J'ai quitté ce monde et je suis revenu transformé
Accueil­Portail­Calendrier­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 La pluie, source de réminiscences [Nicolas]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Cassandra Hecker



Nombre de messages: 738
Age: 22
[P]arti: Loyalistes
[F]onction: Esclave
[S]tatut: Humaine de Nicolas de Valombre
Date d'inscription: 04/09/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Esclave de Nicolas de Valombre
[L]ignée:
[G]énération:

MessageSujet: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Dim 9 Mar - 18:08

Il faisait nuit sur l'Islande. Il faisait nuit, et il pleuvait pour changer de la neige. Le parc était désert, seul une fine silhouette se mouvait dans l'une des nombreuses allées. Elle marchait depuis un moment sous la pluie, lentement sans se soucier des quelques rares personnes qu'il pourrait y avoir. L'eau de la pluie ruisselait sur son visage fermé, plaquant par la même occasion, ses beaux cheveux bruns roux sur ses joues pâles. Casandra errait sans but, elle se contentait de marcher sous la pluie. Sa marche se stoppa devant un banc. Elle le fixait de ses yeux émeraude, ce banc ravivait un souvenir: Sa rencontre avec son maître, le Baron Nicolas De Valombre, la nuit où elle se mit à son service. L'humaine resta debout devant le banc encore un moment, avant de décider de s'y installer.


La jeune allemande se sentait complètement perdue depuis quelques temps. La tristesse et la déprime s’emparaient d’elle très souvent. Seulement, en présence d’autres personnes, elle faisait comme si tout allait bien, même en présence de son maître, le Baron De Valombre. Mais il n’était pas dupe, et elle le savait pertinemment. Viendra le moment où il lui demandera ce qui ne va pas, pourquoi elle est dans cet état. La question qui se posait était la suivante : serait-elle capable de le lui dire ? De lui dire pourquoi elle se sent mal en sa présence surtout, pourquoi son visage si souriant d’habitude, n’affiche que tristesse lorsque l’on ne la regarde pas ? Elle savait qu’il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Et même s’il ne plongeait pas en elle pour voir ce qu’il y a, les yeux vert d’eau translucides de la jeune femme la trahiraient sans doute. Un autre souvenir fit irruption dans sa mémoire. Cela se passait dans les serres du palais, sous le pommier, là où au bout d’un moment elle s’était hissée sur la pointe des pieds lorsque son maître lui offrit un unique baiser, en lui disant qu’il n’y aurait pas plus car il n’aimerait pas la faire souffrir. Souffrir. Elle le faisait déjà, elle qui aurait espéré plus de son maître, mais il ne faut pas, apparemment. Machinalement elle fit tourner l’anneau qu’elle portait à son doigt, anneau frappé des armoiries de son maître.


Elle frissonna lorsqu’une légère brise souffla. La cape de la jeune allemande était trempée, mais elle n’y faisait guère attention. Puis un autre souvenir la frappa de plein fouet. La salle de création, là où elle avait rencontré Andréa Morelo alors qu’elle était assise sur la banquette du piano jouant quelques notes. Andréa, lui qui avait prit l’apparence de son maître et l’avait embrassée. L’avait-il fait exprès, relançant de plus bel son désarroi ? Lui qui lui avait apprit quelque chose sur une certaine Orchidée Royale. Ramenant ses doigts à ses lèvres, la jeune femme ne pouvait plus retenir les larmes qui s’étaient accumulées au bord de ses jolis yeux couleur vert d’eau en amandes. Tous ces souvenirs, elle en oubliait sans doute, mais tout cela lui faisait penser qu’elle ne pourrait jamais devenir plus qu’une simple humaine aux yeux de ce maître à qui elle pourrait se livrer corps et âme, en son âme et conscience. Pas parce qu’il est immortel et que le don ténébreux accentue le physique le rendant irrésistible, mais plutôt par sa façon d’être qui aux yeux de la jeune femme, de ce qu’elle peut voir de ses yeux de mortelle lui fait penser à un humain. Oui elle pourrait être à lui, pas seulement en tant que domestique, elle pourrait tout lui donner, sans vraiment rien attendre en retour. Arrête de rêver petit Cassandra, ce n’est pas bon de n’être bercée que de douces illusions, même si l’espoir te fait vivre...

[Bon alors, l’état d’esprit de Cassy est voulut, je ne l’ai pas encore assez maltraitée la pauvre What a Face ]

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nicolas de Valombre
.::. Vampire Baron .::.
MODÉRATEUR
.::. Vampire Baron .::.MODÉRATEUR


Nombre de messages: 1430
Age: 25
[P]arti: Loyaliste
[F]onction: Baron
[S]tatut: Infant de Scylla-Sire d'Iris
Date d'inscription: 20/01/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: [M] de Cassandra
[L]ignée: Rociélite
[G]énération: 3ème
MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Lun 10 Mar - 13:42

Le prédateur qu'était le vampire sentit l'odeur alléchante de l'humaine, avant qu'il ne la reconnaisse comme étant celle de Cassandra. Quelques nuits s'étaient écoulées depuis le retour de Scylla et il n'avait pas revu la pâle esclave qui s'était faie assez discrète pour lui échapper. Elle devait tout ignorer des changements qui s'étaient opérés chez son maître, par la perfidie d'une hydre honnie. Cette nuit, par hasard, elle allait le découvrir... pour son plus grand malheur.

La jeune esclave n'était pas douée pour dissimuler ses sentiments à son maître et si, jusqu'ici, celui-ci les avait ignoré, il en était maintenant à un point où il allait devoir crever l'abcès... ou en jouer. Il n'avait pas besoin d'une esclave mélancolique qui se mourrait d'amour pour lui. Il voulait que cela change. Ca n'avait que trop duré. Sa douceur et son humanité étaient bien moindre qu'avant.

Il se porta à sa hauteur, à nouveau frappé par ces vagues de dépression qui s'écrasaient sur lui, sans plus le toucher. Il nota bien que cet endroit était celui de leur première rencontre, quand il avait fait d'elle son esclave. Ils étaient alors différents tous les deux. Le temps avait passé et ils avaient changé. Cassandra était amoureuse de son maître et son maître... eh bien il ne fallait guère mieux qu'un certain Corbeau désormais. Peut-être que cela lui ouvrirait les yeux, la dégouterait... Il n'en savait rien. Mais ses scrupules s'étaient désormais envolés et Cassandra risquait de l'apprendre à ses dépends.

Il arriva près d'elle, le regard indéchiffrable, avant d'esquisser un petit sourire et de lâcher d'une voix grave :

- "Cassandra, par pitié, cesse de te morfondre, tes relents de tristesse apesantissent l'air et le rendent irrespirables."

Il s'approcha encore, la clouant de son regard d'argent implacabe :

- "Qu'est-ce donc que toute cette mélancolie?"

Comme s'il ne le savait pas... Mais le jeu commençait à Cassandra allait devoir se montrer à la hauteur. Elle devait déjà avoir perçu les changements chez son maître.

_________________
En moi amour et souffrance sont inséparables
Et elles se plaisent ensemble
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassandra Hecker



Nombre de messages: 738
Age: 22
[P]arti: Loyalistes
[F]onction: Esclave
[S]tatut: Humaine de Nicolas de Valombre
Date d'inscription: 04/09/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Esclave de Nicolas de Valombre
[L]ignée:
[G]énération:

MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Mar 11 Mar - 1:06

Les larmes de la jeune femme se tarissaient petit à petit, mais elle avait toujours le cœur gros. Pleurer ne servait à rien, elle le savait, mais sur le coup elle n’avait pas pu les retenir plus longtemps. Elle inspira un bon coup, essuyant les larmes qu’il restait sur ses joues et releva la tête. La jeune allemande se figea lorsqu’elle entendit une voix familière et vit un visage qui ne lui était pas inconnu. Il s’agissait du Baron De Valombre. Elle ne pouvait pas bouger, comme si elle était figée sur place alors qu’il avançait vers elle. Ce qui la frappa, était le ton qu’il avait employé, et ce sourire qui ne semblait pas doux comme à son habitude. Cassandra resta interdite l’espace de quelques instants et se reprit lorsque ce que dit le vampire se répercuta une seconde fois dans son esprit. Quelque chose n’allait pas. Il ne ressemblait pas au vampire auquel elle avait toujours eu affaire. Cela eut le don de lui couper le souffle sur le coup. Elle eut même la sensation que son cœur s’était arrêté l’espace d‘une seconde. L’esclave humaine ne pu laisser sortir quelques mots de sa bouche, ils étaient encrés dans sa gorge et refusaient de sortir.

La pluie continuait de tomber, imperturbable. Pourquoi était-il si froid à présent ? Que se passait-il dans sa tête ? Elle l’ignorait. A le voir comme cela, il ressemblait aux autres vampires. Où était passé ce maître si doux et ferme à la fois ? Ce maître là, qu’elle avait en face d’elle, l’inquiétait, et en viendrait même à lui faire peur. Il s’était encore approché, Cassandra frémit. Les yeux du vampire, étaient si froids, ils n’étaient pas emplis de gentillesse comme à l’accoutumée la question qu’elle redoutait fut posée. Il voulait savoir. Seulement, les mots n’arrivaient pas à franchir ses lèvres, ils restaient ancrés dans sa gorge. Si elle ne pouvait le lui dire avec des mots, peut-être qu’il pourrait le lire dans son esprit ? Mais devait-elle le faire vraiment ? Dans l’était actuel de son maître, il ne pourrait pas l’aider à aller mieux, à se ressaisir, au contraire, il pourrait contribuer à sa descente dans le gouffre de la mélancolie.

Cependant, au point où elle en était, cela ne faisait plus grande différence. Elle choisit donc de laisse son esprit s’ouvrir, et lui montrer ce qui n’allait pas. C’est sa rencontre avec le Corbeau qu’elle laissa remonter à la surface de son esprit, pour montrer au vampire ce qu’Andréa avait fait, il avait prit l’apparence du Baron De Valombre et l’avait embrassée comme pour la chambouler encore plus. Elle avait trouvé cela sournois et blessant de jouer avec ce qui enfermait son cœur dans un étau. La jeune allemande ne pouvait s’empêcher de se demander à elle-même, si cela ferait une grande différence ou non, qu’il le sache. Peut-être qu’il ne ferait rien, peut-être lui dirait-il que ceci n’est rien et qu’elle ne doit pas se mettre dans un tel état pour si peu. Mais elle espérait peut-être en vain, une main secourable...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nicolas de Valombre
.::. Vampire Baron .::.
MODÉRATEUR
.::. Vampire Baron .::.MODÉRATEUR


Nombre de messages: 1430
Age: 25
[P]arti: Loyaliste
[F]onction: Baron
[S]tatut: Infant de Scylla-Sire d'Iris
Date d'inscription: 20/01/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: [M] de Cassandra
[L]ignée: Rociélite
[G]énération: 3ème
MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Lun 17 Mar - 16:24

Nicolas lisait parfaitement en elle et la voir se poser autant de questions à ce sujet avait le don de l'amuser au plus haut point. Il se mit à rire, un rire grinçant, dominateur et dangereux qui pouvait flanquer la chair de poule à n'importe quel humain sans défenses. Elle frissonnait, et ce n'était pas simplement le fait de la pluie qui trempait ses vêtements et soulignait la beauté de ses courbes féminines. Non, Cassandra avait peur... Les cheveux noirs du vampire lui tombaient devant les yeux et derrière ce rideau de noirceur ses yeux d'argent semblaient luir d'un éclat surnaturel.

- "Oui Cassandra... Qu'arrive-t-il au maître que tu connais depuis des mois? Pourquoi cette froideur? Pourquoi te fait-il peur à présent? Tu t'es faite trop discrète petit oiseau, tu n'as pas suivit les bouleversements de ma vie, trop appitoyée sur ton sort."

Son sourire était grinçant, ses paroles dénuées de toute chaleur. Il avait posé une question, il attendait une réponse. Mais elle n'arrivait pas à parler. Il eut un petit claquement de langue agacé. Mais la réponse finit par venir... Elle lui lançait des images d'une rencontre ô combien intéressante, lui permettant d'en apprendre bien plus que ce que les mots auraient pu décrire. Il vit alors Andréa, son damné cousin, qui s'amusait à tourmenter son eslcave en jouant avec ses sentiments. Oh ça, on pouvait lui faire confiance pour appuyer là où ça faisait mal. Et cela avait particulièrement réussit avec Cassandra.

- "Alors c'est cela? Ton coeur aspire à quelque chose d'impossible et tu ressasses sans cesse cette scène improbable qui est maintenant comme un poison dans ton âme? Hum... Il me semble qu'il me faudra m'entretenir avec Andréa, qu'il ne s'amuse pas avec mes esclaves pour me les rendre ensuite pareils à des jouets cassés."

Il s'approcha de Cassandra, sa main posée sur sa joue, alors que son pouce allait ceuillir une perle de tristesse.

- "La pluie ne saurait me cacher tes larmes petit oiseau. Je peux t'offrir ce que tu désires tant. Je peux t'abreuver de baisers et de caresses juqu'à t'étourdir de plaisir."

Il appuya ses paroles en s'emparant des lèvres de la jeune femme, par envie, par jeu aussi. puis, il posa son front contre le sien et murmura, tout en s'emparant de la main de la jeune femme pour la poser sur sa poitrine, à la place de son coeur :

- "Mais cela, jamais tu ne l'auras. Personne ne l'aura alors que bien des femmes le convoitent. C'est la seule chose qu'il me reste vraiment et dont je peux disposer à ma guise."

Il relâcha a main de la jeune femme et s'éloigna de quelques pas.

- "N'as-tu donc rien suivit Cassandra? N'as-tu pas vu errer dans le palais une dame à la noire beauté, sans cesse accompagnée d'un chapelet en mémoire de sa damnation et de sa cruauté? Non? Il faudra que je te la présente alors... Elle est le seul lien avec ma vie passée, celle qui m'a crééé, revenue d'entre les méandres de l'oubli pour mieux se rappeler à mon bon souvenir... Tu comprends mieux maintenant, n'est-ce pas? Tu comprends ce changement... mais tu es encore loin du compte."

_________________
En moi amour et souffrance sont inséparables
Et elles se plaisent ensemble
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassandra Hecker



Nombre de messages: 738
Age: 22
[P]arti: Loyalistes
[F]onction: Esclave
[S]tatut: Humaine de Nicolas de Valombre
Date d'inscription: 04/09/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Esclave de Nicolas de Valombre
[L]ignée:
[G]énération:

MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Mar 18 Mar - 15:30

Les yeux verts d’eau de la jeune femme fixèrent le visage de son maître qui était entrain de rire. Un rire inhabituel, il n’était pas doux comme à l’accoutumée. Il s’agissait là d’un rire à faire froid dans le dos, à vous glacer le sang. Le cœur de Cassandra se serra dans sa poitrine. Ce maître-là n’était plus le sien, il lui était complètement inconnu. Elle fermait les yeux pour ne pas voir son regard qui n’avait plus rien à voir avec celui qu’elle avait quitté quelques temps plus tôt dans les serres. Elle avait peur, si peur… est-ce que lui aussi, la blesserait psychiquement ? Jusqu’où cela pourrait-il l’amener ? Elle l’écoutait parler, mais les mots qu’il prononçait, était blessants. Elle ? S’apitoyer sur son sort ? C’était bien la première fois qu’elle le faisait, elle qui d’habitude, ne s’occupait pas de ce qu’elle pensait et ressentait, elle qui faisait passer son maître avant toute chose ayant un rapport avec elle-même. Il est vrai que pour une fois, elle s’occupait un peu d’elle, mais seulement parce qu’elle ne se sentait pas aussi forte que d’habitude. Depuis cette rencontre avec Andréa, elle était diminuée, cette rencontre la hantait.

Pour toute réponse à la question qu’il lui avait posée, elle lui avait envoyé des images de ce qui la brisait petit à petit. Les mots n’avaient pu franchir le seuil de ses lèvres. Alors que les mots filaient de la bouche de son maître, Cassandra fixait un point indéfini dans le décor qu’offrait cette nuit baignée de pluie, elle faisait ‘non’ de la tête, bien que les paroles de son maître fussent criantes de vérité, une vérité qu’elle connaissait bien malgré elle. Un jouet, un jouet cassé, voilà ce qu’elle était à ses yeux en ce moment ? Oui elle avait pensé à ce genre de comparaison. Elle tressaillit en sentant la main de son maître sur sa joue, venant cueillir une larme. Son regard croisa le sien l’espace de quelques secondes, avant qu’elle ne le dévie vers un autre point. Ses paroles, le fait de dire qu’il pourrait lui offrir ce qu’elle désirait depuis un long moment, la fit trembler sur le coup. Dans un autre moment, cela ne lui aurait pas fait peur, mais là, dans l’état actuel des choses, ces paroles-là, lui faisaient peur. Il était encore heureux qu’elle ne fût pas cardiaque, car sinon son cœur se serait arrêté et elle serait morte de peur sans doute.

Ce qui suivit ressemblait à une douche froide pour l’humaine. Le Vampire s’était emparé de ses lèvres dans un baiser, qui fut rompu peu de temps après avant que le front du Baron ne se pose contre le sien alors qu’une main glacée se saisissait de la sienne, allant à la rencontre de la poitrine de l’immortel là où se tenait un cœur plein de vie il y a de cela très longtemps. Cassandra était tremblante, elle écoutait sans broncher ce que lui disait Nicolas. Jamais elle ne l’aurait ? Oui, cela elle le savait déjà. Elle était consciente que jamais elle ne pourrait s’immiscer plus que cela, il est des portes qu’il nous ait impossible de franchir. Personne ne l’aura s’il ne décidé d’ouvrir la porte. Une pensée traversa son esprit, une allusion dont avait faite Andréa : Une Orchidée Royale. C’est tout ce qui vint à la tête de la jeune femme, elle ne se rappelait plus de ce qu’il avait dit par la suite sur cette femme. Le Baron lui avait lâché la main, Cassandra la ramena vers elle, la caressant de l’autre comme si le vampire lui avait fait mal en s’en emparant pour l’apposer sur sa poitrine. Il s’était éloigné, tout en lui racontant ce qu’il s’était passé. Cassandra releva la tête et l’observa. Une dame en noire avec un chapelet ? Non, elle n’avait croisé pareille femme dans les couloirs. La lui présenter ? Le seul lien avec sa vie passée ? Son regard s’abaissa de nouveau comme si elle pensait à quelque chose. Jamais il ne lui avait dit des choses sur son passé, ou peut-être que si, mais pas en rapport avec cette femme.

Alors c’était à cause d’elle que son maître avait changé ? Cassandra serra les dents. Loin du compte ? Cela lui suffisait pour commencer à détester cette femme même si elle ne la connaissait en aucune manière. Le vampire se moquait d’elle sûrement en cet instant, mais elle décida qu’elle en avait assez. Oui assez, et il était temps de remonter du gouffre où elle était entrain de tomber en chute libre. Personne ne viendrait la rattraper, pas même son maître. Il n’y avait plus de main secourable pour elle. La seule chose qui serait encore à même de la sauver si elle ne se reprenait pas seule, était le suicide. Mais cette carte n’était pas envisageable. Cassandra se leva lentement de son banc, les bras le long du corps, les poings à demi fermés. Il fallait qu’elle se reprenne, qu’elle ne soit plus le 'jouet cassé' que le vampire voyait en elle. Elle serait peut-être vue comme une idiote, une inconsciente qui aurait très peu de chance de pouvoir faire quelque chose qui l'atteindrait lui, il en rirait peut-être même, cepandant là, elle ne pouvait sans doute plus répondre a ces sortes de stimuli. Elle semblait, ailleurs...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nicolas de Valombre
.::. Vampire Baron .::.
MODÉRATEUR
.::. Vampire Baron .::.MODÉRATEUR


Nombre de messages: 1430
Age: 25
[P]arti: Loyaliste
[F]onction: Baron
[S]tatut: Infant de Scylla-Sire d'Iris
Date d'inscription: 20/01/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: [M] de Cassandra
[L]ignée: Rociélite
[G]énération: 3ème
MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Mar 18 Mar - 18:13

L'image d'Orchidéa, prise directement dans le cerveau de Cassandra avait eu le don d'assombrir son humeur. mais qu'est-ce que ce damné Corbeau avait été lui raconter? Des sottises, sans nul doute... Que pouvait-il bien savoir de ce qui avait unit le Baron à la Dame de Compagnie? Ce n'était qu'un pacte, un jeu, une comédie. Nicolas avait pensé que c'était plus que cela, mais ce qu'il avait prit pour de l'amour n'avait été qu'un désir puissant pour ce qu'il ne pouvait obtenir. Rien de plus! Il n'avait jamais aimé en tant que vampire et il n'aimerait jamais! Oh bien sûr, il avait éprouvé des sentiments pour certaines personnes... Une en particulier l'avait assez ému pour le rejoinde dans l'éternité. Mais c'était là bien le bout du monde.

Un sourire flotta pourtant de nouveau sur ses lèvres alors qu'il sentait la haine de Cassandra pour celle qui était revenu dans la vie de son maître pour la bouleverser de nouveau. Il rit même de nouveau, le regard scintillant.

- "Oh, tu ne la connais pas que tu la hais déjà... Remarque, ce sera encore pire quand tu l'auras rencontré. Il faut croire que ma très chère mère ne sait rien inspirer d'autre."

Ironie, moquerie et cruauté se mêlaient dans sa voix. Ainsi qu'une pointe d'amertume. Après tout, qui pourrait bien éprouver autre chose pour la distante Scylla? Elle ne se laissait approcher par personne... Sauf par lui, et encore, elle gardait ses défenses bien dressées telles un mur infranchissable. Mais comme l'eau sournoise, il s'infiltrerait à l'usure...

Il remarqua alors le mouvement de l'esclave et comprit qu'elle venait de prendre une décision. Il vit ses poings blancs serrés, comme parés au combat, la détermination dans son regard. Il lui offrit un regard narquois :

- "Alors Cassandra, tu as compris? Tu as enfin compris que j'aime les femmes fortes et non soumises? Relève-toi et redresse la tête, cela me plait davantage."

Il pencha la tête, amusé par ce revirement. mais combien de temps durerait-il?

- "Contre quoi veux-tu te battre bel oiseau?"

Il s'empara d'un de ses poignets avec la rapidité d'un serpent.

- "Contre qui? Penses-tu vraiment tenir la distance? Bel oiseau chantant, mais si fragile... Il me suffit d'un rien pour te briser."

Il serra davantage son poignet. Elle pouvait sentir la force de sa poigne.

- "Vas-y bats-toi Cassandra... Mais contre moi, tu n'as aucune chance de victoire."

Il caressa sa joue, ne lui laissant pas le choix.

- "Je ne te comprends pas... Tu rêves depuis le premier jour que je t'accorde mes faveurs et quand enfin je te le propose, tu restes sans voix et refuses..."

Bien sûr que si il comprenait. Il comprenait qu'elle n'était qu'une romantique qui voulait son coeur et non simplement satisfaire ses appétits charnels. Sa voix se fit plus douce, reflet de son ancienne personnalité, alors qu'il susurrait d'un ton quasi hypnotique :

- "Ce serait si agréable pourtant..."

Il l'embrassa de nouveau, doucement, tendrement, avant de descendre vers son cou... vers sa jugulaire qui palpitait de vie. La morsure d'un vampire pouvait être douloureuse ou extatique. Nicolas était Rociélite... quand il mordait, la douleur disparaissait rapidement sous les affres du plaisir... C'était très pratique et stimulant pour lui-même.

_________________
En moi amour et souffrance sont inséparables
Et elles se plaisent ensemble
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassandra Hecker



Nombre de messages: 738
Age: 22
[P]arti: Loyalistes
[F]onction: Esclave
[S]tatut: Humaine de Nicolas de Valombre
Date d'inscription: 04/09/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Esclave de Nicolas de Valombre
[L]ignée:
[G]énération:

MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Mar 18 Mar - 19:43

Cassandra vit le sourire de son maître flotter sur ses lèvres, mais elle ne fit rien, pas même un geste de paupière, comme si elle était présente physiquement mais déconnectée psychiquement. Son rire, ne faisait plus aucun effet sur elle, non, elle ne pleurerait plus. Elle ne silla pas aux dires de son maître. Sa mère ? Alors c’est donc ça. Hum…Puis elle darda son regard vert directement dans les prunelles métalliques de son maître pour soutenir ce regard si déplaisant qu’il lui lançait, alors qu’il l’a voyait debout les points serrés. Elle écoutait cette fois-ci, mais ne disait toujours rien. Sa langue pourrait bien ressembler à celle d’une vipère bientôt. Les femmes fortes lui plaisent ? Alors il ne pouvait peut-être pas imaginer ce qu’elle lui réservait comme surprise. Et, il ne pouvait le lire dans son esprit, car il n’était plus aussi ouvert qu’auparavant, et rien ne lui traversait l’esprit. Le vampire lui demanda contre quoi elle voulait se battre. Cassandra ne répondit pas et se contenta de le fixer de ses yeux verts translucides.

La jeune femme n’eut aucun mouvement de recul lorsqu’il s’empara de son poing. Contre qui elle voulait se battre ? A cette question aussi, elle ne répondit pas. Cependant un sourire passa sur ses lèvres. Tenir la distance ? Elle savait qu’elle ne le pourrait pas, mais qu’importe, elle n’avait plus rien à perdre maintenant. Un rien pour la briser ? Mais brisée, elle l’était déjà, il n’y avait plus rien à briser. Le Baron serra le poing de la jeune femme dans sa main, lui faisant sentir sa force, mais Cassandra serra davantage les dents, elle refusait de montrer la douleur sur son visage, cela ferait bien trop plaisir a ce vampire. Son sourire ne fit que s’agrandir, et son regard plus soutenu. Contre lui elle n’avait aucune chance ? Oui, c’est vrai, mais qui sait ce qui se tramait dans sa tête… sa main posée sur sa joue telle une caresse, Cassandra ne silla pas du regard, le faisant même plus insistant. Elle se disait qu’au bout d’un moment, il en viendrait peut-être à la frapper, mais ce n’était pas grave, elle se devait de lui montrer que maintenant elle n’avait plus peur.

"Ce que je vais dire est peut-être cliché, mais…c’est l’autre vous que je préfère, c’est a cet autre vous auquel je ne refuserai rien… Celui que vous êtes en ce moment n’est pas mon maître, il n’est qu’un…étranger pour moi…"

Sa voix n’avait pas tremblé, elle était parfaitement neutre. Cependant elle avait appuyé sur la fin de sa phrase. Cela le ferait sans doute rire encore une fois, ou peut-être que cela pourrait attirer ses foudres sur elle, mais qu’importe, qu’importe… L’espace d’un instant elle perçut de la douceur dans la voix de son maître, murmurant que cela pourrait être agréable. Cassandra plissa les yeux et afficha un rictus au coin de ses lèvres. Il se jouait d’elle en cet instant, lui faisant peut-être croire qu’il était redevenu lui-même, enfin celui qu’elle avait quitté dans les serres. A nouveau il l’embrassa et ce avec tendresse et douceur, jusqu’à ce qu’il descende dans son cou. Cassandra restait statique. Elle n’avait participé en rien au baiser et n’avait même pas fermé les yeux. Elle se retenait en fait, elle se disait qu’il ne fallait pas qu’elle se prenne au jeu.

"Se serait…tellement plus agréable, si cela n’était pas un jeu pour vous en cet instant… se serait, tellement plus agréable si étiez encore celui que j’ai quitté dans les serres du palais " lâcha t-elle a demi-voix.

Oui, pour elle cela ressemblait à un jeu. Il la manipulerait sans doute, elle en prenait conscience, elle savait que cela pouvait arriver. Elle tenta de se dégager de l’étreinte du vampire. Sentir les lèvres du Baron sur sa jugulaire, lui disait qu’il serait bien capable de la mordre.

"Mais il ne faut pas que je me voile la face, ce maître ne reviendra jamais sans doute" dit-elle en le regardant droit dans les yeux.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nicolas de Valombre
.::. Vampire Baron .::.
MODÉRATEUR
.::. Vampire Baron .::.MODÉRATEUR


Nombre de messages: 1430
Age: 25
[P]arti: Loyaliste
[F]onction: Baron
[S]tatut: Infant de Scylla-Sire d'Iris
Date d'inscription: 20/01/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: [M] de Cassandra
[L]ignée: Rociélite
[G]énération: 3ème
MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Mer 19 Mar - 16:44

Oh, voilà qu'elle soutenait son regard, qu'elle le défiait même! Intéressant... Etait-il réellement le seul à changer? Un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Non, il ne la frapperait pas, pas plus qu'il ne se mettrait en colère. Ses colères, il ne les réservait qu'à une seule personne, cette même personne qui savait si bien lui faire du mal.

- "Non, tu as tort. Je reste ton maître, que tu aimes cela ou non... Etranger dis-tu? peut-être bien... mais tu n'as jamais vu de moi que ce que je voulais bien te montrer. Tu ne pensais quand même pas me connaître au bout de quelques mois? Estime-toi heureuse, Cassy, je te donne une raison de me détester plutôt que de te languir d'amour pour moi. Tu devrais me remercier."

Il ne la sentait pas vibrer sous lui et il en conçut une vive contrariété. Il poussa un soupir et répondit avec humeur :

- "L'amour, le désir...La vie en elle-même est un jeu! Tu finiras bien par le comprendre! Pourquoi refuses-tu simplement de passer du bon temps?"

Il claqua la langue, agacée alors qu'elle se dégageait de son étreinte.

- "Tu es fatiguante Cassandra. Les temps changent et il faut s'adapter ou mourir. Ne vois-tu donc rien? L'Islande est en train de tomber en morceaux parce que ses souverains ne sont que deux gamins capricieux... Liliane est devenue à moitié folle. Et Rociel... Le Diable seul sait ce qu'il est en train de devenir. C'est le terrain idéal pour avancer ses pions ou se faire avaler par plus gros prédateur. Tu as rencontré Andréa, tu as vu comment il t'a fait du mal en quelques paroles, en quelques illusions. Et il n'a sûrement pas fait cela gratuitement. Et des calculateurs comme lui, il y en a à la pelle, mais peu sont aussi doués."

Il s'interrompit, reprenant son calme et soufflant à nouveau d'une voix douce et avec un petit rictus amer :

- "Ca me fait mal de l'admettre, mais Scylla a fait ce qu'il fallait."

Il s'empara de la nuque de Cassandra, sans brutalité, mais sans douceur non plus, avec fermeté.

- "Je ne te maltraiterais pas Cassandra. Et je goûte encore ta compagnie. Adapte-toi aux changements..."

L'autre alternative, il ne la formula pas à voix haute. Adapte-toi ou meurs, tout simplement.

- "Mais ne t'avise pas de me trahir."

_________________
En moi amour et souffrance sont inséparables
Et elles se plaisent ensemble
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassandra Hecker



Nombre de messages: 738
Age: 22
[P]arti: Loyalistes
[F]onction: Esclave
[S]tatut: Humaine de Nicolas de Valombre
Date d'inscription: 04/09/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Esclave de Nicolas de Valombre
[L]ignée:
[G]énération:

MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Mer 19 Mar - 18:13

"De ce que je vois là" dit-elle en le détaillant de bas en haut.

"Je préfère la version plus douce, celle que j’ai pu côtoyer de temps à autre durant ces quelques mois. Je ne prétends pas vous connaître, loin de là, mais ce que je voyais avant cela me suffisait…" continua t-elle.

"Une raison de vous détester ? Hum, peut-être" lança t-elle avec sourire.

"Parce que je suis humaine, cher maître. Le bon temps, pour les humains, rime avec l’amour, le désir et la vie, toutes ces petites choses qui sont un lointain souvenir pour vous…" dit-elle alors que la pluie tombait encore drue, plaquant les cheveux bruns de l’humaine contre son visage.

"S’il n’y avait pas tout cela, je serai comme vous, morte" ajouta t-elle avec un rictus.

Un claquement de langue ? Hum, alors il devait être agacé, c’était comme cela que l’on pouvait voir si on avait de l’impact sur lui. Et il se lança dans un petit discours bien ficelé de ce qui se passait sur cette île, où en était l’état des souverains. Il en vint à parler ensuite d’Andréa, remettant sur le tapis ce qu’il lui avait fait. Cassandra resta stoïque, observant son maître.

"Oui, il n’a pas fait cela gratuitement, il voulait vous atteindre sûrement, à travers moi. Seulement il n’a pas dû prendre en compte votre changement de….personnalité. Avant, vous vous seriez sûrement souciez de ce qu’il m’avait fait, lui disant qu’il ne devait en aucun cas toucher à ce qui est vôtre. Mais maintenant, je pense que cela est un tant soit peu différent…n’est-ce pas ?" dit-elle alors avec une légèrement pointe de colère qu’elle contenait, consciente qu’elle était infime et risible aux yeux du vampire.

Puis il vint saisir la jeune allemande par la nuque avec fermeté, Cassandra serra les dents, plongeant son regard vert dans les iris métalliques de son maître. Un rictus était apparut sur ses lèvres rosées, où perlaient des gouttes de pluie. Il disait qu’il ne la maltraiterait pas et qu’il goûtait à sa compagnie. Mais la phrase qui suivit, il ne la termina pas.

"Adaptes-toi aux changements ou meurs ….n’est-ce pas ?" dit-elle en le regardant droit dans les yeux.

"Je le vois dans vos yeux, même si vous n’aviez pas finit votre phrase…" continua t-elle en affichant toujours son rictus.

"Vous tenez si peu à ceux qui tiennent à vous, s’en est affligeant… ne pas me maltraiter, mais me tuer ? tsssk…" dit-elle en se mordant la langue tellement qu’elle serrait les dents.

"Vous trahir ? Loin de moi l’idée… Jusqu’à il y a peu je tenais si peu à la vie, mais maintenant je désire m’y accrocher, encore quelques années, avant que la vieillesse et mon, incapacité à vous servir n’aient raison de moi… " lâcha t-elle a demi-voix.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nicolas de Valombre
.::. Vampire Baron .::.
MODÉRATEUR
.::. Vampire Baron .::.MODÉRATEUR


Nombre de messages: 1430
Age: 25
[P]arti: Loyaliste
[F]onction: Baron
[S]tatut: Infant de Scylla-Sire d'Iris
Date d'inscription: 20/01/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: [M] de Cassandra
[L]ignée: Rociélite
[G]énération: 3ème
MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Jeu 20 Mar - 12:02

- "Ce ne sont même plus des souvenirs. Les souvenirs, on ne les oublie pas... Mais je t'en prie, vas-y, défends ton point de vue, c'est... passionant."

Essayait-elle de le blesser? Avec des arguments aussi minables? C'était bien possible, mais cela glissait sur lui comme l'eau sur les plumes d'un canard. Elle en vint même à lui lancer en pleine figure qu'il n'était qu'un cadavre ambulant. Son sourire se fit sournois.

- "Attention... A trop parler, tu risques bien de justement finir comme moi..."

Une menace? Etait-il en train de sous entendre qu'il allait la tuer? Ou pire, en faire une vampire? Oui, on pouvait le penser. mais malgré ses dires, jamais il ne transformerait Cassandra. Il n'avait infanté qu'une fois, par conviction, parce qu'elle avait su toucher son âme. Il n'était pas de ces vampires de pacotilles qui infantent à tour de bras pour ne créer que des larves faibles et sans personnalités.

Elle lui rétorqua alors qu'Andréa s'était sûrement amusé avec elle pour atteindre Nicolas. Oui, c'était évident. mais la question était de savoir ce que lui voulait ce fichu Corbeau. Il avait eu la paix jusque là, mais de se retrouver dans le palais avec l'espagnol avait forçément attiré l'attention de ce volatile de malheur sur sa personne. Bien, qu'il vienne alors, il saurait le faire danser!

- "Oui, c'est différent. Mais je ne tolérerais pas qu'un autre vampire s'amuse avec mes esclaves."

Question de principe. c'était déjà difficile d'en trouver des dociles et efficaces, alors si en plus on se les faisait voler ou qu'on les maltraitait, rien n'allait plus...

Il s'était emparé d'elle et elle le défiait du regard. Quel changement surprenant chez la petite souris dévouée.

- "Attention Cassandra, tu deviens insolente."

Elle termina sa phrase à sa place, la lui crachant presque à la figure. il secoua négativement la tête et reprit doucement, en un muirmure qui se faisait caresse :

- "Tu interprètes de travers. Ce n'est pas moi qui te tuerais, bel oiseau. C'est l'île et ses habitants."

Il haussa un sourcil un peu étonné :

- "Dois-je en déduire que tu tiens à moi?"

Elle réfuta l'idée de le trahir... Elle parla de sa vieillesse et de son incapacité à le servir pour mettre fin à son esclavage.

- "Ne vois pas si loin... Personne ne peut dire si tu atteindras un jour un âge vénérable. Pas dans le contexte actuel. Pas si tu t'amuses à me tenir tête sans la moindre subtilité."

Il aimait cela, la rebellion, mais il y avait l'art et la manière... Cassandra apprendrait... ou pas.

_________________
En moi amour et souffrance sont inséparables
Et elles se plaisent ensemble
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassandra Hecker



Nombre de messages: 738
Age: 22
[P]arti: Loyalistes
[F]onction: Esclave
[S]tatut: Humaine de Nicolas de Valombre
Date d'inscription: 04/09/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Esclave de Nicolas de Valombre
[L]ignée:
[G]énération:

MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Jeu 20 Mar - 14:58

Et elle tâtonnait la petite esclave, elle cherchait l’endroit qui faisait mal, là où elle pourrait appuyer pour que cela fasse mal, mais apparemment cela était plus difficile qu’elle ne le pensait. Mais toute carapace avec sa faille. Elle le savait, mais encore faut-il trouver le point d’impact. A trop parler elle pourrait finir comme lui ? Hum, cela fit sourire la jeune femme. Ses yeux verts fixèrent les iris métalliques du vampire.

"Vous mentez…jamais je ne finirai comme vous, du moins, pas par vous-même. Vous qui me disiez dans les serres, que vous préféreriez me voir pleine de vie, en comparaison de vos compagnes d’une nuit…" dit-elle avec un rictus.

"A la limite, mourir de votre main et plus comment dire…plus plausible que le fait que vous m’étreigniez… A croire que je ne suis pas assez bien et que je n’en vaille pas le coup…" ajouta t-elle.

"Oui, différent, dans le sens où je ressemble plus à un jouet, une chose plutôt qu’à un être humain. Ais-je raison ou tort Monsieur le Baron ?" lança t-elle en terminant par une moue.

"Je deviens insolente ? Oui, peut-être… mais avouez que mon changement de comportement vous plaît, avouez-le. Je ne suis plus la petite esclave qui se morfond et qui pleure toutes les larmes de son corps, alors qu’elle n’attire pas l’œil bienveillant de son maître et, qui pour couronner le tout, se fait maltraiter psychiquement par un autre Baron prenant l’apparence de son maître tant aimé et qui joue avec ses sentiments. Oh, j’oubliais, cette petite esclave était dans une telle détresse qu’elle pensait au suicide pour se délivrer de ses chaînes. Oui, je sais, le suicide est une chose stupide. Mais voyez comme j’ai pris sur moi et que je peux vous défier, mais seulement du regard, et avec des paroles qui cependant glisse sur vous sans rien déclencher que de l’agacement."

Elle avait dit ces mots tout en regardant le vampire, mais d’un air neutre sans nulle défiance.

"Oui, mais cela ne fait aucune différence, la fin de phrase est la même. Si ce n’est pas par vous, alors ce sera par l’Islande ou les autres créatures damnées, effectivement."

Une des répliques qu’elle lui avait lancées avait eu le don de l’étonner. Bien, il y avait peut-être au moins un point positif. Le fait qu’elle tienne la lui l’intriguait apparemment. Cassandra eut un sourire, elle apposa une de ses mains fines sur la joue du vampire, balayant une mèche de cheveux noirs qui s’y était collée.

"Vous qui savez lire en moi comme dans un livre ouvert, vous auriez dû le remarquer depuis tout à l’heure non ? Ou alors vous êtes devenu aveugle ? Hum apparemment tout ce qui vous intéresse, c’est que je me mette à vous détester pour que vous vous sentiez mieux ?" dit-elle en reprenant sa voix si douce, la même voix qu’elle prenait comme au début, à chacune de leur rencontre.

"Oh ? Alors mes jours sont comptés peut-être ? Ah oui, peut-être… ou peut-être pas… de toute manière, je pense que je n’ai guère le choix…"

Une brise glaciale s’était levée faisant frissonner la jeune allemande. La pluie commençait peut à petit à s’arrêter, mais le vent lui, commençait à se lever. Les humains tombaient malades, les vampires non, et quelque chose disait à Cassandra, qu’elle allait sûrement être malade.

"Enfin, si une possible pneumonie ou autre vilaine n’ait pas raison de moi avant tout ceci…" dit-elle en se mettant à tousser.

"J’aurai dû mettre une double cape pour sortir, quelle ironie…" dit-elle en regardant ailleurs.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nicolas de Valombre
.::. Vampire Baron .::.
MODÉRATEUR
.::. Vampire Baron .::.MODÉRATEUR


Nombre de messages: 1430
Age: 25
[P]arti: Loyaliste
[F]onction: Baron
[S]tatut: Infant de Scylla-Sire d'Iris
Date d'inscription: 20/01/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: [M] de Cassandra
[L]ignée: Rociélite
[G]énération: 3ème
MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Jeu 3 Avr - 16:53

Cherche Cassandra, cherche bien... petite humaine pitoyable qui veut jouer dans la Cour des grands, jamais tu ne pourras me faire du mal... Jamais... La plus terrible des hydres l'a déjà fait et maintenant, plus rien ne peut m'atteindre, ne le comprends-tu pas? Mais vas-y petite mer en furie, frappe encore et encore contre la pierre impénétrable. jamais tu ne t'infiltreras en ces murs, m'entends-tu? Jamais. Mais tu m'amuses.

- "Je préfère te voir pleine de vie et à moi. Si tu ne m'appartiens plus, cela ne m'importe plus que tu sois vivante ou morte, mets-toi bien cela dans le crâne."

Elle répondit ensuite qu'il la tuerait plus sûrement qu'il ne l'étreindrait. Cette fois, il se mit à rire, un rire grinçant.

- "Cassandra... Crois-tu vraiment que je puisse étreindre un être faible comme toi? Une petite humaine qui ne sait que geindre et pleurer? Oh non... J'aime les femmes fortes et volontaires. De toute ma vie, je n'en ai rencontré qu'une seule qui soit digne de reçevoir mon sang. Une seule et unique."

Il eut un petit reniflement de mépris.

- "Rociel et Liliane ont enfanté à tort et à travers. Certains vampires sont magnifiques, mais d'autres ne sont que des bouffons qui ont enfanté des bouffons. La plupart des vampires de ce palais ne sont que des raclures qui ne valent pas mieux que les rats qui se terrent dans les rues. A quoi bon enfanter pour ne créer que des vampires insipides, des bouffons? Tu n'as pas l'étoffe d'un vampire d'esception Cassandra. Certains sont fait pour l'immortalité et d'autres non."

Voilà qu'elle le bassinait avec la façon dont il la considérait maintenant. Ikl leva les yeux au ciel.

- "Qu'est-ce que cela peut faire? Et tu as tort, je n'ai pas à te considérer comme un jouet ou un humain. Un humain est un jouet dans nos mains toutes puissantes. mais ne crois pas que je ne les chéris pas pour cela. J'aime les humains, tout simplement. Certains les méprisent, d'autres ne voient que de la nourriture ambulante, mais moi je les aime... Cela ne m'empêche pas de leur ôter la vie. Les humains aiment bien les animaux, ça ne les empêche pas d'en manger."

Il sourit, amusé par la pseudo rebellion de Cassandra.

- "Ne confonds pas insolence et rebellion. Tu fais des progrès, mais ce n'est pas encore cela. tes pques sont maladroites. Tu ne sais pas faire mal Cassandra, tu es profondément gentille et douce. Quand à Andréa, il ne paie rien pour attendre, ce maudit volatile."

Elle le désarçonna en lui avouant qu'elle tenait à lui, même encore maintenant. Elle s'enfonça dans la brèche créée par la surprise et lui caressa la joue.

- "Je me fiche que tu me détestes ou m'admires. Mais l'un te fera moins souffrir que l'autre. A toi de voir, je ne peux pas choisir à ta place."

La brise ne lui fit rien, mais il sentit trembler la jeune allemande qui parla d'une possible pneumonie.

- "Tu n'auras surtout pas du sortir alors qu'il pleuvait. SI tu succombes à une pneumonie, il me faudra trouver quelqu'un pour te remplacer, et cela me contrarierait."

_________________
En moi amour et souffrance sont inséparables
Et elles se plaisent ensemble
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassandra Hecker



Nombre de messages: 738
Age: 22
[P]arti: Loyalistes
[F]onction: Esclave
[S]tatut: Humaine de Nicolas de Valombre
Date d'inscription: 04/09/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Esclave de Nicolas de Valombre
[L]ignée:
[G]énération:

MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Ven 18 Avr - 21:14

Les paroles de la jeune femme semblaient n’avoir aucun effet sur le vampire. Soit, ce n’était pas vraiment ce qu’elle cherchait. Mais plutôt un moyen de dire ses quatre vérités, de se défouler pour se libérer du poids de son silence, des choses que jusque là elle n’avait pas voulu admettre.

"Une possession…je suis une possession… comme un objet. Mais douer de vie et de parole, que l’on peut briser ans craindre de réelle rébellion n’est-ce pas ? Comme un objet on remplace un esclave. Vivante ou morte ? Merci bien, je l’avais déjà remarqué depuis le début de cette entrevue… "

Un rictus naquit sur les lèvres de la jeune femme lorsqu’elle entendit rire son maître. Il valait mieux afficher un rictus, qu’une mine mécontente, insufflée de colère et d’agacement. Le rire qui secouait le vampire n’en serait alors que plus accentué.

"Mais je n’ai pas dis que vous seriez à même de m’étreindre, je ne peux même pas imaginer cette possibilité. Geindre et pleurer, oh mais plus maintenant, pas dans l’immédiat en tout cas. Vous me faisiez vous-même penser à un être torturé, je me rappelle encore nos conversations avant ce….revirement de personnalité. Vous aviez tout du maître calme et compréhensif. Mais à présent il n’en reste…plus rien… comme c’est dommage… Une seule dites-vous ? Devrait-elle être chanceuse ou non ? Je me le demande… "

Elle continuait, continuait, continuait. Tout en sachant que cela ne pourrait peut-être rien donner. Mais peut-être que cela allait l’agacer et qu’il lèverait la main sur elle. Ceci était possible et envisageable. Il déblatéra quelque chose sur Liliane et Rociel qui avaient enfantés des vampires qui ne le méritaient pas en somme. Et elle ne l’écoutait que d’une oreille distraite.

"Si vous le dites…" lâcha t-elle simplement.

"Vous aimez les humains ? Quelle curieuse façon de le montrer… Un humain est un jouet, un humain est un animal de compagnie, un calice où l’on s’abreuve de son sang à sa guise sans qu’il puisse y mettre une opposition. Enfin, pour ce dernier point, je pense que cela dépend du maître…"

Un sourire éclaira le visage de la jeune femme.

"Au moins vous admettez que je fais des progrès, c’est bon signe. Seulement ce n’est pas vraiment la rébellion que je chercher… Profondément gentille et douce… cela ne sert pas vraiment à grand-chose maintenant à vrai dire… Vous étiez profondément doux et gentil avant…ce retour de personnalité. Une image pour signifier que les apparences sont parfois trompeuses… "

Avait-elle touché une corde sensible en lui avouant qu’elle tenait à lui ? Hum peut-être, peut-être pas, difficile à dire en somme, même en regardant dans son regard métallique. Cependant il ne l’avait pas repoussé lorsqu’elle vint caresser sa joue glacée du dos de sa main.

"Les deux font souffrir je dirais, mais ne font souffrir qu’une seule et unique personne…" dit-elle l’air de rien.

La brise avait fait trembler la jeune femme qui se trouvait près du vampire.



"Peut-être, mais j’en avais ressentis le besoin. J’étouffais en fait. J’étouffais sous le poids de ce que j’avais sur le cœur."

Lorsqu’il parla de la remplacer si elle venait à succomber à une pneumonie, Cassandra planta son regard vert translucide dans les iris grises de son maitre et ne dit rien. Elle resta silencieuse un moment puis laissa un sourire ourler ses lèvres.

"Pour cela, vous trouverez bien, je ne suis pas indispensable, ni d’une valeur inestimable comme un bijou." dit-elle en s’éloignant de lui.

"Je ne me fais pas de soucis, les esclaves courent dans les couloirs du palais par moment. Il serait alors aisé de me remplacer…"

*Qui plus est, je n’ai plus rien à perdre…* se dit-elle intérieurement.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nicolas de Valombre
.::. Vampire Baron .::.
MODÉRATEUR
.::. Vampire Baron .::.MODÉRATEUR


Nombre de messages: 1430
Age: 25
[P]arti: Loyaliste
[F]onction: Baron
[S]tatut: Infant de Scylla-Sire d'Iris
Date d'inscription: 20/01/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: [M] de Cassandra
[L]ignée: Rociélite
[G]énération: 3ème
MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Ven 9 Mai - 10:43

- "Douée de vie et de parole oui, et l'un comme l'autre, je peux te les enlever... Au moins, une fois muette, tu ne me casseras plus les oreilles avec tes récriminations stériles."

Sa patience avait des limites et elle en approchait dangereusement maintenant... Cassandra ne semblait pas comprendre qu'il était temps pour elle de se taire. Nicolas était d'une nature assez posée, mais elle l'irritait à s'engluer ainsi dans ses griefs à son encontre et à lui rappeler sans cesse ce qui avait été et ne serait plus.

- "Je suis toujours calme, mais plus pour longtemps Cassandra... Quant à la chance qu'elle au eu que je lui offre le Don Ténébreux, tu n'auras qu'à le lui demander si elle revient un jour. Je pense que c'est une chanceuse, oui je lui ai offert une vie qu'un autre avait détruit."

Il ne l'écoutait plus que d'une oreille distraite et détourna le regard. Il était trempé et ses cheveux bruns collaient à son visage blafard. Mais la pluie ne le génait pas outre mesure. Malgré tout, certaines paroles de Cassandra lui parvinrent à travers un voile flou...

"Les deux font souffrir je dirais, mais ne font souffrir qu’une seule et unique personne…"

Oui et cette personne, c'était elle. Effectivement, cela devait être difficile pour elle de se retrouver confrontée à ce changement brutal chez celui qu'elle avait adoré. Mais peut-être était-ce mieux ainsi... Elle lui rappela alors qu'il était facile de la remplacer. Ce fut à son tour de sourire, alors qu'il effleurait la joue de la jeune femme :

- "Peut-être..."

Seulement peut-être... Cassandra était une bonne esclave et il avait encore de l'affection pour elle, même si en ce moment elle l'énervait plus qu'autre chose.

- "Rentre Cassandra, la pluie ne t'apportera plus rien de bon cette nuit."

Il effleura son front de ses lèvres froides et murmura en écho à sa dernière pensée :

- "On ne sait pas ce que la vie réserve. Peut-être n'as-tu plus rien à perdre, mais quelque chose à gagner."

Un sourire énigmatique aux lèvres, il s'écarta et s'éloigna d'elle pour disparaître dans le rideau de pluie de plus en plus épais.


[Fin du topic, en espérant que Cassy s'en remette Razz ]

_________________
En moi amour et souffrance sont inséparables
Et elles se plaisent ensemble
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassandra Hecker



Nombre de messages: 738
Age: 22
[P]arti: Loyalistes
[F]onction: Esclave
[S]tatut: Humaine de Nicolas de Valombre
Date d'inscription: 04/09/2006

Carnet pourpre

[M]aître/Esclave de: Esclave de Nicolas de Valombre
[L]ignée:
[G]énération:

MessageSujet: Re: La pluie, source de réminiscences [Nicolas]   Ven 16 Mai - 14:00

Lorsqu’il lui dit, qu’une fois muette, elle ne lui casserait plus les oreilles avec ses récriminations stériles, la jeune femme sourit. Elle aurait voulut émettre un petit rire, mais elle se retint. On pourrait prendre ceci pour une menace non ? Peut-être était-elle déguisée en conseil. Apparemment elle venait à bout de sa patience, mais ce n’est pas ça qui allait l’arrêter. Ou peut-être que si après tout, mais ce ne serait que du répit sans doute.

"Oh je vois que votre patience à des limites cher maître. Il n’y a pas que vous qui changez voyez-vous ? Je change aussi, c’est ce qu’on appelle, le revirement de situation. Je ne suis plus la petite servante très sensible, et pleurnicharde. J’ose tenter de vous tenir tête, j’essais de me montrer plus forte que ce que j’essayais déjà. Mais le fait que mon comportement change, que je devienne un peu plus rebelle et non docile, cela vous irrite, cela ébranle votre patience que je mets à l’épreuve. Je pense que si je continue sur ma lancée, vous pourriez avoir un geste que vous regretteriez ou non."

*Et vous ? Vous n’avez pas l’impression de détruire quelqu’un ?* se dit-elle intérieurement.

Elle voyait qu’il ne l’écoutait plus aussi attentivement qu’au début, sûrement car il en avait assez de l’entendre déblatérer tout ceci. Mais une de ses phrases avait réussit à l’atteindre plus que les autres, car il vint effleurer l’un des joues de la jeune femme en disant « peut-être ». C’est drôle comme cela n’étonnait en aucune manière la jeune femme. Elle s’attendait à pire, mais il n’y eu qu’un « peut-être ». Puis il lui dit de rentrer car la pluie ne lui apportera rien de bon. Le regard vert translucide de la jeune femme se posa sur le visage du vampire. Il était neutre et ne trahissait absolument rien. Pourtant il devrait y avoir de la désinvolture, de la colère ou encore de la tristesse, mais il n’y avait rien de tout ceci.

Même lorsqu’il effleura son front de ses lèvres glacées, Cassandra ne cilla pas du regard, ne tenta même pas de se soustraire à ce manège. Elle restait figée et silencieuse. Une statue de marbre, voilà ce qu’elle avait été les quelques instants où il lui murmura quelques mots, lui disant que si elle n’avait plus rien à perdre, elle pourrait y gagner quelque chose. Et c’est avec un sourire mystérieux qu’il s’était éloigné, alors que la pluie tombait de plus belle, aussi drue qu’au début. Cassandra demeurait immobile, seule dans le parc sous la pluie. Puis un sourire se dessina sur ses lèvres, et un petit rire sortit de sa gorge.


"Quelque chose à y gagner ? Je me demande bien ce que c’est..." se dit-elle à mi-voix.

Et elle se retourna, prenant la direction du château dans une démarche quasi sautillante, comme si rien ne s’était passé. Elle ne se laisserait pas briser une nouvelle fois, oh non. Il fallait qu’elle fasse quelque chose, pour le faire sortir de ses gonds. Le fait qu’elle tombe malade n’éveillerait rien en lui. Une esclave malade et incapable de servir, ça se remplace non ? Non elle devait trouver quelque chose de beaucoup mieux. Et si ?... son sourire s’élargit en pensant à une certaine personne qu’elle avait rencontré plus tôt. Peut-être que cela le fera sortir de ses gonds, qui sait. Il fallait donc qu’elle le retrouve et peut-être qu’il l’aiderait dans ses desseins...Maître, faites attention, qui c’est ce que peut réserver l’avenir ? …

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

La pluie, source de réminiscences [Nicolas]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampires :: La deuxième page [Le Palais] :: Le parc-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet