I. Renseignements généraux[†] Nom : Meïgastord
[†] Prénom : Virgile
[†] Surnom : "La Sauvage", "le sculpteur", "l'artiste", "l'effrontée".
Aussi appelée, il fut un temps "Anton"
("inestimable fleur", le prénom de son défunt frère) et donc les surnoms et abréviations qui en découlent, à savoir "Antacha", "Tocha", "Tossia".
[†] Âge : 69 années détournées, aguerries à la moindre posture.
[†] Âge apparent : 25 années fougueuses et surannées.
[†]X - Génération : Au bon vouloir de l'injustice du sort (fichtre!)
Ah finalement, il paraîtrait: "3ième."
[†]X - Lignée : Folie et Destruction, Amour à déraison, indomptée Lilianite (et pas prête aux brutes cavalcades)
[†]X - Pouvoirs : Chimerie - Ignis Fatuus, Voix manquante, Griffer la main de Chronos et Souffle noir.
(ce fut difficile, j'espère ne pas avoir fait de bêtise, pour certains, je l'ai joué à pile ou face ;D )
[†] Race : De celles qui mordent les mains tendues et autres membres (soit disant) levés.
[†] Lieu de naissance : En la vaste Sibérie Orientale, non loin de la mer d'Okhotsk.
[†] Parti : de la sensualité débridée, de la rondeur exultante, partie sur quelques collines.
Oups.
Loin des jumeaux et pourtant jamais éloignée.
[†] Statut : De ceux qui pavanent et s'éventent de quelques plumes malodorantes.
La Noblesse ne devrait être considérée autrement que de rondeurs et finesses des traits.
[†] Fonction : Sculptrice d'éphémères, d'impalpables et d'imaginaires.
[†] Sentiments vis à vis des humains:Saignant.
Révolté, peu saillant, la dame se fiche bien des humains, mais parlons des humaines!
Elle les aime délicate mais impétueuse, révoltée et pourtant douce, qui résiste et qu'elle mouche.
III. Dans la vie courante[†] Style de combat : Imaginez une furie qui vous arrache tout ce qui est possible d'arracher. Voyons, voyons Virgile ne se bat jamais, il faudrait qu'elle soit touchée par ce qui l'entoure pour.
Mais si elle le fait, n'oubliez pas qu'une sculptrice possède l'oeil aiguisé et la main agile
[†] Relations : Son sire (s'il se manifeste) serait un ancien favoris.
Raziel, son esclave, sa mie, son calice empoisonné et adoré. L'ôde de ses nuits, sa muse incarnée Galatée.
[†] Signes particuliers :Particulièrement acide et dévergondée?
Une âme sensible aux subtilités féminines, allergique au musc masculin.
Elle a la fâcheuse habitude de faire ce qui lui plaît, s'inquiétant peu des us et moeurs des lieux, aussi, si l'endroit lui sied, vous pourriez très bien y voir jaillir une sculpture, devant vos yeux ébahis, en plein milieu d'une entrée, d'un couloir, d'une quelconque place.
De plus Virgile est victime du mal de mer et de l'air, elle ne supporte que ce qui touche la terre, comme Atlas,, elle a besoin d'y être toujours.. reliée.
Mise à part sa sauvagerie indomptée, rien à signaler.
IV. En plus- Description psychologique librement inspirée du poème de Nerval: "El Desdichado" (Les chimères)
[†] Identité Réelle : Ileïness Svetozarovna
(" fille de Svetozar" lumière, illuminer) Ievaskaïa
(Ievaskaï au féminin "source de vie") [†] Rôles susceptibles d'être "repris" : En fantôme ou sylphide, je ne suis pas contre qu'on investisse certains des personnages cités (tant que la qualité demeure et que l'on me le demande), à savoir
"Anton Svetozarovitch Ievaskaï" (son jumeau), ou son ami (qui rendît l'âme de part quelques crocs)
" Terenti Fadeïtch Amvrossiov".Tous russes, vous l'auriez compris ;D
Anton doit être blond aux yeux clairs (en tentant de ressembler un minimum à Virgile si possible), c'était un enfant souriant, espiègle et très sociable, charmeur et extraverti.
Quant à Terenti, aucune obligation physique, c'est un être sensible, obstiné et impulsif mais pourtant très protecteur et doux.
II. Descriptions[†] Description physique :Un regard.
C'est un regard sombres et noirs reflets d'anciennes profondeurs, d'un océan révolté, tapageur, qui jamais de sa fièvre, n'a vu tombée.
Un regard qui vous sourit, presque méprisant, presqu'anobli.
Un regard sauvage, qui vous agresse de sa liberté affichée, qui vous opresse de son désir de n'être ettouffer.
Un regard aux saphirs insondées et pourtant criantes de vérité.
Cette femme, car s'en est une, est loin d'être de ses podiums hédonistes, elle n'est pas recherchée, elle n'est pas vraiment coquette, elle se fiche des apparat comme de sa première soubrette.
Elle n'a pas besoin de détails superflus, pas besoin d'alourdir ses membres de lourdes tentures ou de babioles farfelues, ses tenues sont aussi sobres que sa chevelure dansante, enivrante: folle.
Ses lèvres se tendent comme quémandant baiser, ivresse ensoleillées, sourires pourtant parsemés, moqueur, de côté. Parfois enjoliveurs, des lèvres rosée, se teintant parfois, du pourpre d'un sang dont elle est l'obligée.
Une peau de quelques touches pâles, un nez court mais harmonieux, un menton volontaire, une mine toujours révoltée, survoltée, excèdée.
Car tout ce temps, ce gaspillage!
Elle est menue, mais pas petite, d'une bonne taille, ses formes sont discrètes: elle fut maigre. Virgile pourrait aisément se faire passer pour jeune garçon, quoi que son évidente féminité ne pourrait être d'avantage refrennée.
Virgile, c'est un concentrée de liberté, un animal sauvage enfièvré, dont le besoin de courir, de voler, ne se fait que plus intense au fil des années.
Elle vit sa mort sans jamais s'arrêter, virevoltant, oeuvrant dévorant ce temps, comme si... condamnée.
Altière, souple, comme ses discrètes panthères dont elle aiguiserait les griffes.
La Virgile est bien loin de tout ces pantonymes d'etoffes et recherches, il n'est pas rare de la voir déambuler en simple t-shirt et culotte.
Pudique? Longtemps qu'elle ne l'est plus.
Ce qui importe, c'est ce qui naît de ses mains, de ses tourments, en ses yeux lointains aux tréfonds d'océan...
[†] Description caractérielle :Je suis la veuve, l'inconsolée, ce prince de haine aux atours anoblis, cette furieuse envie de créer, d'enrayer l'immortalité d'un caprice scellé.
Je suis de feu, de flamme, d'envies et de furies.
Vorace et je ne fuis. L'ephémère, je le poursuis, l'arrache, le modèlise, il se fend de mes doigts et respire quand je saigne. Au temps fugace l'envolée d'un instant, ce que je ne puis être qu'immortelle.
Mon soleil n'est qu'une ombre, un ancien reflet d'une lune que je tente d'oublier, en vain. Car ma folie constellée, harcèle le coeur qui me dépossède chaque jour d'avantages des dernières traces de mon humanité.
Sous couvert d'une nuit, aux couleurs chatoyantes, voilà qu'une muse me sourît, incarnant mes rêves oubliés, existant en un être ce que je fus dualité.
Je ne persiste à mourir qu'à créer, que naissent encore ce qui s'éteindra quand plus personne -de ma flamme- ne soufflera.
Suis-je Humaine ou Vampire ? Lumière ou Ombre ?
Mon front est rouge encore du baiser d'éternité, et mon coeur amer, ne cesse de pleurer sa perte d'ephémère, le vol de sa vie, la brûme de ses rêves.
Je ne suis pas compliquée, juste insaisissable, sauvage et libre, malgré mes chaines immortelles...
Par trois fois déjà, je fus tel phoenix, nouvelle flamme, mais la cendre sereine ne m'est pas accordée.
Aussi, ne fais-je qu'étendre un peu plus mon brasier, avant de trouver cette main criminelle qui viendra m'étreindre, qui viendra... me sauver.
[†] Histoire : La terre blêmit encore ses cendres, crachant le froid amer d'une descendance renégate, vomissant quelques remous tachés d'écumes comme d'une verge sanglante.
Furieux Posèidon qui déchaîne ses dragons sur le modeste ramage d'un navire luttant.
Par ce temps, Virgile frémit et se vide.
Par ce temps, ses entrailles courent vers la mer, noyant son dépit, débridant son mal.
Loin des tournures anoblies, Vampire tumultueuse qui déverse sans répit ses larmes défectueuses.
Elle s'accroche à la rambarde, portant ses yeux au loin et ses lèvres tremblent, actrice d'un flot rejeté encore, alors qu'une remontée d'une toute autre nature s'impose, comme rictus d'une ecchymose, comme d'une...
***
Légère brise, entêtante et amère, montant à la tête, annihilant toute volonté à résister.
Les souvenirs affluent, projetés d'une mer tenace, attisant les quelques bribes d'une folie vorace.
Et soudain, un corps!
Qui au loin s'envole! Dont l'eau se nourrit, un corps qui sitôt disparaît dans la nuit, hurlant un mot. Un nom. Son incantation.
L'écho lui répondra, d'un même timbre, d'une même voix, tendant la main vers l'illusion qui disparaît encore et toujours...
Elle suffoque. Et pourtant lutte, un regain de folie la propulse vers la berge, comme aidée d'un destin soufflé, que le regard d'un ange blond semble sourire.
Les doigts effilent l'illusion qui voit son propre frère mourir.
***
La forme se meut, s'écroulant sur elle même, lors que le bateau tangue, dangereusement, elle est comme l'albatros capturé, l'oiseau qui ne pourra jamais plus reprendre...
***
Moscow, 2080.
Son envol!
Des bruits courent dans l'école, le nouvel arrivant eut d'excellents résultats, il paraît que sa jumelle et ses parents sont morts dans un naufrage. Il parait aussi que ses traits sont si délicats qu'ils semblent féminin, pourtant son costume et ses manières insaisissables, ont la prétention virile. L'adolescent est dérangeant de ses ambiguités assassines, des cheveux blonds, des yeux sombres aux profondeurs océanes, des manières qui interloquent.
Quel jeu dangereux manigance-t-il, ce drôle d'androgyne? Déroutant et charmeur, il fascine, capture et anobli, la séduction est un art qu'il pratique tel l'ardent d'une braise qu'on ne pourrait saisir, au risque de...
Brûler, tout n'est que flamme, personne n'est vraiment à même de l'approcher, il est populaire voir aimé sur sa tour efflanquée. Il trône, ce drôle d'ange, comme juge imperturbable d'une déchéance humaine, arbitre et parfois acteur glacé, aussi brûlant qu...
une neige ensanglantée, berçant en son sein, de ses enfants égarés. Certains retournent à la poussière et d'autres s'échouent à jamais glacé.
L'adolescent paie le prix d'une impuissance à sauver, il décida simplement que le frère malchanceux avait lui aussi, son droit de vie.
Ainsi, l'investiture d'un destin fut bridé, et Ileïness devint Anton, oubliant sa propre identité, annihilant tout ce qui pouvait lui rappeler... sa solitude.
***
St Petersbourg, un an auparavant.
Le gamin est difficilement compréhensible, les nombreuses familles qui l'accueillent finissent toutes par être prises de peur.
L'enfant impérieux ne se laisse jamais approcher, il est sauvage, secret, ne laisse rien paraître. Pourtant, des sourires naissent sur son faciès angélique, un regard qui n'est jamais serein, coulant de l'armure glacée qu'aucun n'aura su briser.
"- Anton, qu'est ce que?
-
ça ne se voit pas? L'océan pleure ses lames amères."
La sculpture faîtes de stalactiques semblant mordre dans une onde tumultueuses, des formes prises en ses tourbillons, en transperçant certaines comme d'un dernier rayon.
La famille s'en sépare, comme d'une mauvaise acquisition.
Étrangement, Ileïness devenue Anton semble retrouver l'entier de ce qu'elle est, lorsque les formes naissent de ses mains, comme rageant d'être contenue sous la couverture factice du jumeau disparu...
Il sera décidé que la scolarité s'achèverait interné en une école prestigieuse réservée à l'élite russe masculine, puisque l'androgyne n'est pas dépourvu de quelques pécules.
***
Moscow, 2083.
Pourtant, l'été ardent de ses 18 ans, l'androgyne se laissera apprivoiser.
Il s'appelait Terenti Fadeïtch Amvrossiov , issu d'une famille ouvrière se démenant pour offrir à leur fils, un avenir glorieux. C'est à l'école qu'ils se rencontrèrent et petit à petit, l'acharné Teriola vînt à bout des barricades de son camarade, l'unique personne ayant réussi l'exploit à se voir accordé ;plus qu'une amitié polie; une affection sans borne d'un semblant de confiance.
"-
Et le concours, on m'a dit que tu refusais d'y aller, qu'est ce que tu fous Teriocha?- Tu vas pas t'y mettre aussi Tossia!
- Pardonne moi, j'oublie parfois d'être égocentrique.- ...
Et si on s'enfuyait?
- C'est quoi ton blem'?- T'aurais qu'à m'épouser, tu sais que je t'aime, je ferai n'importe quoi pour toi."
L'androgyne partît d'un rire sonore et frais.
"- Terenti, mon beau", elle passa ses doigts entre les lèvres du jeune homme tiraillé.
"
- Tu sais que je te détruirais.-Tu me détruis déjà.
- Tu es jeune, tu t'en remettras, je ne fais que t'entraîner à la dure réalité de la vie!"
Enchaîna Anton d'un sourire ravi tout en chevauchant soudainement son ami.
Puis, plus sérieusement:
"- Si tu ferais n'importe quoi pour moi, passe ce concours", avant de l'embrasser sauvagement.