
J'ai quitté ce monde et je suis revenu transformé |
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Nikolaï .::. Sylphide Perturbée .::. MODÉRATEUR


Nombre de messages: 763 [P]arti: Rociel [F]onction: Pianiste angélique [S]tatut: Défunt Date d'inscription: 19/01/2006
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 | Sujet: Nostalgie, amnésie Sam 11 Oct - 13:36 | |
| [j'attends Amélia, mais ce n'est pas exclusif ^^] L'heure se faisait tardive, et pourtant on distinguait encore une lueur sur l'horizon, légère touche de violet dans le bleu roi des nuits islandaises. Le soleil, bien sûr, le soleil qui se couchait de moins en moins tôt avec la venue du printemps. Des rumeurs prétendaient même qu'au nord de l'île, en plein été, il ne disparaissait jamais; le légendaire soleil de minuit, celui qui joue avec l'horizon à l'infini et transforme le monde de sa lumière spectrale. Quelques temps auparavant, Nikolaï aurait sans doute adoré aller assister à un tel spectacle avec Rociel - un vampire aussi puissant devait pouvoir supporter cette faible luminosité, non? Mais le charme avait été rompu. Le roi avait coup sur coup perdu son ange et son reflet, et à présent... à présent, plus rien n'était comme avant.
La sylphide vagabondait dans cette lueur de fin de crépuscule, et ses pas titubants heurtaient parfois violemment les creux et bosses du chemin. Il trébuchait, vacillait, reprenait tant bien que mal sa route sans but. De temps en temps, son regard vide allait se poser sur un bosquet ou une fontaine pour l'observer d'un air absent. Puis il revenait au sentier soigneusement couvert de graviers. Un pas, deux pas, trois pas. Soudain une ornière plus profonde. Sa cheville se tordit et il s'effondra sur la bordure de gazon avec un grognement étouffé, mélange de douleur et d'agacement. Un essai pour se rasseoir, une main portée à sa jambe. Puis il se rappela violemment que de toute façon il n'avait plus à s'inquiéter, n'est-ce pas, puisqu'il n'était plus hémophile. Ce corps malade avec lequel il avait toujours dû composer n'était plus qu'ossements désséchés, une pathétique dépouille dont Rociel, qui était alors bien trop égaré dans la douleur de son deuil, ne connaissait même pas le devenir. Une chair bonne à jeter, remplacée par un corps flambant neuf, si beau, si harmonieux. Volé avec une telle insouciance à l'âme conçue pour y habiter.
Nikolaï se laissa retomber sur l'herbe avec un éclat de rire désabusé qui ne lui allait pas, avant de porter à ses lèvres le goulot de la bouteille de vodka déjà vide d'un tiers de son contenu.
C'était la première fois de sa vie - de ses deux vies - qu'il était saoul. Du temps où il était hémophile, il n'avait pas droit au moindre verre d'alcool; être ivre, ou même seulement un peu éméché, c'était se cogner, c'était tomber. C'était s'exposer à des plaies ouvertes et à d'innombrables hématomes, qui dans le meilleur des cas auraient fait du mois suivant un enfer de souffrance, et au pire auraient tué d'hémorragie son corps incapable de coaguler. Mais il était guéri, sonnez hautbois résonnez musettes, il était guéri, et il était à présent tout à fait libre d'être un vrai Russe et de s'exploser le cerveau avec l'un des produits phares de son pays.
Nikolaï n'avait cependant pas volé cette bouteille simplement pour faire cette nouvelle et édifiante expérience. Au contraire, même: l'alcool lui avait brûlé la bouche, et il trouvait son odeur de désinfectant passablement immonde. Mais comme il l'avait souvent entendu dire, cela vidait aussi la tête avec une remarquable efficacité. Et la sylphide avait besoin d'oublier. Oublier Rociel, qui ne lui avait plus adressé la parole depuis le départ de Liliane, trop occupé qu'il était à organiser son fameux "nouvel ordre". Oublier sa propre terreur à l'idée que le vampire le touche, le morde. Oublier cette enveloppe corporelle qui n'était pas sienne, ce jeune organiste que le roi avait tué pour lui permettre de revenir. Et surtout, oublier... oublier...
Il leva la bouteille vers les quelques étoiles qui apparaissaient dans le ciel."Na zdorovie, Nevski! Puisses-tu pourrir en paix dans ton trou avec tes idées débiles et ton talent de merde!"Oublier qu'il ne savait plus jouer de son piano.
Il avait essayé plus tôt dans la soirée. Il était fugitivement passé dans la salle de création, là où reposait le magnifique instrument de concert qui avait été sien lors d'une lointaine et douce nuit de bal masqué. Il aurait préféré tester les capacités de ses nouvelles mains sur un piano droit plus humble, mais une colère de Liliane avait démoli celui des appartements royaux; quant à l'honorable vieillard de sa chambre, il avait été massacré par ce même vampire qui l'avait assassiné, lui. Alors Nika s'était assis face au piano à queue intimidant de beauté, et lentement mais sûrement, tout s'était écroulé. Pincement au coeur en réalisant qu'il devait remonter le tabouret pour son nouveau corps plus petit. Angoisse lorsqu'il essaya de placer convenablement ses mains sur le clavier. Et détresse, détresse absolue, insondable, en découvrant qu'il n'avait plus aucune coordination. L'âme était pianiste, le corps était organiste; mais l'assemblage des deux était artificiel, et si Nikolaï ne maîtrisait pas assez son visage pour sourire convenablement, il n'était certainement plus capable de jouer.
Lui qui interprêtait si bien les morceaux les plus compliqués de Chopin, lui qui admirait Liszt et Beethoven, lui qui aurait pu être l'un des meilleurs pianistes de son époque. Il ne savait même plus faire une gamme.
Nikolaï sentit qu'il allait se mettre à pleurer, et il préféra boire une autre goulée de vodka. |
|  | | Amélia .::. Gardien .::.


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Dim 12 Oct - 17:55 | |
| Cela faisait combien de temps que le temps n'allait pas? Rien ne tournait plus rond, le désastre du combat Liliane/Rociel avait chamboulé tout le palais et voilà qu'à présent, Amélia ne savait plus trop quoi faire de sa peau. Le mal être qui l'avait toujours torturé revenait la dévoré au galop. Elle avait eu peur de perdre Jensen, elle avait craint de perdre encore quelqu'un qui lui était cher. Elle repensait alors Nicolas, le Baron avait bien peu de chance, ce passé si tourmenté... Elle s'en souvenait encore et cette sensation de perdition éternelle la rendait mal à l'aise. Nicolas de Valombre avait été bien audacieux de lui offrir son sang, il lui faisait bien plus confiance qu'elle ne l'aurait penser. Mais elle voyait en lui, une âme perdue, un peu comme elle, la pommée de service, la dépressive! Et pourtant elle était combative, elle savait se battre avec hargne et force. Mais son cœur avait beaucoup souffert pour qu'elle réussisse du premier coup à retrouver joie et sourire.
Heureusement, il y avait Jensen maintenant, Jensen... Il en avait mis du temps à venir le petit, du temps à se décider pour la retrouver, et finalement c'était le hasard qui c'était charger de les faire se rencontrer. La perte de son maître l'avait rendu folle de rage et la mort de Nikolaï ivre de tristesse et de désespoir. Elle avait mis longtemps à supporter le poids de cette disparition, et son cœur encore souffrait lorsqu'elle évoquait le jeune russe à son bon souvenir. Nikolaï, il était un ange, et il était divin, et divinement cruelle était sa position. Pantin du roi, voilà ce qu'il était, amoureux de ce fou aux yeux mordorés. Et depuis cette mort, Rociel n'était plus Rociel, il était devenu différent, Amélia ne le connaissait pas outre mesure, mais, elle sentait bien que cette aura n'était pas celle de l'homme qui l'avait reçu pour lui annoncer sa montée en grade.
Les temps étaient décidément tumultueux, et pourtant, il fallait bien survivre en ces temps douloureux. Il fallait se laisser faire pour ensuite prendre l'envers de la vague et remonter la pente illico. Ses pensées secouaient l'esprit d'Amélia et la tempête crânienne devait cesser. C'est pourquoi elle profita de la nuit pour quitter la sombre inquiétude du palais et rejoignit le pars. Ses pieds foulaient le sol et elle ne le reconnaissait pas, pourtant la chasse aux fleurs n'avait pas été si lointaine... Nikolaï vivait, Jensen n'existait en rien aux yeux de la douce enfant et puis son maître n'était pas encore mort dans son cœur et officiellement. C'était cette maudite cueillette qui avait été le fruit de bien des désastres, les fleurs du mal! Baudelaire n'aurait jamais cru si bien dire en utilisant cette métaphore, car ces fleurs existaient bel et bien!
Amélia marchait donc sans but, avant d'entendre des élans de voix, on aurait dit un homme soul! Amélia se rapprocha et observa le corps à terre de ce jeune garçon, vodka à la main qui semblait presque pleurer, le visage torturer par la tristesse et l'alcool. Le pauvre était dans un état pitoyable, incapable de marcher probablement, ni même de se traîner jusqu'au banc a à peine un mètre de là. Elle se rapprocha encore."Est-ce que ca va? Monseigneur, pourquoi vous mettre en pareil état? Venez!" Et oui, depuis qu'elle était gardienne elle venait en aide à son prochain comme ça, parce que cela faisait partie de son devoir, parce qu'elle avait le cœur à le faire, et puis parce qu'elle détestait voir les gens en piteux états. Elle prit le bras du jeune homme et le passa derrière son cou, qu'il puisse s'appuyer. Mais il était incapable de tenir. Alors elle le traîna presque sur ce petit mètre pour le poser le plus délicatement possible sur le banc. Puis elle supprima la bouteille des mains du garçon, il était bien trop jeune pour ingurgiter autant d'alcool! Elle l'aurait bien giflé pour le réveiller mais cela n'aurait strictement rien fait. Alors elle patienta tranquillement qu'il lui réponde, ou qu'il lui vomisse à la gueule au choix. |
|  | | Nikolaï .::. Sylphide Perturbée .::. MODÉRATEUR


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Jeu 16 Oct - 16:15 | |
| Allongé sur l'herbe, Nikolaï observait les étoiles. Autrefois, c'était l'une de ses occupations favorites. Les étoiles. Si belles, si nombreuses. Tant de mondes à la portée de son regard, lui qui n'avait jamais voyagé, lui qui ne connaissait de sa propre planète que Iaroslavl et Reykjavik. Cela le consolait de penser que de toute manière l'Univers était trop immense pour que quiconque puisse le parcourir en entier, qu'après tout il n'était pas si ignorant comparé aux autres, et que ce n'était pas un déplacement de quelques milliers de kilomètres sur Terre qui ferait une grande différence. Même s'il se disait parfois qu'il aurait bien aimé que Rociel l'emmène voir si les étoiles étaient les mêmes de l'autre côté de la planète.
Sauf que ce soir-là, le firmament ne lui apportait aucun réconfort, bien au contraire. Quelque chose lui déplaisait dans ces innombrables étincelles qui le surplombaient. Une menace diffuse pour une peur viscérale, un peu comme celle qui l'étreignait lorsque les baisers de Rociel passaient trop près de sa gorge. Comme un souvenir sanglant refoulé à grand peine. L'image qui s'était imprimée sur ses rétines de mortel à l'agonie.
Nikolaï soupira et sirota encore un peu de vodka au goulot. Avait-il entendu une voix? Senti la musique d'un être, non loin de là? Oui, peut-être bien. Un vampire, une femme. Pas très rassurant, étant donné qu'il devait à peine être capable de tenir sur ses jambes, mais la mélodie qu'il percevait n'avait rien d'agressive. De toute façon, si la sylphide n'était pas assez ivre pour être malade (ce corps tenait incroyablement bien l'alcool pour un être aussi jeune), elle l'était déjà bien assez pour ne plus reconnaître le danger.
On se pencha sur lui, et quelques mots consternés échouèrent dans son oreille. Il émit un grognement un peu agacé: qu'est-ce qu'il en avait à foutre, de l'état dans lequel il se trouvait? On l'avait tué, assassiné, massacré. Et à présent il était à nouveau en vie, mais dans la chair de quelqu'un d'autre, la chair d'un garçon innocent abattu par un vampire fou de douleur qui faisait passer son amour avant tout le reste. Il ne pouvait pas être malheureux qu'on l'ait ramené, et pourtant il n'osait pas se réjouir qu'on l'ait fait. Un instant il éprouvait pour Rociel une rancoeur qui tenait presque de la haine, et quelques secondes plus tard il était mortifié d'avoir pu penser une telle chose de l'être qu'il aimait le plus au monde, de l'être qui était venu le chercher jusque chez les morts. L'espace d'un battement de cil, il était tellement soulagé d'être vivant qu'il en avait le tournis, et tout de suite après il s'étouffait de culpabilité en pensant au véritable propriétaire du corps qu'il occupait. Joie, responsabilité, amour, rancune... sans oublier son piano devenu muet... Oui, son esprit commençait à devenir cinglé à force de tourner en rond. Alors si quelqu'un avait le droit de se saouler, c'était bien lui.
Pourtant l'inconnue insista, et très vite Nikolaï sentit des mains sur ses épaules. On l'obligea à se remettre debout, et le monde lui parut soudain vacillant au-delà du supportable. Fermant les yeux pour échapper à cet univers hostile plein de lumières trop vives et de courbes gondolées, la sylphide se laissa traîner jusqu'au banc, sur lequel elle s'effondra avec un soulagement perceptible. "Spasiba..."Spasiba, spasiba... N'empêche qu'il était mieux par terre, lui. La créature posa ses coudes sur ses genoux et utilisa sa main libre pour tenir sa tête à la dérive. Imja hoga , qu'est-ce que ça pouvait tourner... Nikolaï se dit qu'un peu de vodka améliorerait sans doute les choses, et il portait à nouveau la bouteille à ses lèvres lorsque son énervante bienfaitrice se décida à la lui retirer des mains. La sylphide sursauta et commença à protester en russe, avant de reprendre dans un français presque incompréhensible tellement son accent était marqué:"Mais-euh, laissez-la moi, quoi... c'est... c'est à moi..."Cherchant à développer sa brillante argumentation, Nikolaï releva la tête pour adresser un regard de reproche à la vampire. Et le visage face auquel il se trouva le fit brusquement dessaouler. Ses yeux s'écarquillèrent, sa bouche s'entrouvrit, chercha à articuler quelque chose. En vain.
Amélia.
Les mêmes iris verts, la même chevelure d'ébène. Le visage pâle, beau, soucieux, le regard trop vieux pour ces traits si jeunes. L'air désapprobateur. Les vêtements sombres, perpétuellement en deuil. La souffrance dans la mélodie de son esprit, la solitude et les regrets... mais aussi de l'amour et de la compassion, en abondance, si bien cachés depuis l'extérieur, tellement éclatants dès qu'on y prêtait un tant soit peu d'attention.
Amélia.
Très lentement, l'esprit de l'ivrogne amateur se remit à fonctionner. Amélia, peut-être sa seule véritable amie à la Cours si l'on exceptait Rociel, celle qui aurait pu être plus qu'une amie, même. Amélia, toujours si mauvaise avec elle-même et si douce avec lui. Les déductions s'enchaînèrent, et pour la première fois de la soirée Nikolaï sentit la nausée le gagner: Amélia qui l'avait vu mourir. Amélia qui venait de le ramasser, passablement ivre. Amélia qui dans quelques secondes se rendrait compte qu'elle faisait face à quelque chose qui était encore moins humain qu'elle.
C'était la première fois depuis sa résurrection que Nikolaï croisait quelqu'un à qui il tenait, sans que cette personne sache qu'il était revenu. Et il était soudain horrifié à l'idée que la vampire puisse le considérer comme un monstre. "Je... je suis désolé, je ne..."La sylphide fit un geste pour se relever, s'éloigner du banc, mais ses jambes se dérobèrent et il retomba dans l'herbe avec l'impression de sortir d'un shaker. A voir son air hébété, on aurait tout à fait pu le prendre pour un jeune humain saoul terrifié par une vampire. Sauf qu'il n'était plus humain. Et que tout ce qui lui faisait peur en cet instant, c'était le bordel d'indécision imbibé d'alcool qui siégeait sous son crâne. |
|  | | Amélia .::. Gardien .::.


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Ven 24 Oct - 20:57 | |
| Entre grognements et refus de soumission le petit humain gigotait en tout sens pour tenter de se soustraire à se que l'on pouvait considérer comme sa bienfaitrice. Pourtant Amélia avait bien plus de force que ce petit être frêle et elle pouvait plus facilement encore le maîtriser puisqu'il était imbibé de... vodka! C'était un gamin et il se descendait ça comme du petit lait! Amélia eut une réaction vive en son esprit, comment pouvait-il se mettre en pareil état voyons, il était jeune, humain, et encore en vie. Il pouvait jouir de la beauté des jours et peut-être avoir les grâce d'un vampire... un vampire qui lui buvait le sang... Amélia détesta sa propre race comme quand elle était humaine et secoua la tête. Finalement il avait peut-être droit de ne pas se complaire à sa condition mais cependant de là à se shooter les neurones avec ce liquide arrache-gueule.
Il murmura un "spasiba" fit un choc électrique à la gardienne. Une suée froid qui remontait du bas du dos à sa tête en longeant la colonne. Nikolaï.... Non évidemment ce n'était pas lui, mais cet accent russe... ces mots qu'elle ne saisissait pas, une autre langue, du russe, et cet accent. Ah Nikolaï, pauvre Nika, le sujet à ne jamais aborder, elle n'était pas encore remise de cette horrible vision du jeune chérubin dévoré comme un vulgaire pantin... ce corps froid qui tombe, ses yeux vides... Amélia ressentit encore cette sensation horrible d'un corps humain perdant toute chaleur. Elle eu un recul violent en entendant ces paroles. Et le garçon répondit de même en la voyant. Il voulait fuir, il la regardait comme si elle était fantôme ou horreur. Oui, ce gamin devait être martyriser par les pairs de la gardienne pour qu'il file ainsi au loin. C'est ainsi qu'il se leva maladroitement avant de rejoindre le sol à cause de cette sournoise gravité qui s'amusait à faire écraser au sol tout ce qui ne tenait pas tout seul debout.
Le corps sombra dans la terre et Amélia se leva trop tard pour le rattraper. Elle se posta devant ce jeune garçon et s'accroupit en le regardant. Elle le fils se relever un peu en le regardant avec un sourire qui le gagnait de temps en temps à présent, sourire qui lui était inconnu jusqu'à il y avait environ un an, un an et demi peut-être. Elle se redressa et l'aida et se remettre sur pied pour le remettre sur le banc sans s'assoir elle même."Ne bougez pas, je ne vais pas vous croquer. Je m'appelle Amélia. Comment vous nommez vous Monseigneur?"
Elle pointa la bouteille qu'elle venait de récupérer avant que l'homme s'en emparer et se remettre à siroter la vodka au goulot. Elle le fixait encore de ses prunelles toujours aussi vertes telle la chlorophylle."D'accord ou pas, vous êtes bien trop jeune pour vous descendre ca! Il ne faut point vous laisser abattre ainsi jeune homme."Amélia en mode "sagesse", elle devenait probablement casse pied pour ce pauvre garçon qui voulait pouvoir se défoncer les synapses sous les ombres de l'alcool, comme un serpent vicieux il s'insinuait au plus profond de votre cervelle pour vous pompez la matière grise. Et voilà qu'elle donnait des leçons alors qu'elle était la championne de la déprime pour tout et constamment, elle était toujours en train de se morfondre sur son sort et dans le genre Caliméro elle se posait là! Pourtant depuis qu'elle avait rencontrer ce cher Jensen, elle prenait la vie un peu différemment, il y avait cette sensation de trouble, de gêne, elle se sentait percer par ce regard turquoise aussi puissant et déséquilibrant que celui qu'elle avait en vert.
Et maintenant elle tentait de se dire que la vie n'était pas si terrible que ça et que son éternité devait être moins morose que jusqu'à présent. Parce que niveau gaieté, entre la mort de son maître, la mort de Nikolaï et sa solitude qui finissait par la rendre morne, elle avait sa part de chose désagréable, à elle de se prendre en mains pour retrouver ce qu'elle avait perdu il y avait longtemps. Alors elle sourit encore à ce garçon et lui pris la main. Elle était chaude non? C'était toujours appréciable de sentir cette chaleur que tout vampire se retrouvait incapable de produire de par son état de non vivant. "Comment vous sentez vous?"Mal forcement, avec la tête qu'il avait, le fait qu'il ne tienne pas debout et puis ce regard plus ou moins agare, et cette tête qui semblait vaciller. Amélia finit par s'assoir à côté, tout en regardant avec attention ce jeune ivre. Elle gardait sa place de gardienne après tout, s'occuper des membres de cette île. Même si il ne restait plus que Rociel à la tête de cette population, ces ordres demeuraient les mêmes, surtout en son coeur, elle gardait la protection des êtres appartenant à cette enceinte. |
|  | | Nikolaï .::. Sylphide Perturbée .::. MODÉRATEUR


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Lun 3 Nov - 2:34 | |
| La vampire s'accroupit face à lui, et Nikolaï baissa vivement les yeux: non, il ne voulait pas qu'elle apprenne sa nature monstrueuse, pas comme ça, pas sans qu'il puisse s'expliquer. Il ne s'était pas préparé à une telle rencontre. Que devait-il dire, faire, avouer, cacher? En particulier envers Amélia, qui n'avait jamais dissimulé le dégoût que lui inspiraient souvent ses semblables: si elle détestait ses frères parce qu'ils se nourrissaient à la gorge d'humains innocents, que penserait-elle d'un mort qui avait volé un corps pour revenir à la vie?... Oh, peut-être qu'elle lui pardonnerait, sachant que c'était lui. Mais le regard qu'elle posait sur lui risquait de changer de manière irrémédiable, et cette éventualité avait le don de mortifier la sylphide. Alors pour faire le tri entre ce qu'il imaginait, ce qu'il risquait, ce qu'elle ferait, alors qu'il était paniqué et plutôt ivre...
A nouveau elle l'obligea à se relever, et à nouveau il se laissa faire. Elle le fit asseoir sur le banc, et ses jambes flageolantes ne cherchèrent pas à résister. Comme il n'avait pas osé lever la tête pour la regarder, il n'avait pas vu le sourire rassurant qu'elle arborait. Et voilà qu'elle se présentait. Et voilà qu'elle posait la pire question imaginable: comment s'appelait-il?..."Euh, je... je ne... ce n'est pas la peine de m'appeler Monseigneur, vous savez..."Son hésitation avait l'avantage de lui faire gagner du temps tout en passant pour celle d'un esprit embrumé par l'alcool, mais elle ne lui accorderait que quelques secondes supplémentaires pour régler une question d'éthique qui aurait déjà demandé de longues minutes de réflexion à un être sobre: comment devait-il se présenter? Il mourrait d'envie de dire son vrai nom à Amélia. Elle était son amie, il avait sincèrement confiance en elle. Mais au-delà du fait qu'il était une sylphide, comment réagirait-elle en apprenant qu'elle faisait face à celui qui avait expiré dans ses bras?... Non, il ne pouvait pas lui dire son nom, pas dans ces circonstances. Mais s'il lui mentait maintenant, comment pourrait-il revenir en arrière?
Nikolaï en était encore à torturer son esprit éthanolisé lorsque la vampire lui prit la main. Il observa les doigts diaphanes de la jeune femme d'un air stupide, avant de lever la tête presque malgré lui. Elle s'assit à ses côtés, et la sylphide sentit quelque chose se serrer dans sa poitrine, quelque chose qui le gêna pour respirer. Il pensait ne plus jamais la revoir, il avait tout oublié d'elle dans l'Au-delà. Sauf ses yeux. Ses yeux d'émeraude, qu'il appelait Tristesse. Il était certain d'avoir emporté leur souvenir avec lui. Comment aurait-il pu mentir à ces yeux là?..."En fait, je..."Sa voix vacilla, et il reprit un ton en-dessous:"Je ne me sens pas bien... du tout..."Et en un réflexe tout à fait honorable, il parvint à se détourner d'Amélia pour se pencher par-dessus l'accoudoir du banc et vomir une généreuse quantité d'alcool. Le haut-le-voeur lui fit affreusement mal, et il laissa échapper un infime gémissement en portant la main à sa gorge, avant que son estomac ne se contracte à nouveau. Il tomba à genoux au pied du banc, tremblant des pieds à la tête, couvert de sueur, et fut pris d'un troisième hoquet, qui cette fois ne fut accompagné d'aucun renvoi. C'était juste abominable, et confusément, il marmonna à l'attention d'Amélia:"Pazaluysta... C'est pas aussi génial qu'on me l'avait..."Une série de crampes lui coupa la parole et le fit grimacer, mais apparemment son estomac s'était calmé. Nikolaï se rassit lourdement, à même le sol, en espérant bien que cette fois on le laisserait par terre. Il vérifia mollement qu'il ne s'était pas vomi dessus, avant de réaliser à quel point ce simple geste était pathétique. Il lâcha un soupir qui tenait du sanglot et ramena ses mains sur son visage, avant de lâcher d'une voix vacillante:"Je suis... tellement désolé, je... je ne voulais pas... je ne savais pas que ça se passerait... ainsi... Je voulais simplement oublier... mon piano..." |
|  | | Amélia .::. Gardien .::.


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Mar 4 Nov - 12:55 | |
| Craintif, l'humain se montra désorienté, l'alcool sûrement, provoquait des troubles de la perception, des augmentations de sensations, des pertes d'équilibres et puis voilà que le jeune humain se refusait à la fixer correctement, voulant échaper à ses iris si verte et perçantes. Pourtant se regard était loin d'être dur, il était bien plus triste qu'ampli d'une possible haine, car à part envers elle même et ces fichus nobles elle n'avait point de haine, peut-être de la réticence mais pas de la haine. La sylphide lui filait entre les doigts comme une anguille et même si Amélia ignorait sa nature, cette réponse la mortifia durant quelques instants.
"Euh, je... je ne... ce n'est pas la peine de m'appeler Monseigneur, vous savez..."
Nikolaï! Ah! Elle hurla en son crâne une douleur qui se réveillait, cette façon de s'exprimer, ne pas l'appeler ainsi, tel Nikolaï avait parlé, ou alors elle affabulait, et cet accent russe la rendait nostalgique et poupée d'une horreur, son horreur.. cette mort qu'elle n'avait su empêcher alors que l'enfant venait de quitter le cocon royal pour un peu de liberté. La vampire eu un moment de défaillance avant que l'humain aille lacher ces tripes sur le sol humide, l'alcool faisait effet très rapidement et faisait souffrir. Le jeuen garçon, non il était jeune homme à son âge mais il paraissait tellement frêle, impuissant, terrorisé. Amélia était symbole de crainte apparemment, ses doubles quenottes grandis par sa race faisait d'elle le bourreau des humains, la peur grandiose et parfaite, sans altération du temps ni de quelques blessures futiles. "Je ne me sens pas bien", ce fut les dernières paroles avant que la verdure soit retapissée illico presto. Amélia le laissa à genoux, le temps qu'il retrouve son équilibre et des sensations un peu moins brutales. Les soubresauts que son corps subissait sous la contraction de son estomac l'affaiblissait et l'empêchait de s'exprimer. Enfin il pu retrouver la parole, la gorge probablement irritée par les remontées gastriques, et il s'excusa, il voulait oublié son piano dit il... Encore un pianiste, et encore un russe, soit tout les russes étaients des pianistes soit tous les russes amenés en Islande étaient des pianistes sur la demande du jumeau du chant... Un soupire s'échapa de ses lèvres et se mêla à l'air alors qu'elle releva encore une fois Nikolaï sur le banc, sauf que cette fois-ci elle resta debout.
Si il voulait oublié son piano, peut-être que ce n'était pas son maître qui le rendait dans cet état, elle pouvait peut-être osée demandé qui était son maître pour le ramené à lui, après tout ce n'était pas non plus une baby-sitter. Elle se pencha vers lui, le sylphide avait échapé a un détail, c'est que la vampire ne croyait pas avoir à faire à un être recomposé avec un corps différent de son esprit et l'attache entre les deux avait faite par ce cher Rociel en déperdition lorsqu'il n'en pouvait plsu de sa solitude torturante. La souffrance fait parfois bien des horreurs et Nika s'en considérait encore moins bien, il se trouvait ainsi affublé de ce titre d'horreur par la tristesse d'un vampire esseulé sans son chérubien qu'il chérissait tant.
"Allons, il vous faut vous remettre Monsieur"
Oui bon, pas de monseigneur mais comment nommer quelqu'un d'autre autrement lorsqu'on ignore son nom réel.
"Ne me craigniez pas ainsi, je suis gardienne, donc garante de votre sécurité, vous, les vampires, Rociel... Puis-je vous aider à retourner auprès de votre maître pour vous calmer et vous reposer, ou désirez vous que je reste le temps que vous dessoulez? En quoi votre piano est-il responsable de ce chagrin, vous l'avez quittez en venant ici? Ou est-ce qu'il c'est fait détruire?"
Amélia tentait de cerner cet être, il était vraiment fragile cet enfant, jeune, pure peut-être, et avec cette pointe de russe qui fleurissait en ces mots, cette douceur dans ces attitudes, un passioné probablement pour se mettre dans pareil état pour un piano... Il y en avait bien d'autre qui se mettait la tête à l'envers pour un katana brisé, il était plein de souvenir, comme le piano de ce garçon, probablement. Et puis, il lui rappelait bien trop Nikolaï pour qu'elle le laisse croupir dans son vomi ainsi, il perdait sa dignité sinon, c'était vraiment très ... inconvenant?
"Vous savez, j'ai connu quelqu'un comme vous, un jeune russe à la tignasse blonde et au regard azur. C'était également un amoureux du piano, un passionné comme jamais je n'avais vu, et ce garçon n'aurait jamais perdu ainsi sa dignité, il était plus fort qu'on ne pouvait le voir, et sa volonté a même causé sa perte. Ne vous pourrissez pas bêtement la vie, il existe toujours une solution. Comment vous nommez-vous?"
Elle s'agenouilla et pris le visage de ce garçon entre ses doigts, la chaleur humaine était toujours aussi divine, elle lui sourirait, le forçant à la regarder, et cette torture d'yeux verts devait ronger le pauvre défunt Nikolaï dans cette peau nouvelle qui n'était pas sienne.
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|  | | Nikolaï .::. Sylphide Perturbée .::. MODÉRATEUR


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Sam 8 Nov - 21:32 | |
| Il n'avait rien pu dire, rien pu faire. Les paroles d'Amélia, prononcées pour l'aider, lui avaient fait trop de mal pour qu'il parvienne à y répliquer. Et à présent qu'elle était face à lui, à présent qu'elle immobilisait son visage dans ses paumes froides et douces, qu'il ne pouvait plus éviter ces yeux couleur chlorophylle...
C'était tout simplement abominable.
Aller voir son maître? Mais pour lui dire quoi? Pourquoi m'as-tu ramené, monstre que tu es? Pourquoi as-tu commis cette folie, cette infamie? Ou plutôt, pourquoi m'as-tu offert le plus merveilleux des cadeaux, la plus ultime des preuves d'amour, alors que je n'avais pas le coeur assez solide pour l'assumer? Alors que je ne suis même pas fichu de t'en être reconnaissant?... Et Amélia, que lisait-elle en cet instant dans ces prunelles vert clair qui tiraient sur le bleu? Avait-elle déjà décelé l'anomalie qui rendait ce regard troublant? L'avait-elle caractérisée? Etait-elle en train de comprendre à qui - à quoi elle avait affaire, ce qu'était réellement l'adolescent vulnérable qu'elle voulait consoler?
Et puis, elle lui parla de... de lui. De Nikolaï Nevski. La sylphide en resta pétrifiée: il avait déjà vécu pas mal de choses dérangeantes depuis sa résurrection, mais c'était la première fois qu'on lui parlait de lui-même. Surtout en ces termes. Flatteurs, affectueux, mais formulés comme... eh bien oui, comme ceux d'une oraison funèbre. Des paroles qu'on ne destine qu'aux morts. Amélia dit que ce garçon-là ne se serait jamais abaissé à se saouler de la sorte, et quelque chose parut se briser dans l'âme du défunt qui lui faisait face.
Parce qu'il ne pouvait pas se détourner, Nikolaï enfouit à nouveau son visage dans ses mains. Il pensait se mettre à pleurer, mais l'alcool et l'épuisement nerveux en décidèrent autrement. Ce ne furent pas des sanglots qui lui vinrent, mais un rire. Un rire irrépressible, rauque. Il démarra dans un souffle, et enfla progressivement, jusqu'à finir en éclats presque aigus. Lorsque les doigts du pianiste dévoilèrent son visage, il riait à un tel point qu'il en avait les larmes aux yeux, et sa voix dépourvue de toute joie était le son le plus lugubre que l'on puisse concevoir."Fort? Nikolaï Nevski, fort? Et digne?"Il s'étouffait presque, faute de pouvoir contenir ces hoquets faussement joyeux qui ressemblaient à un fou rire et sonnaient comme un ricanement."Vous admirez ce débile? Cet abruti qui a cru... qui a cru que cela suffirait d'être gentil? Un idiot, voilà ce que c'était, un idiot qui n'acceptait pas de passer pour la catin de Rociel. Il en est mort bêtement et il a failli entraîner dans sa chute tous ceux qu'il aimait, à commencer par le roi. Je vais vous dire, heureusement qu'on l'a tué avant qu'il ait pu faire plus de dégâts."Il riait toujours, et dans son esprit se succédaient tous les souvenirs les plus affreux que sa vie précédente lui avait laissé. Rociel anéanti, mais également Charisma au coeur brisé, Raphaël l'Ecossais poussé dans les chaînes... Et Amélia, bien sûr, Amélia qui l'aimait et qu'il n'avait même pas pris la peine de détromper, préférant laisser au temps la tâche de refroidir ses sentiments. C'était son propre sang de lâche qui l'avait fait."Un putain d'idiot hémophile tout juste bon à se faire démolir et à jouer de son foutu piano! C'est la Veuve Noire qui avait raison: ça ne sert à rien d'être musicien! Ca ne sert ça rien d'être plein d'espoir, gentil, aimable, aimant! Ca ne sert A RIEN!" |
|  | | Amélia .::. Gardien .::.


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Jeu 20 Nov - 21:06 | |
| Alors qu'Amélia aurait pensé aux moments joyeux que Nikolaï lui avait apporté, et puis ce ricanement qui vient soudain lui glacer les tempes lui fit perdre son sourire, la seule chose qu'elle avait réussi a faire depuis la mort de Nikolaï en souvenir de lui. Amélia ressentit une haine vive soudain pour cet idiot qui osait souiller la mémoire de celui qu'elle avait aimé comme un amant puis comme un ami avant de devoir le considérer comme l'un de ces macchabées qui jonchaient sa vie, ses chaires putréfiées qui hantaient son âme, formant le poison qui s'insinuait en tout temps pour lui rappeler qu'elle était quelque part peut-être responsable de ces cadavres. Alors il l'insultait, cela ne servait à rien d'être gentil, oui ce n'était pas tout à fait faux, dans ce monde de grandes dents la gentillesse n'était pas la première qualité des vampires, c'était même l'inverse. Alors il fallait subir le courroux de leur violence et de leur narcissisme? En étant gentil?? Non, mais pourtant, la gentillesse était si rare que parfois elle était appréciable quand on pouvait la partager avec quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui se refusait à juger les autres d'un simple clin d'oeil. L'humain n'était pas une proie mais un trésor d'émotions que le vampire avait perdu en devenant ce qu'il était. Une créature infecte et puante au relent d'infamie et de folie.
Le pantin désoeuvré secouait sa rage en tout sens pour lui donner un peu plus de véracité, et Amélia eu besoin d'hurler son désaccord, Nikolaï n'était pas inutile, sa gentillesse n'était pas idiote. L'accent russe s'accentuait de plus en plus alors qu'Amélia reprit un comportement ressemblant à celui d'antan.
"Comment osez-vous dire cela en ignorant qui il était!" Et le russe avait continué sans s'arrêter passant sur cette phrase, dites sur le ton du dégoût, comme un train sur un corps suicidaire. Et les débirs ensanglantés s'éparpillaient sous la vitesse et la force inexhorable. Le mal était dit, vomit par la bouche de ce jeune homme alors que la gardienne s'échauffait à entendre pareille sotise. Et sa langue en fourcha même d'outrance!"Tu m'as redonné espoir espèce d'imbécile, avant il n'y avait rien après, quand je t'ai connu j'ai cru qu'il y avait peut-être un raison de rester en vie!" Elle hurlait, elle vociférait, elle voulait effacer ces paroles horribles et les paroles de cet humain l'ulcérait et pourtant lui rapellait Nikolaï. C'était probablement l'accent qui lui avait fait un erreur. Ce n'était pas Nikolaï, pourtant, elle aurait un jour voulu lui dire à quelle point il avait fait pour elle sans même s'en rendre compte, elle voulait lui avouer qu'elle l'avait aimé jusqu'à sa mort avant de finir par comprendre que d'une part elle ne le retrouverait pas et qu'en plus, elle ne devait et ne pouvait l'aimer. Il était au roi, il avait été au roi, et maintenant il n'était plus qu'à la mort. Elle devait d'ailleurs bien rire de ce pauvre souverain fou emproi au désespoir, elle venait de lui voler son bien le plus précieux et PAN le souverain devenait impuissant et irraisonné. Une tristesse inplacable et intarissable. Suivit d'une attaque de sa propre jumelle, son autre moitié, sa moitié destructrice qui avait finit par mourir et redevenir une partie intègre du souverain, les jumeaux avaient leur temps, à présent ce n'était plus que le monde de Rociel, le palais de Rociel, la race issu de Rociel était favorisé, tandis que les Lilianites craignait pour certains et complotaient pour d'autres.
Mais que ce soit Rociel ou pas qui dirigeait, ce n'était pas pour cela qu'elle défendait la mémoire de Nikolaï, elle voulait seulement conserver un minimum de respect pour le défunt jeune chérubin blond qui avait fait bruler son coeur. L'humain avait subit cependant sa fureur, une bonne grosse enguelade bien méritée et très rapide mais pour le moins efficace. Et à ce moment ci il devait être appeuré... elle ne savait pas trop. Elle baissa les yeux et compris son emportement un peu trop grand, elle c'était trompé..."Pardonnez-moi, mais je refuse qu'on dise du mal à ce point de ce jeune garçon. C'était quelqu'un de formidable, de magnifique et ... vous lui ressemblez en certains points. Dommage qu'il ne soit pas là, il aurait pu vous montrez à quel point croisez un peu de douceur dans ce monde fait de bien." Amélia fixait ces pieds, un peu bête d'avoir confindu ce garçon avec Nikolaï."Je donnerais n'importe quoi pour le revoir ne serait-ce qu'une fois, lui dire ce que je n'ai pas pu lui avouer... le remercier." Mais cela n'était pas possible, cela n'existait pas, c'était une absurdité et peut-être une erreur. Imagninez revivre une seconde fois le décès de la personne après avoir dit tout ce que vous aviez a dire? Ou alors peut-être ne trouveriez vous pas les mots et ce sera une discussion parsemée d'énormes silences alors que les minutes s'égrainaient. Non, peut-être que ce ne serait pas une bonne idée, mais pourtant elle voulait le revoir, elle le souhaitait profondémment et aurait donnée sa vie inutile contre celle de celui qu'elle considérait comme un joyeux précieux.
"... donner ma vie contre la sienne..." Elle murmura ces derniers mots, peut-être que l'humain les entendraient.. à coup sûr il avait entendu, et alors, elle le pensait sincèremment. |
|  | | Nikolaï .::. Sylphide Perturbée .::. MODÉRATEUR


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Sam 6 Déc - 19:53 | |
| Il n'est jamais agréable de s'attirer les foudres d'un vampire, même s'il s'agit de votre amie. Dans sa précédente vie, Nikolaï aurait été terrifié par un tel éclat. Il l'était aussi à cet instant. Mais il y avait quelque chose d'autre, une émotion supplémentaire qui lui fut bien plus douloureuse que la peur elle-même: en insultant "son" Nikolaï, il avait mis Amélia en colère, mais il l'avait surtout blessée. Il le sentait dans chacune de ses intonations, dans la moindre pensée qui lardait son esprit de sylphide de notes suraigües. Dans ce tutoiement inapproprié qu'elle laissa échapper. Dans cette dernière phrase, si douce, si effrayante...
Donner sa vie... pour lui?...
Le jeune Russe baissa la tête, pas tant parce qu'il craignait la Gardienne que parce que sa honte venait de croître à en devenir étouffante. Si ce n'était pas pathétique... Traverser autant d'épreuves et de souffrances pour en ressortir tout aussi maladroit qu'auparavant... N'avait-il donc rien appris en passant de l'autre côté du miroir? Etait-il à ce point misérable? Tout ce qu'il avait acquis sous les crocs du lilianite semblait le desservir, au point qu'il était passé du statut de gamin candide à celui de revenant phobique et dépressif. Ne pouvait-il rien y faire? Ne pouvait-il pas... changer?..."Dame Amélia..."Il redressa la tête, et étonnamment les yeux de la vampire lui parurent plus humides que les siens. Nikolaï se leva, lentement pour ne pas troubler davantage son sens de l'équilibre déjà bien malmené. Pour la première fois, il s'obligea à affronter les iris verts en restant bien de face, en dévoilant son propre regard à Amélia. Et soudain, il prit sa décision. Il sut ce qui lui restait à faire, non seulement en cet instant précis, mais également par la suite. Pour Rociel, pour son piano. C'était tout simple, et cela se résumait en trois mots: affronter la réalité."Aucune vie ne mérite qu'on lui sacrifie la sienne. Ou celle d'un autre, comme l'a fait pour moi l'être que j'aime le plus au monde. Depuis il ne se passe pas un jour sans que je regrette son choix. Mes scrupules me gâchent la vie, et lui font de la peine. Alors j'essaie de changer. D'oublier mes remords et mes regrets. De ne pas m'accuser de tragédies dont je ne suis pas responsable."Ses délicats doigts de musicien s'élevèrent et se posèrent sur la joue d'Amélia, sans prendre garde à l'affront qu'il lui faisait ainsi. La peau de l'Islandaise était glacée, mais très douce. Un sourire vint étirer les coins des lèvres de Nikolaï, en une touchante mimique qui contenait autant de tendresse que de tristesse."Regardez-moi dans les yeux, Amélia. Regardez bien, et dites-moi à quel point je ressemble à Nikolaï."Il ramena sa main à lui, son sourire s'atténua jusqu'à s'éteindre, et il attendit. Encore. Encore. Et encore. Jusqu'à ce qu'il estime qu'Amélia commençait à entrevoir la vérité, qu'elle s'était mise à douter. Alors il se concentra de son mieux, et au bout de quelques secondes supplémentaires son esprit encore un peu ivre parvint à laisser échapper une mélodie très perceptible, que l'immortelle percevrait à coup sûr. Un air qu'elle était la seule en mesure de reconnaître, puisque c'était elle qui en avait inventé les premières mesures, bien longtemps auparavant, sur le piano de l'hémophile qui venait de soigner sa main blessée. Quelques notes qui, à défaut de sceller un amour réciproque, avaient donné une âme à leur amitié. |
|  | | Amélia .::. Gardien .::.


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Lun 22 Déc - 22:15 | |
| Alors qu'Amélia songeait encore aux ignobles images de la mort de doux être qui avait bercé son cœur durant quelques temps. Le jeune garçon la ramena sur terre en l'appelant à l'égal de l'homme auquel elle aurait aimé offrir ses services. La douceur de cet appel la rendait nostalgique et elle sentit comme une seconde douleur émergée, ses yeux ressentirent une vague désagréable, un picotement annonciateur de l'inondation que provoquait la trop forte tristesse. L'enfant semblait perturbé, l'enfant... ce n'était plus un enfant, c'était un garçon qui approchait de la vingtaine non? Et il était perdu dans ce qui lui arrivait semblait-il, une erreur que son amour avait fait et qui lui rendait la vie infernale... Mais Amélia ne saisissait pas tout, pourtant elle ressentit dans cette détresse que le jeune garçon exprimait à présent. Les remords le hantaient, elle pouvait comprendre, elle se pourrissait elle-même la vie sans réussir à se dépêtrer de cette tristesse, de ce faciès. Mais alors que tout ceci s'enchainait sans lien pour Amélia, le garçon semblait tout saisir de la situation et posa une main tendre sur la joue d'Amélia, sans qu'elle bouge, sans qu'elle comprenne, sans que son souffle puisse reprendre. Ce contact était si doux qu'une main d'un jeune garçon, pourquoi Nikolaï ne lui sortait-il pas de sa tête! Un sourire sur les lèvres, il parla, il fallait qu'elle le regarde, dans les yeux.
A quel point ressemblait-il à Nikolaï? Amélia sentit en elle se noué tout son corps, s'affaiblir pourtant, le sourire du garçon s'évanouit. Jusqu'à quel point? Mais, ce n'était qu'un jeune humain avec un accent russe... des gestes très doux, très simples, des paroles à vous transpercez le cœur... et ce sourire rempli de la tristesse du monde... ce regard était différent, l'enveloppe charnelle n'était pas celle de Nikolaï, Amélia le savait pourtant, l'essence ressemblait étrangement... Mais ce ne pouvait être Nikolaï, où ce garçon voulait-il en venir? Et alors vient cette petite mélodie qu'elle avait écorché sur les touches d'un piano au son désormais éteint par la violence d'un vampire à la recherche d'un livre. Maudites fleurs violettes, c'était ce qui avait produit tout ces malheurs semblait-il. Amélia n'avait pas eu d'information supplémentaires à propos de ce phénomène anormal et ne s'en était pas plus préoccupé que cela. Mais Amélia ne pouvait divagué, elle entendait cette mélodie et fixait l'éclat de yeux de son interlocuteur portant toujours cette main sur sa joue. C'était impossible. Son cerveau refusait d'abdiquer devant l'évidence folle. Elle saisit la main du garçon sans violence et l'écarta de sa joue avant de reculer, la bouche entre-ouverte. Le choc la rendait comme givrée, incapable de faire autre chose que de reculer d'un, puis de deux pas. Là elle s'arrêta voyant en ce garçon l'essence même ce que Nikolaï était.
"Non... je ... je l'ai vu mourir!" Elle recula encore d'un pas."J'ai vu ma bêtise, mon absence le faire disparaître." Elle recule encore d'un pas, s'approchant du rebord que forme l'herbe. L'allée est bien plus étroite qu'on ne le croirait."Je l'ai vu dépecer, par des canines acérées. Les veines arrachées à leur gorge, le sang coulant dans cette bouche imbibé de folie. J'ai vu ce corps froid sur le sol, tombé au ralenti comme dans un mauvais film sans gaieté. Et puis ... j'ai hurlé son nom, je t'ai appelé... J'ai fait couler mon sang sur ces lèvres trop pales pour retenir encore la vie. J'ai hurlé le nom de mon Souverain pour qu'il accourt et face quelque chose. Rien ne c'est passé..." Elle recule encore, plus qu'un pas et elle rencontre le boudin d'herbe."J'ai pleuré sur son corps, j'ai vidé toute l'eau que contient un vampire. Je t'ai perdu ce jour là! Seul toi connaissais cette mélodie alors pourquoi..." Les larmes finissaient par rejoindre ses yeux en un flot qui ravivait la douleur passée. Son cœur subissait un espoir et un drame en même temps et dans un bordel sentimentale elle recula une dernière fois et tomba à la renverse, le derrière sur le sol humide que faisait la couche d'herbe. Elle continuait sans arrête de fixer les prunelles de Nikolaï, oubliant ces larmes."Pourquoi.... pourquoi tu n'es pas mort!" Et dans un élan qu'on aurait pu assimiler à de la folie elle sombra sur le sol, sans force et continuait de pleurer en demandant pourquoi."Pourquoi tu ne m'as rien dit.... Pourquoi m'as tu abandonné Nikolaï... Je t'aimais plus que ma propre vie, j'ai du mourir une seconde fois lorsque je t'ai perdu. Je m'en suis voulu à mort cherchant un moyen de mettre fin à mes pensées, j'aurais rêvés mourir pour ne plus voir ta mort sans arrêt me hanter, me rendre folle. Pourquoi n'es-tu pas venu me voir.... Pourquoi?" Elle se releva, sans doute un bras venait l'aider, elle ne savait pas, elle n'avait plus conscience des choses... Elle se releva et sauta sur Nikolaï le prenant dans ses bras, le serrant comme si elle tenait une chimère, serrant comme si elle ne voulait pas oublié cette étreinte."Tu m'as tellement manqué." Et elle serrait ce corps qui n'était pas celui de l'homme qu'elle avait aimé. Mais elle savait qu'à l'intérieur c'était bien Nikolaï et elle finissait par pleurer de joie, c'était incensé, mais elle s'en moquait. Elle ignorait qu'elle force avait ramené ce défunt homme mais elle remerciait celui qui était l'unique à avoir la force de ramener un garçon. Le seul qui avait le droit d'aimer Nikolaï: Rociel. |
|  | | Nikolaï .::. Sylphide Perturbée .::. MODÉRATEUR


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Dim 25 Jan - 20:33 | |
| Il s'était attendu à une réaction violente, mais à ce point-là, jamais. Le jeune pianiste aurait voulu serrer Amélia dans ses bras, l'empêcher de reculer, lui dire de se taire, d'arrêter cette sinistre litanie qui leur rappelait à tous les deux cette nuit sinistre où il avait perdu la vie. Mais la sylphide restait immobile, pétrifié. Son visage lui-même restait douloureusement neutre, un masque rigide et sans âme sur lequel glissaient sans heurt des larmes qu'il n'avait pas conscience de verser. Cela lui faisait mal, tellement mal de voir Amélia ainsi, d'entendre ces paroles atroces qui l'accusaient presque plus que son meurtrier. Elle le regardait dans les yeux, elle était perdue, horrifiée, et en cet instant Nikolaï perdit la dernière chose qui le reliait encore à son ancienne vie. C'était ce qui l'avait fait vivre. C'était ce qui l'avait fait aimer. C'était ce qui l'avait tué. Ce qui menaçait d'anéantir la nouvelle vie qu'on lui avait offerte.
En cet instant, la sylphide abandonna tout optimisme. Toute espérance. Et en lieu et place, il adopta la résignation.
"Amélia..."
A peine un souffle, assombri par la consternation. La créature aux airs juvéniles s'accroupit au bord du sentier pour poser la main sur l'épaule de la vampire effondrée, peut-être pour l'inciter à se relever, ou simplement pour lui apporter un réconfort auquel elle ne goûterait de toute façon pas. Alors l'immortelle se tourna vers lui pour le prendre dans ses bras, violente et passionnée au point que Nikolaï sentit ses côtes craquer et qu'il en tomba à genoux. La jeune femme pleurait sur son épaule, des sanglots sans fin qui oscillaient dangereusement entre la souffrance et la joie, et la sylphide toujours inexpressive lui retourna son étreinte.
"Je suis mort. Je suis mort Amélia, vous... tu le sais mieux que quiconque. J'aurais aimé rester, j'aurais aimé te dire que ce n'était pas ta faute. Dire à Rociel que..."
Sa voix se brisa et il enfouit son visage dans la chevelure de cette femme qui quelques mois auparavant paraissait plus jeune que lui. D'une certaine manière, c'était d'ailleurs toujours le cas: malgré son corps de quinze ans, Nikolaï paraissait en cet instant nettement plus vieux que la vampire en larmes. Parce que ses pleurs à elle la rendait vivante. Parce que ses larmes silencieuses et ses traits inexpressifs à lui évoquaient la mort.
"Il m'a ramené. Il y a si peu de temps... Je n'ai pas osé venir te voir, ni toi ni personne. J'ai tellement honte d'avoir obligé Rociel à en tuer un autre pour moi, je... alors que de toute façon je ne serai plus jamais le même..."
Il se recula un peu et obligea la vampire à s'écarter de lui, en posant ses délicats doigts d'organiste sur ses joues humides. Il la regarda en face, et il lui sourit. Avec tristesse, comme il le faisait autrefois. Avec fatalisme, comme il le faisait à présent.
"Nikolaï est mort, et il ne reviendra pas. Moi, je suis... un reflet. Un reflet très ressemblant, bien sûr. J'aime toujours Rociel, je t'aime toi - pas comme tu le voudrais, ou le voulais, je sais, mais je t'aime aussi. Je veux que vous soyez heureux, toi comme lui, et si vous pouvez l'être grâce à moi alors cela donnera un but à cette nouvelle vie que l'on me donne. Mais tu ne dois pas attendre de moi que je sois le Nika que tu as connu. Ce... cela te ferait trop de mal. Tu serais trop déçue."
Il s'interrompit un instant, le temps de peser ses paroles. Il avait l'impression de s'embrouiller, mais il n'avait jamais été doué pour exprimer ce qu'il ressentait, surtout en français, et l'alcool ne l'y aidait pas.
"Je ne peux plus être aussi fort, comme tu le dis. Je n'y arrive plus. Ou plutôt, je n'y crois plus. Mais si je suis tellement heureux de te revoir, c'est que le plus important en moi est toujours là, n'est-ce pas?"
Il se releva et obligea la vampire à en faire de même. Il était un peu plus petit qu'elle, mais cela ne l'empêcha pas de la serrer à nouveau dans ses bras, alors qu'une douce berceuse au piano s'échappait de son âme; il se rappelait qu'à une époque, il savait arrêter les larmes des gens en faisant cela. Il la garda contre lui un long moment, assez longtemps pour qu'elle se remette, assez longtemps pour qu'il comprenne ses propres paroles et digère l'aveu qu'il venait de faire. Oui, le Nika toujours généreux et confiant était définitivement mort. Il devait l'accepter, tous ceux qui l'aimaient devaient l'accepter. Ensuite seulement ils pourraient tous se rendre compte que ce n'était pas une si mauvaise chose.
Nikolaï sourit, et cette fois ce fut bien plus qu'un simple rictus.
"Et puis, toi non plus tu n'es plus la même, n'est-ce pas? Je le sens bien, tu sais. Regarde ce que tu viens de faire: tu as aidé spontanément un gamin complètement imbibé d'alcool, tu lui as souri pour le réconforter. Ce n'est pas l'attitude de quelqu'un qui ne rêve que de mourir."
Une pause, puis sur un ton presque taquin:
"Il y a quelqu'un, n'est-ce pas? Il a quelqu'un pour toi, maintenant." |
|  | | Amélia .::. Gardien .::.


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 | Sujet: Re: Nostalgie, amnésie Lun 2 Mar - 13:12 | |
| Il était mort, oui et alors, il restait la même essence, les mêmes racines, les mêmes gestes. La seule chose était que ce corps ne lui appartenait pas. Elle ne serait pas déçue, pas comme Nika l'entendait. Il était heureux de la revoir, elle n'en croyait pas ses yeux et même si ce corps, cette enveloppe était différente. Le fond était le même et elle savait que Nika restait un ami. Tant de joie était inhabituelle pour Amélia et cette étreinte qu'elle dû arrêter. Durant de longues minutes ils restaient l'un contre l'autre, profitant de la non chaleur des deux et laissant leurs pensées comprendre ce que chacun avait dit. Nika et elle avait changé, c'était indéniable et Nika souriait enfin à nouveau malgré l'alcool dans le sang.
Ils se détachèrent l'un de l'autre et se reconcentrèrent l'un sur l'autre et se regardaient comme de nouvelles personnes et Nika sourit de façon plus accentuée. Il lui lança à la figure une remarque fine, elle avait changé selon lui en aidant spontanément un "gamin imbibé" et sourit.
Certes, elle avait évolué depuis qu'elle avait fait la connaissance de son créateur. Et cela l'avait changer, elle avait du grandir dans son âme peut-être, ou simplement cela lui redonnait une certaine famille qu'elle semblait avoir perdue depuis trop longtemps. Ces racines avaient retrouver une force jusque là considérée comme inexistante. Peut-être que cela l'avait également rajeuni? Et puis Jensen n'était-il pas non plus troublant pour elle. Il la perturbait tellement et elle se retrouvait comme une gamine atirée par son sang et voulant tout savoir de ce qui les avait séparé."Oui, il y a eu des changements" Amélia en rougissait de ce baiser qui ne remontait pas à si longtemps, ce soir de carnage, cette alcool dans le sang, sa violence, son carnage ignoble, et puis tout ceci l'avait rendu folle de rage et Jensen était arrivé, gardien de son état, charmeur dans son cœur."J'ai retrouvé mon maître, enfin pas Maellan mais Jensen, mon créateur, celui que j'ai haïs longtemps pour m'avoir abandonné. Disons qu'il a réveillé certaines choses du passé, cela m'a rapellé peut-être à l'ordre, mais au moins j'ai quelque part où m'accrocher en cas de problème. Mais te revoir me fais un grand bien également, je suis heureuse de pouvoir te revoir.... Après tout, mon premier "amour, presque non?" Amélia venait de dire cette dernière phrase comme si de rien était et regarda un instant au loin, comme pour voir le passé, comme si il y avait possibilité de se voir dans ses faits passés en fixant l'horizon. Elle finit par rejoindre le banc et regarda les étoiles... un certain soir elle étaient aussi radieuses et éclatantes, toujours aussi provocante de beauté. Un certain soir ou elle avait perdu un mai très cher qui emballait à l'époque son cœur. Aujourd'hui encore, elle était un peu chamboulé de voir ce visage qui n'était pas vraiment le sien mais qui était aussi doux et lui rappelait les notes d'un piano."Et puis mon Statut de gardien m'a fais découvrir certains choses et m'obligent à d'autres. Je t'ai secouru même avant, la première fois que nous nous sommes rencontrés. Tu te souviens?" Elle sourit, ce qu'elle disait semblait ne pas sortir de sa bouche, elle ne semblait pas Amélia, pourtant c'était bien elle qui avait hurlé le prénom de Rociel lorsque le corps sanglant de Nikolaï gisait sur le sol aussi froid que lui. Les images défilaient, des bons et des mauvais souvenirs, mais finalement il ne fallait voir que les bons, Nika était vivant, différent mais vivant et il fallait qu'il en soit heureux.
"Mais dis moi, Rociel doit souffrir de te voir en tel état... mais remarque... j'aurais fait comme lui si j'en avais eu le pouvoir, j'aurais même donné mon propre corps. Cet humain dont tu as l'apparence aurait finit par mourir, surtout depuis les récents évènements, la chute de Liliane, notre race change et ils nous faut rester vigilants si nous ne voulons pas rester ainsi à devenir les bouffons d'un monde en pleine évolution. Rociel a besoin de nous, des barons et surtout de votre amour." Elle tendit la main vers le visage de Nika et le caressa, il était toujours aussi doux, aussi délicat et elle lança un autre sourire, ses yeux semblaient tellement heureux pour une fois, les iris vert trahissaient un sentiment de bien être un peu chancelant pour l'esprit non habitué. Elle relança la mélodie de ce jour étrange où elle avait donné son sang après un combat mouvementé. Et c'était doux, elle avait l'impression de se retrouver enfant, le soleil fouettant son visage lorsqu'elle jouait un peu d'harmonica. C'était bon, c'était il y a longtemps et pourtant, elle en souriait, elle se sentait revivre dans un certain sens et tout son corps irradiait d'une chaleur invisible. |
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