, les semaines suivantes furent emplis d’expériences de ce type. Je ne pouvais m’infiltrer dans le palais sans avoir un minimum de contrôle de mon nouvel organisme. Qui sait ce qu’on aurait pu me faire subir, même en tant que revenant. D’un certain côté, ils l’étaient eux-mêmes. J’éliminai ou confirmai ainsi nombre de théories rencontrées dans mon existence sur ma condition. Il me faut bien avouer que ma déception fut grande en constatant que je ne pouvais susciter visions ou cauchemars chez les humains. Seule ma propre personne leur apparaissait. Je n’avais pas plus de contrôle sur les éléments tangibles, de quelque sorte que ce soit. En fait, les seuls éléments véridique que je sois en mesure de recenser concernent l’accroissement de mes capacités de mouvement, dont les détails ont déjà été évoqués.
Finalement, je me sentis enfin apte à m’aventurer dans la forteresse. Je m’y glissais en plein jour, profitant des rayons de lumière pour passer inaperçu, évitant les recoins d’ombre. Commence alors une longue observation. Restant dissimulé autant que je le pouvais, J’enregistrais tout se qui se présentait à ma portée. Les discussions des domestiques, de quelques humains semblant évoluer librement. Je ne me mesurai pas immédiatement aux réelles propriétaires de lieux, préférant tout d’abord en apprendre davantage, tout en me perdant dans les décors somptueux qui s’offraient à moi. Et finalement, j'en vins à tenter de les comprendre, à en apprécier certains, en détester d'autres, mais simplement en observant leurs actes, pendant des semaines, des mois. Il en a été de même pour mes anciens alliés, du moins ceux restés vivants, car il semblerait que bien des années se soient écoulées en attendant que je parvienne à revenir à la conscience. Aujourd'hui, il est temps d'envisager le contact. De tenter de reprendre une existence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://espritgnome.arcanes.org
Ahren Von Clausewitz
.::. Fantome .::.
.::. Fantome .::.


Nombre de messages: 161
Age: 26
[P]arti: Loin, très loin, de plus en plus loin...
[F]onction: Un oeil égaré
[S]tatut: Compagnon des vers
Date d'inscription: 20/02/2007

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Souhait ou realité ?
[L]ignée:
[G]énération:
MessageSujet: Re: Ahren von Clausewitz [Fantome]   Mar 25 Sep - 0:08

III. Dans la vie courante

[†] Style de combat :

Assener violemment un sarcasme blessant, troubler l'autre d'un compliment inattendu, se fendre d'un soupçon d'ironie pour toucher directement au coeur. L'état d'apparition a cela d'appréciable qu'il empêche l'utilisation d'armes barbares, oblige à se concentrer sur la plus efficace, celle provoquant les blessures susceptibles de rester ouvertes le plus longtemps. Une danse de mots, d'idées, qu'il reste à perfectionner, car il ne s'agit pas là des activités qu'il pratiquait le plus souvent dans son existence précédente.

[†] Relations :

Certaines personnes dans la résistance seraient susceptibles de reconnaître son visage, mais il ne les a plus abordées depuis le jour de sa mort, et elles étaient déjà peu nombreuses. Il vivait reclus dans son sous-sol, isolé de tous. Et depuis, les seuls autres individus qui suspectent sa présence ont entendu un murmure au détour d'une ruelle sombre, quand il se croyait isolé, ou peut-être son visage alors qu'il ne s'évaporait pas suffisamment rapidement dans la source de lumière la plus proche. L'envie de tisser des liens ne s'est déclarée que récemment à son esprit. Jusque là, connaître les êtres tangibles par leurs actes lui suffisait. Quelques uns d'entre eux ont acquis une place importante dans son esprit de cette manière.

[†] Signes particuliers :

Un petit livret d’une dizaine de centimètres, une vingtaine pages reliées avec un soin relatif étant donné les moyens des bas quartiers, est toujours visibles dans les mains du fantôme. Il ne semble pas y prêter une attention exceptionnelle, le passant d’une main à l’autre négligemment, mais ce doit être le seul accessoire fixe notable sur sa personne.

IV. En plus

Les pouvoirs des fantômes n’étant pas clairement définis, il est prévu qu’Ahren passe beaucoup de temps dans la tour mélusine pour en découvrir un peu plus sur son état. Pour le reste, je cherche quelques personnes à hanter…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://espritgnome.arcanes.org
Rociel Van Sogenfaur
.::. Spinner Künstler .::.
.::. Spinner Künstler .::.


Nombre de messages: 1188
[P]arti: Loyaliste
[F]onction: Souverain
[S]tatut: Vampire noble
Date d'inscription: 13/01/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Maître de Nikolaï
[L]ignée: Rociélite
[G]énération: 1ère
MessageSujet: Re: Ahren von Clausewitz [Fantome]   Mar 25 Sep - 12:26

J'aime! J'adore même!

Enfin, la fiche tant attendue du premier fantôme du forum! (Et quel fantôme!). Te souhaiter la bienvenue pourrait paraître superflu, mais je le fais tout de même, cher petit gnome venu d'un autre monde imaginaire...
*clin d'oeil complice*

(note de nouveau l'allusion peu subtile à son retard... Mais que voulez-vous, l'inspiration va et vient comme ça lui chante...)

Fiche Validée donc!
(Pour les groupes, je suppose que je te met dans ceux du Palais et de la Résistance également...?)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ahren Von Clausewitz
.::. Fantome .::.
.::. Fantome .::.


Nombre de messages: 161
Age: 26
[P]arti: Loin, très loin, de plus en plus loin...
[F]onction: Un oeil égaré
[S]tatut: Compagnon des vers
Date d'inscription: 20/02/2007

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Souhait ou realité ?
[L]ignée:
[G]énération:
MessageSujet: Re: Ahren von Clausewitz [Fantome]   Mar 25 Sep - 12:54

Me voilà soulagé.

Je craignais un moment que certaines interprétations faites sur l'état fantomatique ne déplaisent. Vous ne dites pas cela pour ne pas me voir recommencer une énième fois tout cela, au moins ?

(il me semble être mal placé pour critiquer le moindre retard. Voyez plutôt là une remarque compréhensive, presque un remerciement en fait, puisque cela donnera lieu à des expériences intéressantes qui nous permettront, je l'espère, de trouver de l'intérêt à ma situation d'intangible)

Tous mes remerciements pour cette validation.

et oui, j'aimerais bien pouvoir accéder aux deux pôles du conflit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://espritgnome.arcanes.org
Rociel Van Sogenfaur
.::. Spinner Künstler .::.
.::. Spinner Künstler .::.


Nombre de messages: 1188
[P]arti: Loyaliste
[F]onction: Souverain
[S]tatut: Vampire noble
Date d'inscription: 13/01/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Maître de Nikolaï
[L]ignée: Rociélite
[G]énération: 1ère
MessageSujet: Re: Ahren von Clausewitz [Fantome]   Mar 25 Sep - 13:34

..; Tout cela pour recevoir des compliments en plus je suis sûr...

Enfin, bonne nouvelle: tu peux flooder librement à présent! (Enfin, tu as le droit de jouer aussi, bien sûr...)
*Les paris sont ouverts: combien de temps pour rédiger un message...?*
*fuit très loin*

(Pour toute éventuelle réponse, merci de continuer ce débat tout ce qu'il y a de plus enfantin et stérile dans la section appropriée)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Ahren von Clausewitz [Fantome]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampires :: Le recueil :: [†] Liste des Présentations :: Les Incarnés-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet