
J'ai quitté ce monde et je suis revenu transformé |
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Emy O'Bloodyhellers .::. Humain libre .::.


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 | Sujet: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Dim 20 Jan - 20:39 | |
| Qui est-il ? Un ange ? Une hallucination ?
Quelques légers rayons venaient se déposer sur mes paupières toujours closes. Quelle heure était-il ? Le soleil venait-il de se lever ou de se coucher ? La soirée avait été si longue. Une nouvelle rencontre, moi qui en faisais si peu. Cet homme était si étrange que lorsque je me rappelais de son visage, je me demandais si tout cela n’avait pas été qu’un rêve. Il avait l’air d’un autre monde. Autant par ses paroles que par son allure. Pourtant je m’y étais habituée, je m’étais même surprise à me sentir en sécurité en sa compagnie. Mais peut être n’étais-je qu’une impression ? Peut être. Je ne savais même pas son nom, il n’avait pas voulu me le dire, c’était si troublant. Cachait-il sa véritable identité pour une autre raison que celle de me faire changer de comportement envers lui ? Etait-il si connu dans le monde vampirique ? Il n’avait rien voulu dire. Mais en gardant cette part de mystère, il gardait mon intérêt. Mes doigts attrapèrent alors le rebord de la couverture, tandis que je me redressais en me repliant sur moi-même. Le sol était affreusement dur dans cette carcasse de bateau. Mais le plus important était que j’étais en sécurité. J’avais passé la nuit et aucune trace de morsure. Machinalement je roulais la couverture en boule et la posais à côté d’une caisse. A côté de mon matelas improvisé se trouvait mon paquet de cigarette. Je le glissais alors dans ma poche. Quand allais-je revenir ? Allais-je seulement revenir un jour ? J’en doutais sérieusement. Mais je m’en foutais, je l’avais dit, j’aimais le risque, j’adorais le risque. Je savais que je risquais de mourir, ou pire, d’être esclave, mais seul mon corps pouvait le devenir. Jamais mes pensées ne seraient elles aussi esclave. Mon esprit demeurait libre. Et cela à n’importe quel prix. Pour moi, jamais je ne serais l’objet d’un buveur de sang. De toute manière, j’étais et je restais impossible à capturer. Je ne me laisserais jamais faire, jamais. A vrai dire je ne savais pas ce qui m’attendait derrière les murs du palais, et aussi masochiste que cela pouvait paraître, cela m’attirait terriblement.
Cette montée d’adrénaline qui s’empare de tout mon être .
Sortant alors de ce qui avait été mon toit pour une nuit, je me retrouvais dehors, et le soleil venait à peine de se lever. Cela m’arrangeait, je n’avais pas envie de venir en pleine nuit dans le palais, cela aurait été complètement inconscient. Mais n’étais pas déjà complètement inconsciente d’aller dans ce repère alors que j’allais être vue comme de la nourriture par la plupart d’entre eux ? Mais qu’importe. Je regardais le soleil briller et je fermais un instant les yeux, comme c’était agréable de sentir cette chaleur sur ma peau. Non, je ne voulais pas que ce soit la dernière fois. Et cela ne serait pas la dernière fois, je le savais. J’aspirais une grande bouffée d’air en m’asseyant au bord de l’eau. Hier soir trop tard, aujourd’hui trop tôt. Le port était vide, bien sur ce n’était pas pour me déplaire. Je fourrais alors ma main dans ma poche et m’emparais de mon paquet de cigarette ainsi que de mon briquet. Mettant la clope au bord de mes lèvres, l’allumant avec habitude j’aspirais une grande bouffée. Comme c’était doux de pouvoir regarder le paysage comme ça, si seulement je n’avais pas cette crainte de me faire vider de mon sang à chaque instant. Je regardais mon reflet dans l’eau. Pourquoi ressemblais-je étrangement aux vampires ? Le teint pâle et ces canines ? Mes cheveux noirs retombaient devant mes yeux. Je relevais alors la tête et observais le ciel. Je ne voyais même pas d’oiseaux. Je me rappelais ma mère qui arrivait à me faire m’émerveiller même devant une souris. J’étais si jeune, et si insouciante. Je ne me rendais même pas compte que la mort pouvait m’avoir à n’importe quel coin de rue. Pourtant elle avait finit par me sortir de mon cocon, me mettant en garde. J’aurais pu perdre la vie beaucoup trop facilement si elle ne m’en avait pas parlé. Malgré tout elle m’avait fait comprendre que les vampires n’était pas tous mauvais, je ne l’avais pas cru au début, comment le croire quand notre père a été consommé par les sangsues et que l’on doit vivre caché ? Mais maintenant, je savais qu’elle avait raison, qu’il y avait encore une chance.
Seront-nous égaux un jour ?
Ma cigarette arrivait déjà à sa fin, et je sentais que je touchais le filtre. Je l’écrasais alors contre le sol tout en me penchant pour regarder l’eau. Cette fois je ne regardais pas mon reflet. Je plongeais mes doigts dans le liquide glacé et m’en aspergeais le visage, passant ma main dans mes cheveux. L’eau était froide, mais agréable. On ne voyait rien à travers, comme si elle représentait ce que j’allais faire. Je ne savais pas ce qui m’attendait, je ne savais pas où j’allais, je ne savais rien. L’homme de la veille avait voulu m’en dissuader, et il avait l’air de savoir de quoi il parlait, pourtant, je n’avais pas voulu l’écouter. Je voulais suivre mon instinct. Je savais que je ne regretterais pas d’avoir essayé, je regretterais d’avoir laissé tomber par simple peur de la mort. Après tout la mort était chose courante en Island, pourquoi en avoir peur ? Je ne serais pas la première et sûrement pas la dernière. Je me relevais alors en fourrant mes mains dans mes poches, regardant encore le soleil qui me paraissait si chaud, si doux. Le reverrais-je un jour ? Bien sur que oui. J’esquissais un sourire. Sereine. Etrangement je me sentais bien, parfaitement bien. Je n’avais pas peur, non, loin de là. Je savais que je préférais mourir debout plutôt que de vivre à genoux. Je ne voulais plus me cacher, je ne voulais plus avoir peur. Me dire que demain, je ne reverrais peut être plus le soleil, et surtout me dire que personne ne se souviendra de moi, que rien ne restera de moi. Que l’on m’oubliera, comme tous les autres humains. Non. C’était beaucoup trop horrible. Je voulais que l’on se souvienne de mon nom. Comme l’humaine qui avait beaucoup trop d’audace, celle qui ne méritait pas de vivre. Je me foutais que l’on se souvienne de moi de façon négative tant que mon nom ne s’oubliait pas. Emy O’Bloodyhellers. Peut être que ce nom résonnera en tant qu’espoir ? Comme un cri attirant l’attention. Ou peut être que ce nom résonnera en tant que libération ? Le symbole d’une période révolue ? Peut être rêvais-je beaucoup trop ? Peut être. Mais rêver n’à jamais empêcher d’avancer.
Jamais je n’abandonnerais .
Faisant dos au soleil je ne regardais plus derrière moi et en commençant à marcher vers mon but, je me mettais progressivement à courir. Comme si cela me rapprochait un peu plus de la liberté, un peu plus de mon but. Un peu plus de la mort ? Peut être bien. Tant pis. Je courrais si vite que je ne distinguais plus le paysage, tout passait vite, tellement vite. Mais lui se rapprochait, le palais. J’escaladais à nouveau une échelle et me retrouvais sur les toits. Mais je ne m’arrêtais pas, j’accélérais et redescendais le long d’une gouttière et me remettais à courir. Mes cheveux volaient au rythme de ma course effrénée. Je savais par où passer, ma mère avant de mourir m’avait parlé de ce trou, qui venait d’apparaître dans le mur. La résistance connaissait son existence, mais pas les vampires, ce que j’avais trouvé étrange, eux qui prévoyaient tout. Je le voyais, j’étais si près, je devais me contraindre à ralentir, pour ne pas attirer l’attention des gardes. Je longeais alors le mur doucement, mes pas ne résonnant même pas tellement je faisais attention. Que mon plan ne tombe pas à l’eau immédiatement. Ca y était. Le trou, je le voyais. Personne ne devait le découvrir chez les vampires. Je pouvais encore faire marche arrière, mais une fois que je serais entrée, ce serait trop tard. Alors pourquoi ne reculais-je pas ? Pourquoi continuais-je ? Sans aucune sensation au creux du ventre mise à part cette adrénaline qui montait en moi ? J’étais complètement inconsciente, et pour la première fois, je m’en rendais compte, ce qui pourtant devait crever les yeux à n’importe quelle personne. Mes doigts glissaient le long de la pierre tandis que je m’approchais de ce qui pour moi était l’entrée. Mais allais-je un jour sortir ? Cette question pouvait paraître horrible à certaines personnes, moi, elle m’amusait. Ne pas savoir de quoi demain serait fait. Pour une humaine qui n’a rien d’autre attendre de sa vie que la mort par la bouche d’un buveur de sang, n’était-ce pas étrangement attirant de se dire qu’enfin cette errance allait finir ?
Ma vie va-t-elle cesser sans que personne ne se souvienne de mon nom ?
Mes pas se faisaient dans l’enceinte du palais. J’étais entrée, sans une once d’hésitation. Mes doigts se serrèrent, comment allais-je procéder ? La meilleure idée était de se faire passer pour une esclave, au moins, cela n’éveillerait pas de soupçons, il devait en avoir tellement, des humains étant la propriété de buveurs de sang. Et l’homme de la veille, habitait-il le palais lui aussi ? Peut être bien. A ce que j’avais compris, bon nombre de vampire habitait ici. C’était comme si je savais que la faucheuse était là mais que je la rejoignais tout de même. Comme une enfant sachant qu’il ferait une bêtise mais qui le faisait quand même. Je savais que ma vie pouvait s’arrêter d’un instant à l’autre et je m’en foutais. Je m’étais éloignée du trou dans le mur. Si je venais à rencontrer un vampire, je ne devais pas éveiller les soupçons. Je devais jouer la comédie, m’inventer un personnage, peut être même un maître. Je faisais tourner une bague autours d’un de mes doigts, il m’en manquait une. Depuis que ce vampire m’avait soigné il me la manquait. Mais je n’avais pas pris le risque d’aller la réclamer, je ne voulais plus jamais le revoir. Tout simplement. Il me prêtait beaucoup trop d’attention. Et j’étais partie comme une voleuse, parfois je m’en sentais honteuse. Mes pas s’enchaînaient calmement, tandis que je m’approchais de plus en plus de l’énorme bâtiment. Fourrant machinalement mes mains dans mes poches. Mon jean était un peu déchiré et mon t-shirt noir était simplement recouvert d’un blouson en cuir. Mes cheveux en bataille. A vrai dire je n’avais aucune idée de ce qui pouvais m’attendre, et je ne savais pas qui j’allais rencontrer et comment j’allais devoir me montrer. Je savais que tôt ou tard, j’allais devoir ravaler ma fierté, mais cela ne me faisait pas peur, loin de là. J’observais tout ce qui m’entourait, une chose était certaine, c’était magnifique. Leur richesse était évidente, surtout pour moi qui avais pour habitude d’être toujours dans la pauvreté. Sauf lorsque Lucas m’avait recueilli. Qu’allais-je découvrir ? Qu’allais-je vivre ?
Cette sensation de tout recommencer depuis le début ._________________ Et le lion s'éprit de l'agneau . Quel imbécile cet agneau . Quel fou ce lion, quel masochiste . . . |
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Dim 20 Jan - 21:25 | |
| Le temps...Le temps inconstent qui s'étire et s'enroule comme un serpent canibale...Il n'est rien, rien a mes yeux de glace ouvert sur l'éternité...Pourtant, pourtant, je voudrais qu'il arrête sa marche implacable, que son pied se pose sans bouger, que son dos se brise sous le poid du monde. Mais c'est espoir vain, un espoir mort, froid, comme ce que je suis. Les feux damnés rugissent au fond de mon âme, dévorant avec voracité ce qui me reste de lueur. Je me raccroche a l'éclat haineux de prunelles grises, pourquoi ? Comment ? La haine, la haine versée d'amour, la destruction teintée du toucher divin. J'oscille, la balance conserve un équilibre précaire, vacillante sous le souffle brulant de douze têtes écailleuses..Ronflements d'horreur qui menace...
Mes pas sont laguissants, étranges, extatiques peut être, devant mon regard aveugle danse, chatoyant, tenèbreux, magnifique, les lignes d'un ange désailé par son ascendance. Ma posséssion, mon oeuvre, ma statue de noirceur qui a jamais m'échappe et me fuit. Le laisserais je faire ? Non, bien sur, je ne peux me satisfaire de son absence, de son indifférence. La chair morte et marquée s'enflamme, l'âme froide frémit.
Je ne le laisserais jamais s'affranchir...
Un roulement sur ma peau d'albâtre, un murmure douceureux, un chant languissant, Châtiment tremble et s'agite autour de mon cou, il resserre les liens lorsque le parfum mortel atteint mes narines...Une douce caresse sur mes lèvres humides, une faim qui s'éveille lentement, chatouiller par la délicatesse féminine...Les perles creusent la chair...Mon regard s'abat telle l'aigle d'une nuit rageuse sur cette silhouette. Petite souris grise qui nargue l'hydre de son essence, de sa vie chaude...J'observe mais ne dira pas un mot, silence, tenèbre de lueurs faiblardes, je suis cachée, je suis visible...Ouvre les yeux si tu veux voir..._________________ Pardonnez nous...Pardonnez moi...
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Jeu 24 Jan - 20:33 | |
| La nuit. Elle était venue si vite que je ne m’en étais pas aperçu ? Avais-je couru si longtemps à travers la ville pour rejoindre le palais ? M’étais-je endormi dans un coin sombre ? Je n’en avais aucune idée. Quoique si je m’étais endormis, je n’aurais peut être plus été vivante. Le temps était passé si vite. Et maintenant il faisait noir. Et je sentais mon cœur battre un peu plus vite, un peu plus fort. Battait-il à cause de l’excitation ? Battait-il à cause de la peur ? Sûrement les deux. Tellement de sensation se mélangeaient en moi à présent. Avais-je agis trop vite ? Peut être bien, mais qu’importe. J’avais atteint mon but, j’étais entrée dans le palais. Mais je sentais que tout n’allait pas être simple et même beaucoup plus compliqué que je ne l’avais soupçonné. Mais n’était-ce pas ce que je cherchais ? Mettre ma vie en danger ? Et peut être mourir ? Mourir ? Etait-ce vraiment mon but ? Non. Mais je n’en avais pas peur, rien ne me rattachait à ma vie. Quoique maintenant j’avais ce désir de réussir, que tout change. Ce rêve qui semblait impossible mais en lequel je croyais. Peut être que si j’avais été vampire tout aurait été beaucoup plus facile ? Non. Eux aussi n’étaient pas les bienvenus lorsqu’ils défendaient les humains. Alors cela revenait-il au même d’être buveur de sang ou non ? Après tout, ceux de basse génération étaient esclaves, étaient pauvres, pour beaucoup d’entre eux. Mes mains se posaient sur le sol froid et m’aidaient à me relever. Il faisait si sombre, même les rayons de la lune semblaient inexistants. Mais mes yeux s’habituaient peu à peu à la pénombre, et tandis que je m’allumais une cigarette je commençais à marcher. Je ne savais pas ce qui m’attendait. Je devais entrer dans le palais. Mais la nuit était-il le meilleur moment ? Peut être devais-je me faire passer pour une esclave ? Sûrement même. A moins que je tombe sur un vampire qui ne considère pas les humains comme un vulgaire morceau de viande. Quoique j’en doutais. Portant la cigarette à mes lèvres j’aspirais une bouffée et la recrachais tout de suite après.
Je n’étais pas seule . . .
Des pas. Si léger. Je ne savais pas comment je les avais entendu, peut être était-ce tout simplement cette sensation de ne pas être seule. En tout cas cette présence ne m’avait pas échappée. Je me rendis immédiatement compte d’une chose. Cette présence n’était pas humaine. Je me tournais et mes yeux se plongeaient dans ceux de celle qui m’observait. Pourquoi ses yeux me firent frissonner ? Oui, elle était prédatrice. Me voyait-elle comme une proie ? La cendre de ma cigarette tombait au sol.« Pourquoi m’observez vous ? » Soufflais-je. _________________ Et le lion s'éprit de l'agneau . Quel imbécile cet agneau . Quel fou ce lion, quel masochiste . . . |
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Mar 5 Fév - 10:15 | |
| Une question...Quelques mots jetés par une voix étrange, entre apréhension et fougue. Elle a ouvert les yeux, soulevé ses paupières, apposé les feux mortels de ses iris sur l'ombre qui se meut. Elle affronte la douceur humaine, elle défie les lacs envoutants de mes prunelles. Orbe irréelle, glacier immense au fond duquel dort l'Ecailleuse endormie. Un frémissement savoureux qui s'enroule dans sa propre décadence...Roule, petite perle d'onyx, roule sur le marbre de ma peau, étreint la mort ambulante, enlace la chair froide...Châtiment gronde...Je sens mes lèvres s'incurver, doucement, lentement, une courbe étrange, entre rire et fureur. J'oscille...
-L'éclat d'un teint enivré de soleil, l'odeur suave d'une vie éphémère...Si courte...
Je glisse, je m'approche, les tourbillons de mon âme se saoulent d'alléchants parfums. Vais je encore sombrer dans les méandres nébuleux des sifflements rageurs ? L'iris jaunâtre d'une créature de légende, crainte, haïe, va-t-elle s'ouvrir, l'enfant tient il la corde avec assez de force ? La tentation...Douce ambroisie, nectar sans pareil...La Tentation...L'Envie...La Faim...Chut, chut, elle doit s'endormir, point d'éveil pour l'hydre infernale, dévoreuse de chaos...
-Un Maître tient il les rênes de ta vie petite ephémère ?
La douceur du miel sur la langue vipérine, la tendresse d'une mère honnie car tapie dans l'ombre._________________ Pardonnez nous...Pardonnez moi...
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Ven 8 Fév - 20:57 | |
| Cette femme. Non. Cette immortelle. Elle semblait dans un autre monde, une toute autre réalité que la mienne. Ses yeux. J’y voyais cette force, cette chose qui me disait de courir, mais que je n’écoutais pas. Oui. Il n’y avait aucun doute, elle était bien prédatrice. Allait-elle m’ôter la vie ? Non. Pas tout de suite. Pas maintenant. J’avais pénétré ce palais, ce n’était pas pour y mourir aussi tôt. Je l’observais silencieusement, son teint trop pâle reflétait son inhumanité. Mais qui pouvait bien être vivant dans ce palais ? Même les esclaves devaient être à moitié morts avec tout le sang qu’on leur prenait. Moi ? Moi j’étais encore pure. Aucun vampire n’avait encore planté ses canines au creux de mon cou et mon sang n’avait encore jamais coulé par la faute d’un d’eux. Tout comme mes lèvres n’avaient jamais rencontré celles d’un autre. Tout comme mon cœur n’avait plus jamais aimé après ma mère. Cette vie me paraissait si compliquée. Mais maintenant que j’étais là je sentais que j’allais enfin aboutir à quelque chose, ce but tant convoité. Changer les choses. Ce rêve impossible que je nourrissais désespérément. Mais ses paroles me glacèrent, m’effrayèrent un peu plus, même si encore une fois, je n’en montrais rien. Une vie éphémère ? Non. Je ne la laisserais pas me la prendre. Ni me prendre mon sang. Mais c’était vrai qu’il était si facile pour elle de m’anéantir. Si facile pour elle de m’éliminer, sa force par rapport à la mienne devait être largement supérieure. Que valais-je réellement face à elle ? Mais pourquoi sentais-je toujours cette excitation en moi ? Comme si enfin, quelque chose se passait ? Comme si enfin, j’allais m’amuser ? J’étais complètement inconsciente. J’étais irrécupérable. Je sentais ses yeux dangereux m’observer. Que pensait-elle ? Que dans quelques instants je ne serais plus ? Ces immortel était tout simplement imprévisibles. Bien plus que les humains. Pourtant, malgré tout, je soutenais son regard. Si elle avait lu ne serait-ce qu’une once de peur, je ne me le serais pas pardonné. « Une vie si éphémère. Mais ne vaut-elle pas mieux qu’une vie d’ennui ? » Demandais-je dans un souffle. Cet homme. Dans le port. Il m’avait dit que cette vie d’immortel valait sûrement moins qu’une vie d’humain. Car une vie courte et palpitante, valait mieux qu’une vie longue et ennuyeuse. Qui aurait pu le contredire ? Je doutais de la sincérité de celui qui lui aurait jeté une pierre pour ses paroles. « Si cette errance peut être qualifiée de vie. » Ajoutais-je. Mon ton n’avait pas été mauvais. Je n’avais pas cherché à la défier. Encore une fois, je disais peut être beaucoup trop facilement mes véritables sentiments ? Mais n’avais-je pas raison ? De qualifier leur vie d’errance ? Que cherchent véritablement les immortels ? Qu’ont-ils pour but ? Leur vie est si longue, ils ont tellement de temps. Comparé à nous, les humains, qui à chaque instant pouvons mourir. « Un maître. » Répétais-je en esquissant un sourire. Comment pourrais-je lui dire que jamais je n’appartiendrais à quelqu’un ? Que mon corps, mon âme, tout ce qui me constituait n’était qu’à moi et ce pour toujours ? Elle ne l’aurait pas compris, il était trop tôt. Mais je ne pouvais surtout pas lui dire que j’étais indépendante, que je n’étais pas une esclave, je voulais rester floue sur ce sujet. Mais si elle me demandait un nom de vampire pour soi-disant l’identité de mon soi-disant maître ?« Le fait que j’appartiens à quelqu’un changerait-il quelque chose au regard que vous portez sur moi ? » Demandais-je en plongeant mes yeux dans ses orbes. _________________ Et le lion s'éprit de l'agneau . Quel imbécile cet agneau . Quel fou ce lion, quel masochiste . . . |
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Sam 23 Fév - 17:01 | |
| Le gant est relevé, l'offense jetée avec une pointe d'ironie morbide. Je souris plus largement, les fées de l'esprit se sont penchées sur un berceau, celui de cette femme bien trop vivante pour l'éternel.
-Reste a savoir ce qu'est l'ennui. Selon toi, elle est éternité...
Mes mains frémissent dans leur désir d'étreindre ce corps chaud, mes doigts soupirent d'ouvrir la coque si fine et douce de la peau. Mais Châtiment veille, tel le gardien immuable d'une muse enfermée pour toujours. L'horreur et l'atrocité commise ne s'éveilleront pas au parfum suave du sang. Non, je le refuse et ma volonté est loi.
La libre se cabre au frôlement d'une bride quelconque. Je le sens comme autant de vibration qui émanent d'elle. Tout son être se tend prêt a l'affrontement, tel cet étalon qui refuse d'être dompté. Ce n'est qu'une question, simple, si simple, mais elle réveille et remue. La brèche est là, quelque part...Il serait plaisant d'y enfoncer ses épines venimeuses, plaisant, mais tellement facile.
-Le regard que je porte sur toi ? Quel est il ? Ces yeux qui te fixent sans ciller, que lis tu dans leur ombres ?
Mes paroles coulent comme le cristal, douces, trop douces pour ce que je suis, pour se que je cache. Trop suaves pour le monstre qui sommeille à peine retenu par un fil de soie._________________ Pardonnez nous...Pardonnez moi...
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Sam 23 Fév - 20:58 | |
| Ce regard prédateur est-il aussi dangereux qu’il le laisse penser ? Cette présence est-elle aussi effrayante qu’elle le laisse voir ? Ces paroles sont-elles aussi douces qu’elles en ont l’air ?
Comment finirait cette rencontre au hasard d’un chemin dans ce repère de l’horreur ? Je n’en savais absolument rien. Etait-ce là le charme de cet entretien ? La vampire face à moi semblait à la fois si douce et si dangereuse. Comme deux mondes mélangés au creux de son corps. Les vampires étaient à la fois fascinant et effrayant. Elle aussi. Peut être même bien plus que les autres ? Je ne pouvais pas m’empêcher de la regarder, silencieusement. Mais visiblement, elle faisait de même de son côté. Sûrement pas pour les mêmes raisons, mais elle le faisait. Comme si elle repérait silencieusement sa proie. Avait-elle prévu de me vider de mon sang ? J’étais beaucoup trop proche, beaucoup trop loin pour mourir si tôt. Et les montées d’adrénaline face au danger étaient de plus en plus agréables. Comme un poison coulant le long de mes veines pour finir par s’emparer de mon corps entier. Comme voulant me pousser jusqu’à la mort. Jusqu’à mes limites. Des bornes inavouées. Avais-je au fond de moi l’idée d’aller jusqu’à la mort ?« Tout dépend du vampire. » Soufflais-je. Un sourire s’esquissait sur mes lèvres. Oui. Tout dépendait du vampire. Car cela dépendait de la façon dont les immortels décidaient de tracer leur route. Tellement de temps était à leur portée. Nous les humains qui avions une vie si courte encore diminuée par les buveurs de sang. Eux qui nous la prenait si facilement. Notre espèce n’allait-elle pas finir par s’éteindre ? Tellement mourraient d’épuisement. Tellement mourraient. Eux ? Ils ne mourraient que lorsque l’un d’eux le décidait. C’était tellement effrayant. Effrayant. Ce mot revenait sans cesse. De nos corps vous avez fait des pantins. Pourquoi en êtes vous arrivés jusque là ? Pourquoi avez-vous ajouté de la haine à votre faim ? « Il est tellement difficile de le savoir. Suis-je à vos yeux un simple morceau de viande ? De la nourriture ? Ou suis-je un être à part entière ? » Demandais-je doucement.
« Me voyez-vous inférieur à vous ? » Finissais-je par oser demander. _________________ Et le lion s'éprit de l'agneau . Quel imbécile cet agneau . Quel fou ce lion, quel masochiste . . . |
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Lun 25 Fév - 10:52 | |
| Mon rire s'étend par vagues doucereuses dans ce silence mortuaire. Un interrogatoire si futile, sans aucun sens.
-Voilà une douce question qui n'aura de réponse que si je le décide. Peut être devrais je satisfaire ta curiosité, peut être pas.
L'étincelle de mes prunelles trop bleu pour être réelle se durcit, tout comme l'étreinte du serpent autour de mon cou. étoufferais je une nuit sous le poids de ces tourments ? Beaucoup l'espère, beaucoup le souhaite, il n'en est qu'un qui possède au creux de ses paumes les battements d'un muscle atrophié.
-Qu'est ce que l'infériorité ou la supériorité lorsque ces notions n'ont de sens que pour les humains ? Enfant d'une société qui pose elle même ses barreaux. Il serait simple de te répondre que tu n'es qu'une petite chose insignifiante, à peine digne d'effleurer mon ombre. Si simple. Cela te conforterais dans ta propre opinion...
Sous mes doigts roulent les perles d'onyx de Châtiment, lentement, j'en égrène les maillons, ils filent entre mes mains. Un cri, une déchirure, une haine, un amour...Loterie sans règles, jeu sans limite.
-La question est : Me vois tu supérieure a toi ?
J'esquisse les brides d'un visage imaginaire, une ébauche de se que sera cette face gracieuse et mortelle lorsque j'aurais finit d'osciller, lorsque j'aurais arraché le bandeau qui me voile les yeux. Lorsque l'iris d'or et d'horreur s'éveillera sous une paupière écailleuse._________________ Pardonnez nous...Pardonnez moi...
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Dim 2 Mar - 17:19 | |
| Un rire qui semble venir d’un autre monde. Un rire qui conne si faux pour moi. Un rire qui me fait prendre conscience du danger.
Le rire cristallin de l’immortelle se perdait jusqu’à moi. Mais il semblait si étrange. S’amusait-elle de me voir ainsi ? S’amusait-elle du fait que j’étais la proie à ses yeux et elle le prédateur ? De toute manière elle ne m’aurait jamais. Personne ne m’aurait un jour. Pour moi, c’était certain. Et puis, on pouvait bien posséder mon corps. Mais jamais mon esprit. Je ne me laisserais jamais prendre, je ne me laisserais jamais tuer, je ne me laisserais jamais mourir. « Pourtant la réponse paraît tellement évidente. » Souriais-je. Le jeu du chat et de la souris était-il réellement présent ? J’en avais l’impression. Comme si nous nous cherchions l’une l’autre, à notre façon. Mais cette immortelle me fascinait. Ils me fascinaient tous. Et pourtant, parfois, ils étaient tellement prévisibles. Je sentais ses yeux glacés sur moi mais je n’avais plus peur. Je l’observais moi aussi, mon regard ne se dérobant aucunement au sien. « Mon opinion n’est pas celui que vous croyez. Vous êtes si sûre de vous que cela en devient pitoyable. » Soufflais-je. Etais-je allée trop loin ? Ne voyais-je pas les risques auxquels j’étais confrontée ? Ne me rendais-je pas compte de mon inconscience ?« Et la réponses est non. » Concluais-je doucement. Non. Je ne me sentais pas inférieure à elle. Non. Jamais. Qu’était le but de ce vampire ? M’effrayer ? Me faire peur ? Me vider de mon sang ? En répondant, je m’exposais à tous ces risques. Pourtant, j’avais la sensation que mon audace pouvait les atteindre d’une autre manière que celle de l’arrogance. Après tout, si elle le décidait elle me parlait aussi de cette manière, pourquoi moi je ne le pourrais pas ?
Pour la simple raison qu’était mon état d’humaine, Je devais me taire et ravaler ma fierté ?_________________ Et le lion s'éprit de l'agneau . Quel imbécile cet agneau . Quel fou ce lion, quel masochiste . . . |
|  | | Scylla .::. Vampire noble .::.


Nombre de messages: 252 Age: 26 [P]arti: Chaos, gouffre et tenèbres [F]onction: Chut... [S]tatut: Vampire Noble. Sire de Nicolas de Valombre. Date d'inscription: 15/11/2007
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Jeu 3 Avr - 20:29 | |
| -Alors qu'elle est elle cette opinion ?
Mes paupières semblent si lourdes qu'on ne sait si j'oscille entre éveil et torpeur. Je me tiens là, languissante, face à moi, un être de chair et d'esprit. Un papillon dont les ailes virevoltent encore sur le fil si fin d'une vie chaude. La tentation, encore et toujours...Celle d'arracher et de trancher ce mince lien. L'Ecailleuse n'est jamais loin, elle ronronne attendant son heure bien tapie au fond de mes ténèbres. Amusante petite luciole qui éclaire faiblement l'opacité.
-Allons, éclaire de ta lanterne l'être pitoyable que je suis selon ton propre jugement. Mais prend garde à la carte que tu abaisse, car tu as bien plus a perdre que ta vie entre ses murs.
Chacune, nous tenons dans nos mains les oracles virtuels de nos pensées, cachées et dissimulées. Je pourrais détruire le malheureux obstacle qu'elle dresse et plonger au coeur même de son esprit, y planter les griffes et m'endormir au son de ses hurlements...Je le pourrais, mais au lieu d'un rictus annonciateur d'orage, se dessine sur mes lèvres l'ombre d'un sourire.
-L'orgueil est l'apanage des régnants, mais il est amusant entre les mains frêles d'une poupée._________________ Pardonnez nous...Pardonnez moi...
|
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Mar 15 Avr - 19:36 | |
| La vie ne coule plus dans ses iris de marbre.
La mort semblait si proche ici. Comme si peu à peu, je m’en approchais, sans pour autant reculer et au contraire, continuer d’avancer jusqu’à elle, que son étreinte mortelle me berce mais ne m’emporte pas. Quelle me frôle, quelle me charme, quelle m’effraye. Oh oui, te faire croire avec délicatesse et douceur que je suis ton jouet alors qu’en réalité, c’est toi mon pantin. Je tire les ficelles de tes gestes et toi, sûre de tes actes, tu tiens entre tes doigts de glace et sans pitié le fil de ma vie éphémère. Comme le danger m’attire, comme j’aime le sentir proche. Suis-je à ce point stupide ? De courir jusqu’à la mort ? Non. Car je ne cherche pas à mourir, je veux changer les choses. Une âme d’héroïne ? Sûrement pas, je ne suis pas assez idiote pour me prendre pour ce que je ne suis pas. Ici, dans ce jardin, la brise semble un peu plus froide et la respiration beaucoup plus difficile. Je n’en laisse rien paraître. Je savais qu’elle était bien plus forte, bien plus forte que moi. Je savais qu’un seul de ses gestes pouvait me tuer, qu’au moindre de ses désirs je pouvais sentir mon souffle se couper, mais je m’en foutais complètement. Je la regardais simplement, comme elle me regardait. Baisser les yeux ? Pourquoi se réduire à si peu ? Je ne suis pas inférieur à elle, je ne suis pas moi intelligente, je ne vaux pas moins qu’elle. Mais oui, elle peut décider de ma vie ou de ma mort. Et moi ? Moi je ne peux pas. La société l’autorise à me tuer. La société l’autorise à me réduire au simple état d’esclave. Et moi ? A quoi m’autorise la société ? La société m’autorise à me taire. La société m’autorise à céder. La société m’autorise à n’être qu’un calice vers lequel on se penche seulement pour apaiser sa soif ou sa colère. Malheureusement pour la société, je ne respecte pas ce à quoi elle veut me réduire. J’ai une toute autre ambition, une ambition folle mais séduisante. L’égalité. Oh quel mot semblant vague et dénué de sens avec les années. Mais n’est-il pas follement séduisant de croire à ce genre de chose ? Follement peut être. Séduisant ? C’est à voir. « Mais l’ignorance est tellement séduisante. » Soufflais-je. Et malgré ce rêve, celui qui me séduit le plus est toujours et immuablement cette inconscience, cette envie de danger et de risque. Cette adoration de l’art de la répartie que je manie si bien. Cette envie de faire monter le feu, d’énerver, d’épuiser, de narguer. Quelle humaine intéressante. Oh je savais que j’avais bien plus à perdre que la vie, et c’était tellement simple, je pouvais perdre ma liberté. La liberté était la chose à laquelle une humaine comme moi pouvait toujours se raccrocher. Tu n’as pas tout perdu, il te reste la chose indispensable, tu as ta liberté. Mais étais-je vraiment libre ? « Prenez garde cette poupée pourrait bien se briser. » Dis-je doucement. J’esquissais un sourire. Une poupée ? Mais quelle poupée vampire. Devant toi tu as la poupée inaccessible, celle que personne ne possédera jamais. Un diamant, du poison, à l’état pure. Ne l’attrape pas entre tes doigts, elle y glisserait et il ne resterait déjà plus que de l’air. Quel dommage. Je suis un poison. Prétentieuse ? Diras-tu la même chose lorsque je me serais emparée de ton corps ? Que mon venin se répandra dans ton corps pour atteindre ton cœur ? Mes yeux se tournèrent alors vers le palais. Quelle agitation. Les vampires se réveillaient, la nuit était tombée. J’esquissais un sourire et me tournais à nouveau vers la femme de glace.« A bientôt peut être. » Murmurais-je en m’éloignant. Pourquoi me rattraperait-elle ? Je n’étais rien après tout. Je disparaissais déjà dans l’ombre. _________________ Et le lion s'éprit de l'agneau . Quel imbécile cet agneau . Quel fou ce lion, quel masochiste . . . |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Mar 29 Avr - 19:08 | |
| [Désolée de l'intrusion ( sans haha! avec accents! et court aussi) mais bon, comme Scylla est censée être ma maîtresse et que je pense que c'est le seul topic ou je peux m'incruster afin de ne pas etre supprimée... Ben je m'incruste u_u A la 3e personne par contre, ca va faire tache, désolée...] Soit. Il venait d'apprendre qu'il n'appartenait plus à Lestat, vu que celui-ci avait disons... disparu. En fait, ça il le savait. Depuis un moment déjà. Mais il appartenait maintenant à une certaine Scylla.
Et il était inquiet. Il savait que Lestat avait été un maître gentil et bon, si on peut associer ces valeurs à un être tel que le vampire. Enfin, gentil et bon par rapport à d'autres vampires. La gorge diaphane de Gael n'avait jamais été transpercée par des crocs vampiriques et demeurait vierge de toute cicatrice. Mais... cette Scylla. Qui etait-elle? Comment considérait-elle les humains? On ne pouvait pas appliquer ici le dicton homérique "tomber de Charybde en Scylla" puisque Lestat n'avait ete par rapport à Gael tout sauf un(e) Charybde. Mais si cette Scylla portait bien son nom, les jours du jeune humain étaient sans doute comptés.
Il avait demandé à un esclave sans maitre particulier s'il savait qui était cette Scylla. L'esclave avait aquiescé après lui avoir demandé pourquoi il voulait la voir. A l'explication de Gael, il sembla se désintéresser de l'adolescent pour regarder ses chaussures puis demanda à un collègue où était Scylla. L'autre esclave enjoignit à Gael de le suivre et l'adolescent ne se fit pas prier. Passant de mains en mains, s'égarant dans le palais à la poursuite de pistes erronnées, Gael finit par trouver sa nouvelle maîtresse. Elle se trouvait devant le trou dans le mur, en compagnie d'une humaine. Et Gael ne put reprimer le frisson que lui inspira cette Vénus de marbre, comme l'avait fait Antha.
Toujours est-il que l'humaine semblait avoir pris congé puisqu'elle s'éloignait lentement de Scylla. Avalant sa salive, Gael avanca vers les deux femmes, frêle et petit, vêtu d'une simple chemise et d'un jean, ses longs cheveux tressés ballottant dans son dos.
Arrivé devant sa maîtresse, il baissa les yeux, n'osant pas croiser son regard et se présenta."Bonjour. Je suis votre nouvel esclave, Gael, si l'on vous en a informée..." |
|  | | Virgile .::. Vampire noble .::.


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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Mer 7 Mai - 5:25 | |
| Frisson, tremblements. Comme à chaque fois. Comme d'un rappel d'après trépas. Dans votre vie, la douleur semble synonyme de vie, ne se pince-t-on pas pour constater si tout ce que l'on voit est bien réel ? Virgile aurait pu se pincer, jusqu'à déchirer ses chairs, hurler tout son saoule jusqu'à n'y voir plus clair. Ce n'était pas un rêve, c'était bien réel. ***
- Terenti, crois-tu que l'on souffre encore, une fois mort ? - Pourquoi cette question ? ne sais tu pas comme tout bon orthodoxe que les bons chrétiens iront forcément au paradis et les mauvais en enfer ? Cela ne te ressemble pas Anton, de te poser ce genre de question. - Pour rien, je me demandais juste... - Ta famille n'est ce pas ? - ... - Non, Tossia, je pense qu'une fois mort, il n'y a plus aucune douleur, je pense que l'on est apaisé. Qu'il n'y a plus à avoir peur, plus à se soucier. Je ne sais pas ce qu'il y a Après, si l'on doit croire les évangiles qu'on nous rabbache ou non, je ne sais pas s'il y a vraiment une raison. Ce que je sais Tossia, ce dont je suis certain, c'est qu'il y a bien une justice en ce monde, que tôt où tard, l'on doit affronter l'exacte mesure de nos choix, les conséquences de nos gestes et décisions. Ce n'est pas une question d'origine, de race, de pensées manichéennes, c'est le poids de la destinée que chacun a choisie. Alors, je ne pense pas que l'on souffre vraiment, je pense que c'est une autre voie vers la sérénité, vers... - Terenti. - Tossia ? - Merci.
***
Les réminiscences d'un lointain passé, que l'on croit avoir oublié... "Menteur..."Nous rattrape toujours, n'est ce pas ? Les souvenirs sont comme les sangsues des dernières heures, ils grignotent un peu plus ce qui nous reste... Ou nous filent vers un avenir meilleur. Selon ce qu'on en fait, à chaque heure. "Menteur... Même les morts... ont leur douleur."A quoi cela sert-il, de se voiler la face ? Mais tu aimes l'effet du drapé, n'est ce pas ? Cette fausse transparence qui s'irise de multiples plis, d'ombres et de nuances, comme ta propre personnalité, remplies de reflets et pourtant au miroir ô combien polissé. Celle qui fut Anton, qu'on appelait autrefois Tossia, haussa les épaules, serra les poings. Les informations qu'on lui avait transmises restaient floues. Aucune trace de celui qu'elle cherchait, l'ancien favoris en disgrâce. Peu lui importait sa position dans cette société, peu lui importait qu'on lui crache à la face, qu'on traîne son nom dans ses déjections. Elle voulait juste... juste... Virgile éclata de rire.
Trouver une raison ? Elle qui depuis près de 50 ans, semblait l'avoir perdue ? Le pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi l'avait-il transformé ? Si c'était ensuite, pour la laisser ? N'était-ce pas un désir de perpétuation ? De combler le vide de leur éternité, que celui de déchirer l'avenir d'autres entités, pour en façonner un autre, à leur image ? C'était pour cette raison, que Virgile détruisait la moindre de ses créations, la moindre de ses sculptures qui naissait à foison, et venait toujours à être détruite. Il ne fallait pas... qu'il reste une trace d'elle, une trace de vie, une trace factice de ce qui n'existait... Que sous une nuit pluvieuse d'étoiles. Et puis, elle avait trouvée sa Galatée, était-ce l'effet miroir ? Le désir de combler sa propre éternité ? Que cette enfant enflammée lui rappelait sa propre sauvagerie, celle qui n'avait pas encore été souillée ? Peut-être bien, oui. Comme lui, peut-être avait-elle agit comme lui, à chercher sa moitié. Mais elle n'est pas comme lui. Elle ne veut pas d'une moitié morte, d'une moitié ternie... Cette moitié qui déjà, l'a trahie. Soupir. Demi-sourire.
*Raziel, Raziel, mon cœur saigne. Tu m'arraches encore un peu cette paire d'ailes... Les noires, les déchues, dont les plumes pleurent toujours autour de... Mais peut-être à raison. Peut-être oui, peut-être est-ce toi, petit oisillon, qui devra voler à ma place.*Reviens à la réalité Virgile. Reviens à la réalité.
Oui, à l'instant. L'instant. Futile avancement, un instant, un temps. Vladimir a laissé quelqu'un d'autre derrière lui, comme l'on sème derrière soi, quelques miettes de pains, celles que les charognards bientôt dévoreront. Il a laissé...un petit enfant blond. Tu souris Virgile, n'est ce pas ? Cela te fait sourire, tu constates, que les goûts de Lestat n'ont pas changé. Alors va, va le chercher, ce petit être qui sera sûrement menacé. Celui qui a sans doute partagé un peu de temps, dans son gouffre d'éternité... à lui. Comme une ancienne toi, avant lui. Il s'appelle Gaël, cela ressemble à Raziel, cela te plait par consonance. Il est esclave. Nous le sommes tous de quelque chose. Tu as mandé à ce qu'on te l'attribue, prétextant qu'aux tumultes de ton trop fougueux serviteur, tu avais besoin de calme et d'apaisement. Cela surprit que tu ne demandes pas plus saphiques entités, mais on accéda à ta requête, finalement, pour te laisser les restes de ton "Maître". Il s'agissait de le retrouver maintenant, tu étais sur ses traces, le gamin n'était pas au courant de ce "changement". Qu'en ferais tu Virgile ? N'en as tu pas assez de ses égarements ? Contradictoire jusqu'à la fin, c'est un souvenir vivant que tu veux entretenir là, toi qui ne rêve que d'abnégation... Allons, cours, cours le retrouver dans tes hardes défroquées, cours donc le dénicher, ton précieux ré-attribué. Mais ne crois pas qu'il sera capable de te la donner... la raison. Il n'y a que Lui qui l'ait. Elle apparait devant ce trou de lumière bleutée, cette ouverture à peine dissimulée, celui dont elle avait déjà eu vent, celui que Raziel utilisait sûrement. Virgile, toujours dépenaillé, apparait pensive, mesurée, en complète contradiction avec sa nature impulsive. C'est qu'elle a constaté la présence d'un dragon bien plus terrible. [Mince... Encore un pavé. Je vous assure que pourtant, j'étais partie pour du court. Mais bon, peu d'action, car Scylla a déjà suffisament à traiter pour l'instant, entre les arrivées et départs]_________________ "D'une vous êtes un mâle. Pas besoin de second ou de terce, cela définit l'indifférence que je vous accorde."  |
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Nombre de messages: 252 Age: 26 [P]arti: Chaos, gouffre et tenèbres [F]onction: Chut... [S]tatut: Vampire Noble. Sire de Nicolas de Valombre. Date d'inscription: 15/11/2007
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 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Jeu 8 Mai - 11:37 | |
| Petit esprit virevoltant des pensées éphémères mortelles...Une parenthèse douce amère que tu viens de m'offrir petite humaine. Petit être de chair et de sang dont la Bête rêve de se délecter, lentement, doucement, savourant chaque gorgées avec un plaisir inouï...Alors pourquoi la laissais je partir ? Pourquoi la laisser me tourner le dos, quitter ma présence ? Car j'ai lu, j'ai vu, j'ai entendu ce qu'elle cache au plus profond de sa noirceur angélique. Va, va petite guerrière, va petit angelot te battre contre le mal qui dort en ce palais. Nous nous revérons, tu peux en être sûre mais cette fois, arriverais je a museler l'Ecailleuse ?
Le silence étends sa cape ouaté sur les couloirs alors que la silhouette presque encore enfantine disparait. Le Serpent gronde de voir échapper sa proie, mais Chatiment frémit de contentement, me donnant sa bénédiction. Je le caresse d'une main innocente, sanguinaire, absente...L'ombre m'appelle alors, me ravale dans ses méandres, là où ne peut que vivre mon âme damnée à jamais...Mais l'ombre m'offre un présent, un cadeau étrange sur lequel j'abaisse un regard voilé de ténèbres assassines. Il me parle, tremble peut être, pourquoi a-t-il peur ? Suis je a ce point un monstre ? Helàs oui, je ne suis que cela, une figure mythique drapée dans le sang qui parsème ma vie...J'entends ces mots et pourtant, je n'y réponds pas tout de suite non...La glace de mes iris vole le long des traits enfantins, s'arriment aux yeux saphir. Un enfant ? Un enfant attaché à mon ombre ? Quelle farce ! Quelle comédie ! Je t'enseignerais la damnation petit enfant si tu reste auprès de moi, je t'apprendrais le vice et le mal si tu t'obstine...Cela ne peut, Laura s'y oppose comme en rêve l'Ecailleuse...
-Gaël...Quel funeste destin a conduit tes pas jusqu'a moi ?
Un soupir aux allures de venin, tu ne peux être à moi, enfant, tu ne peux, je t'écraserais sous mes tourments, j'enlèverais jusqu'a l'essence même de ton âme encore pure...Non, cela ne se peut...
-Fuis, jeune enfant d'or, fuis...
ce n'est qu'un murmure qui s'échappe de ma bouche carmine, un murmure qu'interromps l'arrivée étrange et vaporeuse d'une nouvelle ombre...Mon regard glisse, accroche l'éclat sauvageon, l'étincelle brute empreinte de féminité...Quelque chose d'irréel s'éveille dans cette aura...Une contradiction douce amère...J'observe, aimais je ce que je vois ?
-Les murmures de la nuit sont décidement bien bruyant..._________________ Pardonnez nous...Pardonnez moi...
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|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: INCONSCIENTE . [ LIBRE ] Jeu 8 Mai - 23:33 | |
| La réponse de Scylla surprit et déstabilisa même l'angelot. Il leva un regard étonné et clair vers celle qui était censée être sa maîtresse. Ou peut-être s'était-il trompé? Un funeste destin, disait-elle? Certes, c'était déjà un funeste destin -redondance, si vous me demandez, car je considère qu'un destin est toujours funeste- qu'être enlevé par les vampires. Quoique, étant donné la vie que menait Gaël avant, c'était le cours normal des choses, ou presque. Mais pourquoi demandait-elle quel funeste destin avait guidé les pas de l'adolescent jusqu'elle? N'était-ce pas elle qui avait mandé qu'il soit son esclave? Complètement perturbé, un peu perdu aussi, ses yeux d'ange toujours fixés au visage de la Vampire -quand on est perdu dans ses pensées, on oublie qu'il est malséant de dévisager les gens- Gaël entendit à peine la seconde phrase de Scylla, d'abord. Puis elle le frappa de plein fouet.
-Fuis, jeune enfant d'or, fuis... Fuir? Il ne demandait pas mieux, mais à présent, il était comme pétrifié par la voix de velours de son vis-à-vis, et puis, même si elle lui en donnait l'injonction, cet ordre lui paraissant complètement surréaliste. Ne lui enjoignait-elle pas de fuit afin d'aiguiser des instincts sadiques ou de bête féroce, où la chasse, la traque, ne mettrait que plus en appétit? Décidant de quitter là les idées morbides, Gaël se rendit compte qu'il dévisageait toujours Scylla. Surpris, et gêné, il baissa à nouveau soudainement le regard vers ses pieds, se mordant la lèvre inférieure. Une brise nocturne le fit frissonner, et il se demanda si c'était la seule raison pour laquelle il frissonnait. Et puis Scylla brisa à nouveau le silence qui s'instaurait, d'une phrase bien énigmatique.-Les murmures de la nuit sont décidément bien bruyants... Que pouvait bien signifier cette phrase? Mais que pouvait-il en savoir, cette perle d'innocence, s'il gardait les yeux baissés? Elle s'était approchée furtivement, il ne l'avait pas entendue... Peut-être n'avait-il pas eu envie de l'entendre... On ne peut rien en savoir... Toujours est-il que quand Gaë releva la tête pour demander à Scylla ce que signifiait sa phrase, il vit qu'ell reardait derrière lui, ou plutôt par-dessus lui. Il se retourna donc, pour voir ce que sa « maîtresse » pouvait bien regarder avec ce regard qui lui faisait froid dans le dos. Quand il la vit, il frémit. Qu'avait-il fait au bon Dieu pour se retrouver entre deux magnifiques vampires qui n'avaient pas l'air commode? Troublé, il saisit la mèche dorée qui lui tombait devat les yeux et la tortilla entre ses doigts, son regard d'enfant passant de l'une à l'autre avec une curiosité inquiète. Qui était cette autre femme? Que pouvait-elle bien vouloir à Scylla? - car Gaël est persuadé qu'on ne peut rien lui vouloir... |
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