
J'ai quitté ce monde et je suis revenu transformé |
| | | Rachel Purplelake [Humaine de ??] | |
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Invité Invité

 | Sujet: Rachel Purplelake [Humaine de ??] Ven 2 Mar - 13:21 | |
| I. Renseignements généraux [†] Nom :Purplelake [†] Prénom :Rachel [†] Âge :23 ans [†] Race :Humaine [†] Lieu de naissance :Verone (Italie, Venitie) [†] Parti :Loyaliste [†] Statut :Chez les nobles [†] Fonction :Esclave de Dame Orchidéa [†] Sentiments vis à vis des jumeaux et vampires:Les vampires existent, mais ils sont loin… Très loin même… Bien trop loin pour que Rachel daigne réellement s’y intéresser en fait… Du moins, jusqu’à ce qu’elle se retrouve esclave de l’un d’entre eux. Rachel se méfie des vampires comme de la peste. Jamais, dans la mesure du possible, elle ne leur tournera le dos ou bien encore demeurera seule avec l’un d’entre eux, excepté bien évidemment sa maîtresse. Car Rachel sait pertinemment que si jamais un vampire avait l’idée de la coincée dans un coin pour s’en nourrir, elle ne pourrait pas tenter d’appeler à l’aide… Seule Dame Orchidéa trouve une certaine grâce à ses yeux en fait. Tout d’abord, parce qu’en faisant d’elle son esclave, elle lui a ainsi évité un sort des plus misérable, pour ne pas dire la mort. Pour cela, elle lui en est reconnaissante, et lui voue une fidélité, certes pas inconditionnelle, mais toutefois assez prononcée. Suffisamment en tout cas, pour ne jamais la trahir au profit d’un autre vampire, fut-ce sous la menace. Et puis celle-ci la traite plutôt bien finalement… Rachel a même le sentiment qu’elle la considère pour ce qu’elle est, et non pas pour ce qu’elle représente. Concernant les jumeaux, c’est assez floue… Officiellement, Rachel ne peut aller à l’encontre de l’allégeance de sa maîtresse. Mais officieusement, les jumeaux l’intrigue. Il faut dire qu’il est difficile de s’en faire une opinion réelle, lorsque l’on ne les côtoient pas régulièrement… Pour le monde, ce sont des monstres. Vu de plus près, hé bien… La jumelle semble visiblement plutôt sympathique, si tant est que ce terme puisse s’appliquer aux vampires. C’est là un avis des plus sommaire, car finalement Rachel ne peux l’approcher que lorsque sa maîtresse, elle-même dame de compagnie de la jumelle vampirique, lui en accorde le droit. Le jumeau, quand à lui, demeure une inconnue… Il ne lui semble guère plus méchant, mais Rachel ne l’a encore jamais assez fréquenté, pour s’en faire une véritable opinion. Dans le doute, la jeune femme reste fidèle à ses habitudes de la rue… Elle s’en méfie, autant que des autres vampires… II. Descriptions [†] Description physique :Rachel est belle… C’est un fait indéniable. Rien qu’en la regardant, on devine immédiatement qu’elle est issue d’un milieu social assez aisé, même si sa vie fut partiellement difficile. C’est d’ailleurs une noblesse qui n’a trouvé que très tardivement son épanouissement au travers de l’apprentissage de sa condition de femme, auprès de son mentor… Plutôt grande, finement sculpté sans pour autant prétendre au titre de plus belle femme de la planète… Rachel à cette beauté qui attire le regard de bien des hommes (et de bien des femmes), tout en demeurant toutefois d’une discrétion certaine. Une beauté rare, précieuse diraient même certain… Mais si vous demandiez son avis à l’intéressée, alors celle-ci vous répondrait le plus simplement du monde qu’elle se trouve jolie, guère plus. Ses traits, fins et forts à la fois, sont très agréablement agrémentés d’un regard violet qui trouble quiconque ose s’y plonger. Mais méfiez-vous, car si vous cédez à l’appel de ce regard étonnement rare, il n’est pas certain que vous puissiez revenir à la surface… Ses cheveux sont fin et lisses, mais suffisamment épais pour offrir une bonne résistance au vent qui les soulèvent alors en un mouvement des plus gracieux. Son mutisme forcé ajoute une part de mystère à sa beauté, qui augmente cette dernière de manière parfois très significative. [†] Description caractérielle :Forte… C’est le qualificatif qui résume le plus fidèlement la personnalité de la jeune femme. Si de prime abord elle vous semble détachée et inaccessible, ce n’est rien d’autre qu’une façade, une barrière inconsciemment constituée au fil des années, ou les difficultés de son existence se sont vues brutalement repoussés. Bien évidemment, un mur stoppe tout, le mauvais… Comme le bon… Il faut avant tout se faire accepter par Rachel, si vous voulez passer au-delà de ce mur… mais si vous y parvenez, vous pourrez découvrir une jeune femme douce et très gentille, toujours prête à survivre qu’en soit le prix, certes… mais dans cette survie, elle n’hésitera pas à vous entraîner si elle tient un tant soit peu à vous. De la partie de son existence passée dans la rue, Rachel a érigé en un sacerdoce la fidélité. Quand celle-ci vous est acquise, et si vous ne faites rien qui ne blesse cruellement la jeune femme, alors elle sera prête à bien des tourments afin de vous préserver d’un quelconque malheur. Rachel n’a eu que très peu d’amis, mais ces rares privilégiés ont alors eu droit à la meilleure part d’elle-même. Rachel possède une défiance quasi innée envers quiconque ne l’inspire pas, un autre héritage de sa vie passé dans la rue. Mais elle à rapidement apprit qu’il fallait parfois composer avec les gens, et elle s’y emploie assez adroitement même si, on plus profond de son être, elle n’est jamais dupe de la turpitude et de la duplicité de ses plus sombres interlocuteurs… [†] Histoire : D’aussi loin qu’elle puisse s’en souvenir, Rachel à toujours connu des barreaux… Les premiers, ce furent ceux de son berceau… Un très joli berceau cela dit, tout en bois précieux et sculpté d’adorables petits agneaux qui semblaient paisiblement brouté l’herbe de leur pré imaginaire, il était un ancestral héritage familial du côté de sa mère, Isabella Purplelake, née Puccelli, une famille aisée bien connue en Venitie. Son nom de famille, en revanche, la fillette le devait à son père, Stewart Purplelake. Les Purplelake, une autre grande famille, mais cette fois-ci de l’autre côté de la Manche, était une ancienne famille de la petite noblesse anglaise, aujourd’hui déchue. Beaucoup de bruit court sur l’origine de ce patronyme… Mais le plus répandu est celui-ci… Les Purplelake devraient leur nom à une sinistre histoire, qui se déroula il y a de cela un peu plus de 600 ou 700 ans en arrière. A cette époque, cette famille portait le seul nom de Lake, car vivant (justement) depuis bien des générations maintenant, près d’un lac. Leur accession à la noblesse reste une énigme, mais à cette époque ils n’étaient rien de plus que des gens de basse condition, guère plus enviable que les paysans des environs. Les Lake avaient une sale réputation à vrai dire… Certains disaient d’eux qu’ils étaient de sorciers, d’autres qu’ils étaient des bouilleurs d’enfants… En résumé, les Lake n’étaient visiblement pas des gens très fréquentable, même pour cette époque reculée. Quoi qu’il en soit, la légende raconte que les Lake étaient des gens horribles, et que bien des morts mystérieuses dans les environs et parmi les voyageurs malchanceux qui pouvaient croiser leur route, pouvaient leur être imputé. Meurtres, sacrifice au nom de Lucifer… J’en passe et des meilleurs. On disait, puisque les corps ne réapparaissaient jamais, qu’ils les jetaient tout simplement au fond du lac qui était très profond. On raconte aussi, et c’est la que la légende vire doucement vers le mythe, qu’un jour, le lac se teinta d’une couleur pourpre qui était le résultat de l’accumulation du sang de toutes leurs victimes innocentes avide de vengeance. Quel que soit le degré de véracité de tout cela, toujours est-il que les Lake furent emprisonnés et condamnés à mort sans autre forme de procès. D’ailleurs, de procès il n’y eut que le nom, tant la comédie de la chose fut tristement pathétique. Les adultes furent donc condamnés à mort, mais dans un élan de pitié et de « charité chrétienne », les enfants furent épargnés. On les dépouilla simplement des maigres bien dont ils pouvaient avoir la jouissance, et on les exila en dehors du comté après les avoir marqués au fer rouge de leur nouveau nom de famille, afin que tous portent sur eux le poids des crimes que l’on avait imputé à leur famille… Purplelake, le lac pourpre… Mais toute cette histoire était oubliée de tous, excepté peut-être des plus anciens membres de la famille Purplelake et de certains historiens. Stewart Purplelake était un homme d’affaires respectable, et c’est en implantant son entreprise de créations multimédia en Italie, qu’il rencontra la jeune et jolie Isabella qui venait à peine d’avoir 23 ans. Dieu qu’elle était adorablement belle cette petite méditerranéenne, du haut de son mètre soixante-trois, avec sa sombre chevelure tombant en cascade sur ses frêles épaules et ses petits yeux en amandes d’un noir aussi lumineux qu’une nuit de pleine lune.. Stewart en tomba immédiatement amoureux, et l’inverse se révéla tout aussi vrai… On dit souvent que sur Terre, chaque personne est destinée à une autre, alors sans doute ces deux là avaient-ils eux la chance de faire partie de ces privilégiés… Ils se marièrent moins de deux ans plus tard, et c’est alors que naquit finalement leur petit trésor… Rachel était venu couronner trois belles et heureuses années de mariage, de sa présence qui combla finalement un certain manque que le couple ressentait parfois. Tous trois formaient donc une bien belle petite famille, et ainsi alla la vie de la famille Purplelake, entre les petites peines de la vie, ainsi que, heureusement, ses très grands bonheurs. Malheureusement, un terrible événement vint bouleverser ce petit monde parfait. Alors qu’elle n’avait que cinq mois, Rachel fut brutalement séparer de ses parents lorsque la mort vint s’emparer de ces derniers au cours d’un stupide accident de circulation Ils furent tués sur le coup, et laissèrent donc leur petite fille orpheline bien que cette dernière fut, heureusement pour elle pourrait-on dire, bien trop jeune pour comprendre la tragique situation. La petite fille fut recueillie par des cousins vivant en Angleterre… Pour ceux qui s’étonneraient du fait que pas un membre de la famille d’Isabella n’a voulu de la garde de Rachel, il faut savoir que le mariage de cette dernière avec « l’étranger », n’avait pas été des plus apprécié dans son entourage familial, et que, quelque part, le fruit de leur union était une sorte d’insulte faite à leur conception intellectuelle de la pureté de leur lignée… Ainsi donc, Rachel se retrouva à Londres, laissant derrière elle une Vérone que, finalement, elle n’aura matériellement jamais connue. Ses tuteurs britanniques, Gregory et Jamie Purplelake, étaient un gentil petit couple sans histoire d’une trentaine d’années. Ils accueillirent la petite fille comme si elle était leur propre enfant, d’autant plus que Jamie se révélait être définitivement stérile. Même si cette idée lui faisait terriblement honte, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de penser que Rachel était un véritable cadeau du ciel. La petite fille trouva là un foyer des plus chaleureux, accueillant, aimant. Elle y vécut de manière plus que satisfaisante en terme de bonheur pendant plus d’une année, mais une fois de plus la mort vint se rappeler à son bon souvenir lorsque celle-ci emporta ses tuteurs lors d’une explosion dans un centre commercial. Un attentat tout bête, revendiqué par un obscur petit groupuscule terroriste se voulant les ardents défenseurs d’une quelconque cause, aussi boiteuse que leurs méthodes pour se faire entendre. Une seconde fois orpheline, Rachel était toutefois assez grande cette fois-ci, pour comprendre la situation dans son aspect le plus basique… Elle ne reverrait plus jamais Gregory et Jamie et, même si la mort était une notion encore trop abstraite pour son cerveau de fillette âgée d’à peine plus de 21 mois, cela ne l’empêcha pas de pleurer toutes les larmes de son petit corps. Une tristesse encore plus étrangement dérangeante de par son silence, car la petite fille s’était révélé muette à l’âge ou les bambins de tous poils s’égosillaient de leurs gazouillis incompréhensibles, et autres borborygmes en tous genres. N’ayant plus de famille apte à s’occuper d’elle en Angleterre, les seuls membres potentiels étant tous plus ou moins âgé de plus de 45 ou 50 ans, C’est en France qu’elle trouva finalement un nouveau toit apte à l’accueillir. Henry Purplelake, un cousin au second degré, avait épousé une belle petite fleur du sud de la France, qui, justement, se prénommait Fleur. Il avait donc décidé de venir s’installer de manière définitive dans l’hexagone, et vivait maintenant depuis plus de sept ans un parfait bonheur avec son épouse, au bord de la méditerranée. Le couple avait déjà une fille de six ans, prénommée Sabine. Cette dernière, contrairement à ses géniteurs, vit d’un très mauvais œil l’arrivée de cette sale petite étrangère d’orpheline, qui allait certainement lui voler sa place de petite fille à ses parents… Durant deux ans, deux longues années, Rachel fut le souffre-douleur de la fillette. Après tout, elle ne pouvait crier, alors pourquoi cette sale petite peste de Sabine se serait-elle gêné pour lui faire payer sa venue dans son petit monde parfait ou, jusqu’ici, elle était au centre de toute chose.. ? Rachel souffrit donc, en silence puisqu’elle ne pouvait faire autrement… Même si parfois la fillette aurait aimé crier toute sa peine et son malheur d’être devenu le souffre-douleur de cette grande fille si méchante lorsque ses parents n’étaient pas présents. Deux années passèrent donc, et puis de nouveau une vieille connaissance vint se rappeler au bon souvenir de Rachel… Alors que toute la petite famille revenait de vacances à l’étranger, l’avion dans lequel cette dernière avait pris place se crasha violemment au sol. Il n’y eut aucun survivant, excepté une petite fille d’environ quatre ans… Rachel…
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 | Sujet: Re: Rachel Purplelake [Humaine de ??] Ven 2 Mar - 13:27 | |
| Si nous faisons le compte, cela faisait donc trois familles pour la petite orpheline en moins de cinq ans… Pour les membres de la famille Purplelake encore en vie, Rachel commençait à sentir un nauséabond parfum de mort des plus désagréablement dérangeant. C’est pourquoi, sans que la petite fille n’en comprenne la raison, personne ne voulu la recueillir. En dépit des injonctions des services sociaux qui trouvait cela des plus ridicule – penser raisonnablement qu’une fillette pouvait attirer la mort sur les gens qui l’entouraient, c’était une aberration des plus complète ! – Plus personne de sa famille ne voulue s’occuper de Rachel. Les services sociaux durent donc se résigner, et ils finirent par placer la petite orpheline dans un orphelinat. Après les barreaux de son berceau… Ceux de son petit parc… De sa solitude d’être ainsi en perpétuel silence… Voilà que Rachel se retrouvait maintenant derrière les barreaux d’un sinistre orphelinat, au milieu d’autres enfants inconnus et, pour la plupart, bien plus grand qu’elle. Loin de ce qu’elle avait connu auparavant, la vie dans un orphelinat se révéla être un brusque changement pour Rachel. Là où auparavant elle avait tout sans jamais rien demander, il lui fallait dorénavant demander pour avoir… Ce qui, vu son mutisme complet, se révéla des plus difficile. Notamment, de par le fait que, même si les éducateurs faisaient de leur mieux pour que les enfants soient heureux et traités comme tout un chacun, la petite fille compris rapidement, mais sans être encore en mesure d’y mettre une quelconque appellation, que c’était toujours la loi du plus fort qui, finalement, prédominait parmi les orphelins. Par conséquent, les plus grands régnaient en maître, tandis que les plus petits, comme Rachel se devait de toujours obéir sous peine de se voir vertement puni par ces dictateurs en culottes courtes. Comme avec sa cousine Sabine, Rachel était, de par le fait d’être muette de naissance, une proie idéale pour ce genre de chose. Car la petite fille, loin de se montrer docilement soumise, se montrait même totalement rebelle. Elle n’acceptait pas d’être ainsi soumise à la loi des plus anciens, qui souvent abusaient de ce privilège inné. Ces furent des années pénibles pour la petite fille, que celles passées dans cet orphelinat, difficiles… Sans aucun doute possible sa vie eut-elle été plus simple, si comme tous les autres petits enfants elle avait accepté la loi d’aînesse qui semblait dominer dans les institutions destinées à l’enfance… Mais si Rachel était dénuée de toutes paroles, elle ne l’était certes pas de courage… Parfois, la fillette était placée en famille d’accueil. Mais bien souvent, cela ne se passait pas très bien. Bien sur, Rachel se montrait une gentille petite fille, cela il ne faut point en douter une seule seconde… Mais la raison pour laquelle elle avait été placée en orphelinat était très rapidement devenue secret de polichinelle, et des qu’un évènement « étrange » se passait dans les familles d’accueil ou elle demeurait, inévitablement cela lui retombait dessus. En grandissant, la fillette compris enfin cette raison si mystérieuse, pour laquelle sa propre famille l’avait rejeté. Ou plutôt, elle en compris le sens mais n’arriva pas à en comprendre l’essence même… Des gens mourraient tout le temps, était-ce aussi de sa faute ? Non, bien sur que non… Alors pourquoi serait-elle responsable de toutes ces morts qui frappaient les gens qu’elles côtoyaient.. ? Rachel refusait violemment toute responsabilité dans ces morts, et c’est lassé de cette situation que l’on ne cessait de lui reprochée à demi-mot teinté de sous-entendus plus ou moins explicite, qu’elle décida à l’âge de 12 ans, de fuguer… Dans l’esprit de la préadolescente, une chose était claire… Pas question de retourner à l’orphelinat ! C’est pourquoi, très rapidement elle quitta la ville qui, entre sa relation plus que douloureuse avec sa petite peste de cousine et son long passage entre les mains des institutions de l’enfance qui ne lui avait apporté guère plus de bonheur, ne lui laisserait finalement qu’un goût horriblement amer dans le cœur. Quitter la ville fut assez long et difficile, à cause des policiers avertis de sa disparition et qui la recherchait activement, mais nullement compliqué. Rachel avait volé un peu d’argent dans les poches de certains éducateurs, et elle avait pris le train afin de s’éloigner le plus possible de l’endroit de sa disparition. Dans son esprit, et résidant dans le sud du pays, il lui fut des plus logiques de monter à Paris. C’était assez loin de sa ville d’origine, assez grand pour qu’on ne puisse pas la retrouver facilement… Et plus que tout, y vivre serait très certainement bien plus facile que dans une petite ville de province. Une fois dans la capitale Rachel se sentit subitement très, très, très petite… Elle qui avait vécue en Italie, en Angleterre et enfin en France, c’était la toute première fois que ses pieds foulaient le sol de la capitale. Une émotion, certes pas des plus incroyable, mais tout de même… Se retrouver à 12 ans, seule dans les rues de Paris, c’était tout simplement la grande aventure. Première chose, la fillette mourrait de faim. Elle avait quitté précipitamment son nid douillet qu’était l’orphelinat, afin d’optimiser ses chances de réussites concernant sa fuite, et pour cela elle avait du abandonner toute idée de faire des provisions… Cela aurait pu paraître étrange. Rachel avait tout prévu en fait… Il faut dire qu’elle ne ratait pas un seul épisode de sa série policière favorite, et qu’elle en avait apprise des choses grâce à elle. Elle sourit brièvement à cette pensée, en se disant que les adultes avaient tort de s’imaginer que la télévision n’apprenait rien de bien intéressant aux enfants… Fouillant ses poches, elle compta l’argent qui lui restait. Son visage se brouilla alors d’une certaine forme de contrariété, en constatant la somme… Une centaine d’euros, tout au plus. Rachel poussa un gros soupir silencieux en se disant qu’elle n’allait pas tenir longtemps avec si peu à Paris. Ceci étant dit, elle se précipita toutefois dans le magasin le plus proche, et s’acheta une bouteille d’eau minérale et des sandwichs tout préparé et conditionnés sous cellophane. Au moins, aurait-elle le ventre plein pour cette nuit… Et puis comme ne cessait de le lui répéter son professeur de piano, demain est un autre jour, pourquoi sans inquiéter alors qu’il n’est même pas encore la ? Peu de personne allait manquer à Rachel, mais ce professeur en ferait assurément parti. Les jours suivant, la fillette garda un profil bas. Elle savait que si on ne l’avait pas trouvé dans sa ville, on la rechercherait plus loin, toujours plus loin. Elle se contenta alors de passer lentement le temps, se nourrissant un peu chaque jour afin de ne pas s’affaiblir de trop. Elle le savait, les recherches actives s’arrêteraient au bout de quelques jours, il lui suffisait de se montrer patiente. Le quatrième jour toutefois, quelque chose de fâcheux failli lui arriver. Rachel était une jolie petite fille… Une jolie petite fille aux accents de féminité naissant, qui bien souvent attirent les monstres les plus inavouables qui soit, Un de ces monstres croisa justement sa route, en cette fin de journée grisonnante. Transi de froid, la fillette s’apprêtait à retourner dans l’espèce d’entrepôt abandonné dans lequel elle avait trouvé refuge. C’est sur le chemin désert y menant, que le monstre se jeta sur elle tel un fauve affamé. Mais la fillette n’était pas du genre à se laisser faire, loin de là. Elle lutta de toutes ses forces, frappant et griffant tant qu’elle le pouvait son agresseur. Mais celui-ci était bien trop fort, et sans doute aurait-elle été retrouvé violée et morte dans un quelconque canal parisien, si quelqu’un n’était intervenu. En fait, ce quelqu’un se révéla être en réalité trois personnes. Deux garçons et une fille, tous trois un peu plus âgés qu’elle ne l’était elle-même. A grand renfort de coups de bâtons et de pierres, les trois inconnus réussirent à faire fuirent le pédophile tel le lâche qu’il était. Les garçons laissèrent alors la fille qui les accompagnait se rapprocher de Rachel, et s’enquérir de son bien-être. La fillette, encore sous le choc de son agression avortée, sortie un petit bloc de papier de sa poche et y griffonna rapidement « Ca va », avant de tendre le papier à la fille qui compris alors que Rachel ne pouvait parler. Ce fut là, la première rencontre entre Rachel et les trois personnes qui allaient partager sa vie durant les trois années à venir. Ils s’appelaient Sophie, Grégoire et Jean-Pierre, et étaient âgés respectivement de 15, 14 et 17 ans. Sans vraiment s’en rendre compte, Rachel venait de se trouver une famille ou elle allait retrouver un petit bout de bonheur, certes, quelque fois difficile, mais toujours réel et sincère. Les trois adolescents étaient eux aussi des égarés comme la fillette, qui vivaient dans la rue depuis quatre ans pour le plus âgé, et deux ans et demi pour les deux autres. Ils s’étaient rencontrer au hasard des rues, avaient sympathisé… Et finalement, avaient décidé de se créer « leur » famille… Une famille qui, à leur grand bonheur – notamment celui de Sophie qui était ravie d’avoir une nouvelle fille avec eux - s’agrandit avec l’arrivée de Rachel. Grâce à ses trois « frères et sœur » de la rue, la fillette apprit à survivre dans ces dernières. Elle apprit le vol à la tire, l’art au combien délicat des pickpockets, ainsi que mille et une petites arnaques qui se fondaient essentiellement sur la gentillesse des gens et leur incrédulité qui, en général, se révélait être d’une stupéfiante dimension. D’ailleurs, sans doute Rachel aurait-elle du avoir honte de cela, mais elle excella dans ces domaines pourtant si peu honorable. Mais comme le lui répétait très souvent Sophie au tout début, l’honnêteté c’est bon pour les riches… Quand on est pauvre, cela ne remplit pas l’estomac ! Une parole, que la fillette assimila finalement très rapidement. Ainsi, grandit la fillette silencieuse… Entre des petits moments de bonheur aussi précieux que le plus précieux des métaux, des frayeurs aussi grande que la tour Effel ou bien encore la tour Montparnasse… Des instants parfois bon, parfois mauvais… Parfois même, salement douloureux, comme ce jour funeste qui vit la mort accidentelle de Grégoire alors qu’ils fuyaient tous les quatre les forces de l’ordre après être tombé dans un guet-apens tendu par des policiers en civil… Sans vraiment le vouloir, et sans vraiment pouvoir s’en empêcher d’ailleurs, Rachel se demanda si, tout comme ses trois familles passées, la mort de ce dernier n’était pas de sa faute. Plus elle grandissait, et plus Rachel y pensait sérieusement… Et si tout cela était réellement de sa faute ? Et si la jeune fille était réellement porteuse d’une sorte de malédiction, qui tôt ou tard causait la mort des gens qu’elle aimait ? Intérieurement, et sans jamais en toucher le moindre mot à qui que ce soit, Rachel se sentait parfois terriblement coupable. Cette belle aventure, si tant est que le terme puisse réellement s’appliquer à une situation ou la survie était chaque jour incertaine, trouva donc sa conclusion trois ans plus tard. Cette fois-ci, la petite bande ne pu échapper aux forces de l’ordre et ils se virent très rapidement séparer… Et de nouveau, des barreaux se dressèrent devant la fillette. Jean-Pierre étant maintenant âgé de 20 ans et étant par conséquent pleinement majeur, fut jugé comme un adulte et fut condamné à plus de cinq ans de prison, non pas pour ses délits de jeunesse, mais pour ceux qu’il avait commis depuis sa majorité. Sophie, quand à elle, à peine âgée de 18 ans depuis un peu moins de trois mois, ne supporta pas la séparation et préféra se suicider dans sa cellule du centre de détention dans lequel elle avait été envoyée. Lorsque Rachel apprit cette nouvelle, une seule pensée lui traversa alors l’esprit… *Ma faute…* se dit-elle, avant qu’elle ne s’effondre en un torrent de larmes silencieuses sur le lit de sa propre cellule de détention du centre pour mineur ou elle-même avait été incarcérée. La jeune fille y séjourna durant deux longues années. Deux années terribles, au cours desquelles Rachel se refusa à tout changement. Fidèle à son tempérament rebelle, elle lutta corps et âme contre toutes les tentatives de la réinsérer dans la société, autant par fierté personnelle que par dégoût de constater combien son handicap représentait un moyen pour les éducateurs, de la placer dans de multiples systèmes réservés aux personnes physiquement ou intellectuellement « déficientes. » Ce mot… Rachel abhorrait ce mot de toutes ses forces… Si quelqu’un était déficient, ce n’était certainement pas elle, contrairement à tous ces imbéciles pompeux qui pensaient la connaître en discutant avec elles simplement quelques heures par semaine. Lorsque enfin elle fut libérée, Rachel avait 17 ans. Elle était devenue une très jolie jeune fille au physique très adulte, la peine et la colère y étant sans doute pour beaucoup dans cette impression. De plus, l’absence de tout son sortant de sa bouche renforçait ce sentiment étrange et parfois dérangeant de poupée de cire, que la jeune fille donnait parfois de par son immobilisme prolongé.
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 | Sujet: Re: Rachel Purplelake [Humaine de ??] Ven 2 Mar - 13:30 | |
| 17 ans donc, et libre… Enfin, pas tout à fait, car étant encore mineur, elle ne pouvait décemment prétendre à une vie autonome et totalement indépendante du système d’encadrement de la DDASS. Mais Rachel, toujours aussi décidé, fugua de nouveau presque un mois plus tard, comme elle l’avait fait voilà plus de cinq ans maintenant. La seule différence étant que cette fois-ci, la jeune fille était tout à fait en mesure de se débrouiller toute seule. Elle trouva refuge dans un hôtel miteux des quartiers pauvres de la capitale, et vécue de vols minables durant un ou deux mois, avant de faire une nouvelle rencontre qui allait définitivement changer son existence. Sa victime se nommait Armande, Armande Duquesne. Une femme d’une trentaine d’années plutôt élégante, propre sur elle… Une véritable dame… Rachel ne vit toutefois en elle qu’une victime aux poches pleines, et c’est donc sans vergogne qu’elle lui farfouilla très habilement les poches avant de repartir en quête d’une autre source de revenu. Lorsque la jeune fille rentra à son hôtel le soir même, elle avait déjà oublié Armande… Mais celle-ci, n’avait visiblement pas oublié la jeune voleuse, car Rachel la découvrit assise tranquillement sur son lit, en train de parcourir les quelques effets personnels de la jeune fille. Celles-ci fut très nettement surprise, mais Armande la rassura tout de suite sur ses intentions. Elle n’avait pas prévenu la police, et elle n’avait absolument pas l’intention de le faire. Surprise, et plutôt décontenancé, Rachel décida d’écouter ce que sa visiteuse imprévue voulait d’elle. Car la jeune fille n’en doutait pas un seul instant, Armande voulait sans aucun doute quelque chose de sa part, sinon elle se serait déjà retrouvée avec les menottes aux poignets. Celle-ci lui dit alors avoir été très fortement impressionnée par son talent lors qu’elle lui avait fait les poches un peu plus tôt dans la journée. Mais Armande lui apprit aussi une vérité vraie… On ne vole pas un voleur… Devant un talent aussi grand, la femme se dit alors que ce serait un gâchis que de ne pas exploiter plus en profondeur ces capacités qui étaient celles de Rachel. C’est pourquoi elles lui proposa de lui apprendre le métier… Pas celui de voleur à la petite semaine, non… Le vrai métier, l’art de la cambriole… Le haut vol… La classe supérieure, qui séparait le petit minable de quartier du grand professionnel international. C’était bien là, ce qu’était en réalité Armande… Une voleuse haut de gamme, qui ne visait que des cibles de choix. Rachel fut très surprise, mais finalement… Entre une vie de voleuse au jour le jour et ce que lui proposait Armande, son choix fut rapidement fait. La jeune fille accepta la proposition de la femme, et ainsi commença son initiation à un monde qu’elle n’aurait jamais cru possible d’exister. Rachel, comme à son habitude, se révéla être une élève des plus brillante. Elle acquis rapidement les principes de base de son nouvel environnement, même si elle fut étonnée par le travail qu’elle devait fournir pour satisfaire sa maîtresse d’apprentissage. La ou elle avait apprit en seulement quelques heures par semaine l’art du vol dans la rue, elle passait maintenant plusieurs heures par jour, à s’entraîner dur et sans, quasiment, aucune relâche. Armande était certes un très bon professeur en la matière, mais elle se révélait particulièrement sévère sur les exercices que Rachel se devait d’effectuer chaque jour. D’autant plus que le privé se mêlait intimement au personnel, car la jeune fille avait emménagé dans le manoir de sa maîtresse et que bien souvent les leçons outrepassaient leurs heures autorisées. Une vie enrichissante et captivante donc, mais une vie très dure… Bien plus que ce à quoi s’attendait la jeune muette en acceptant d’apprendre ce métier. Mais Rachel était tenace, pour ne pas dire têtue. Jamais elle n’avait renoncé, et ce n’était pas aujourd’hui qu’elle allait commencer. Chaque jour, chaque semaine, la jeune fille se dépassait. Elle allait en s’améliorant graduellement, à la grande fierté de Armande qui se disait, sans aucun doute possible, qu’elle avait fait le bon choix en prenant Rachel comme élève. Pour tester les capacités de la jeune fille, comme on le ferait au cours d’un examen écrit, Armande imposait chaque mois une épreuve à Rachel… un vol bien précis, dont la difficulté était adaptée au niveau que la jeune fille se devait d’avoir acquis, sous peine de se faire prendre. Bien évidemment, Armande n’aurait jamais laissé Rachel se faire attraper, car à chaque fois, sans que la jeune voleuse en herbe ne s’en doute, son professeur la suivait pas à pas. Elle observait ses progrès, son habileté grandissante, son ingéniosité dont elle devait parfois faire preuve pour réussir sa mission… Mais tout cela, Rachel l’ignorait et c’était là un moteur de plus pour la jeune fille qui, outre le fait de ne pas vouloir se faire prendre, ne voulait surtout pas décevoir Armande qui, elle le savait même sans vraiment l’entendre de sa bouche, mettait de grands espoirs en elle. En plus de tout ce qui concernait le vol, Rachel reçut une éducation plus offensive de la part d’Armande. La femme lui apprit un tant soit peu l’art du combat à l’épée, un domaine plus spécifiquement destiné à aiguisé l’instinct, l’attention et la prudence de sa jeune protégée, de manière un peu plus ludique qu’avec des exercices pratiques qui, à la longue, pouvait lasser. Armande le savait parfaitement, car elle-même avait reçut la même éducation. C’est d’ailleurs d’Armande que Rachel prit son aversion pour les armes à feu, car celle-ci en noble dame, jugeait ces dernières bien trop « sauvages » pour un monde qui se disait tellement civilisé... De manière plus désintéressée mais tout aussi utile, c’est également Armande qui guida Rachel dans le développement de sa féminité brouillonne. Elle lui apprit à se maquiller, à s’habiller, à se comporter avec toute la grâce et la féminité que se devait d’avoir une véritable femme à ses yeux. Très tôt, celle-ci avait perçu ce côté noble qui sommeillait en Rachel, tant elle s’était si peu occupée de toutes ces choses auparavant. On peut dire que Armande fit l’éducation de Rachel, sur bien des points. Oserons nous aller jusqu’à dire que cette éducation se prolongea en des domaines, ou l’intimité règne en maître mot.. ? A cela, je crois que nous n’obtiendrons guère de réponses de la part des deux intéressées… Quatre ans plus tard, Armande mourut bêtement, si tant est que mourir à moins de quarante ans d’un cancer de l’utérus, puisse être considérer comme tel. Ce fut un cancer foudroyant, qui apparut et s’étendit en l’espace de seulement quelques mois. Rachel se dit sottement que peut-être elle aurait pu faire quelque chose, si elle avait su… Si son professeur, qui était finalement comme sa mère, lui avait parlé de sa maladie plus tôt. Mais Armande n’en avait rien dit, sans doute pour ne pas inquiéter la jeune femme âgée alors de seulement 21 ans. Elle lui avait confié ses doutes concernant cette éventuelle malédiction qui semblait la poursuivre, et qui terrassait tous les gens que la jeune femme avait aimés… Etait-ce pour ne pas qu’elle se sente coupable, que son mentor ne lui avait rien dit de son état.. ? Quoi qu’il en soit, Armande était morte et bien morte. Mais une chose consola quelque peu Rachel… Juste avant de s’éteindre, Armande lui avait dit qu’elle mourrait heureuse, car maintenant la jeune femme était devenue aussi doué qu’elle-même pouvait l’avoir été… Qu’elle savait tout ce qu’il y avait à savoir, et qu’elle n’avait plus rien à apprendre maintenant… Son mentor s’était évanouit paisiblement dans la mort quelques heures plus tard, au creux des bras de sa petite protégée qui la pleura longuement dans un silence… Un silence de… De… De nouveau, Rachel se retrouvait orpheline, et de nouveau elle ressentit cette impression de barreaux l’emprisonnant, cette fois-ci encore dans une solitude des plus grande. La jeune femme avait hérité de tout ce qui appartenait à Armande, une bien maigre consolation s’il en était pour elle, mais qui toutefois lui permit de tenir bon. Car si son mentor était décédé, au moins sa présence se ferait-elle chaque jour ressentir au cœur même de ce manoir qui fut le sien si longtemps… Dans une sorte d’hommage, Rachel continua de faire ce que la défunte lui avait si longuement appris. Elle parcourut le monde et plus particulièrement les plus grandes villes, et déroba les objets les plus rares et les plus précieux, que ce oit par leur valeur financière, émotionnelle, ou bien encore de par leur originalité qui rendait ces derniers aussi précieux que si leur valeur se mesurait en terme de milliers ou de millions de dollars. Au cours des deux années qui suivirent, Rachel fit littéralement une razzia sur les collectionneurs de tous poils et du monde entier, mettant brillamment en application son apprentissage de voleuse acquis auprès de sa défunte Armande. Lorsqu’elle atteignit sa vingt troisième années, la jeune femme porta son regard de voleuse sur un objet absolument unique… Un œuf de Fabergé. Mais ne vous méprenez pas, des articles de ce genre ce n’était pas aussi rare que l’on puisse se l’imaginer. Mais dans le cas présent, ce n’était pas un simple œuf de Fabergé … C’était « l’œuf » de Fabergé… Le tout premier que l’artiste avait fabriqué. Un œuf qui n’était certes pas le plus travaillé, ni le plus beau… Mais il était supposé être perdu à tout jamais, sans aucun espoir de le voir réapparaître un jour. On racontait que Fabergé l’avait lui-même détruit dans un accès de colère noire, mais la signature de l’artiste et la date inscrite sur ce dernier prouvait le contraire. Ou ce mystérieux collectionneur avait-il trouvé cette merveille unique au monde ? Personne ne le savait en fait. Son propriétaire, un certain Ivan Vasiliev était réputé pour être un personnage, lui-même assez secret sur son propre passé. Mais l’occasion d’agrandir sa collection personnelle était bien trop tentante pour Rachel, qui décida que cette pièce inespérée allait rapidement devenir sa propriété. La voleuse étudia dans le moindre détail la, préparation de ce vol. Bien sur, le collectionneur avait installé tout un tas de système de protection pour assurer la sécurité de son trésor, mais c’était sans connaître Rachel… Elle avait eu un mentor, et un très bon même ! Moins d’un mois plus tard, la jeune femme passa à l’action. Elle pénétra chez Vasiliev sans trop de difficulté, et une fois à l’intérieur de la riche demeure, elle se mit en quête de l’objet de son désir Qu’elle trouva assez facilement. En effet, le collectionneur semblait être assez vaniteux et narcissique de nature, car il avait tout bonnement installé l’œuf de Fabergé au beau milieu d’une pièce immense. *Haaa…* songea alors Rachel … *Vanité quand tu nous tiens…* Ceci dit, l’affaire n’était pas encore dans le sac de la voleuse, car elle devait tout d ’abord passer les capteurs de présence installé au sol, les capteurs de températures placé aux quatre coins de la pièce, les capteurs de mouvement… Les lasers intégrés dans le sol et le plafond… J’en passe et des meilleurs, tout comme je vous ferais grâce et ne vous ennuierai pas avec le détail des opérations.. D’ailleurs, comme Rachel vous l’expliquerait d’une phrase bien sentie inscrite sur une feuille de son inséparable petit bloc de papier… « secret professionnel ! » L’affaire fut donc entendu en l’espace de moins d’une heure, et la jeune femme repartie de la demeure du collectionneur légèrement plus lourde de quelques grammes qu’à son arrivée, aussi discrètement qu’elle était apparut. Une fois de retour chez elle, Rachel déposa précautionneusement le tout premier œuf de Fabergé jamais créé dans sa propre galerie d’exposition, et elle repartit vers de nouveaux trésors à acquérir… Du moins, était-ce ce qu’elle s’imaginait… Un peu plus de deux semaines plus tard, quelqu’un pénétra dans son manoir. Un intrus visiblement très habile, car il ne déclencha aucun des systèmes de sécurité qu avaient était installé afin de protéger et la propriétaire, et ses nombreux petits trésors cachés. Mais contre toute attente, ce ne fut pas à ces derniers qu’il s’intéressa, non… En fait, son premier geste fut d’agresser sauvagement Rachel qui, bien que surprise par un tel événement, se reprit toutefois assez rapidement et lutta de toutes ses forces contre cet individu qui était visiblement doté d’une force des plus exceptionnelles. Même si la jeune femme finit par rendre les armes après un bon coup sur la nuque (ou était-ce plutôt le fait de s’être vu projeter, tel un fétu de paille, contre le mur avec une violence inouïe.. ?) Pour ceux qui se seraient inquiété pour Rachel, qu’ils se rassurent… Son adversaire inconnu n’a pas eu la tâche aisée, et lui aussi a terriblement souffert de la lutte. D’ailleurs, le grognement rauque qu’il émit brièvement lorsque la jeune femme lui lacéra sauvagement le visage de ses ongles en témoigne… Lorsqu’elle revint enfin à elle, Rachel constata qu’elle se trouvait dans une sorte de grosse caisse métallique. Des sirènes de bateaux se firent entendrent… Le port… Elle se trouvait au port… Encore toute endolorie, elle remarqua aussi que d’autres gens se trouvaient auprès d’elle. Des hommes, des femmes… Même, crut-elle, quelques enfants. La plupart étaient en larmes, suppliant un improbable tortionnaire présent dans la quasi pénombre de les laisser partir, qu’ils n’avaient rien fait de mal… C’est alors qu’une voix, la même que celle de son agresseur si elle en croyait le souvenir du cri entendu dans son manoir, s’adressa à elle d’un ton ouvertement méprisant… « Misérable mortelle qui a commis l’erreur de s’attaquer à un vampire… Tu vas devoir payer maintenant… Et ne t’inquiète pas pour tes « trésors… » » ajouta la voix d’un ton plus narquois et dédaigneux – visiblement, un inculte des plus complet - « … Ils feront la joie de mes maîtres… » Conclu t’il enfin, avant de frapper violemment Rachel au visage, sans doute dans un accent de revanche pour ce cri qu’elle avait réussi à lui arracher quelques heures plus tôt. *Brute…* se dit la jeune femme, tandis qu’elle se massait doucement l’endroit ou la douleur venait de naître. Puis la voix disparut dans le néant, laissant celle-ci au milieu des lamentations et des crises de larmes des autres prisonniers. Au cours des heures suivantes, Rachel fit ce qu’elle pouvait uniquement faire, c’est à dire réfléchir à sa situation. La voix avait parlé de vampire… Son agresseur en était un ? Dans ce cas là, pourquoi ne l’avait-il pas tué ? C’est alors que la solution lui apparut… Evidente et aussi lumineuse que le soleil en plein jour… Elle avait, comme tout un chacun sur Terre, entendu parler de ces vampires ayant trouvé refuge en Islande, voilà de cela un peu plus d’un siècle. Rachel ne s’y était jamais vraiment intéressé plus que de raison, jugeant que cela ne la concernait pas le moins du monde. Mais elle s’interrogea… Pourquoi.. ? Pourquoi l’avoir enlevé elle..? Etait-ce un simple hasard, ou bien.. ? Un soupir silencieux s’empara alors de la jeune femme, tandis que tout autour d’elle n’était que bruit et plainte… Un îlot de silence, dans une mer de bruit perpétuel, voilà ce qu’était Rachel en cet instant présent. Ils restèrent là durant deux jours… Deux jours sans une seule visite de leurs geôliers vampirique - ce qui était maintenant une évidence aux yeux de Rachel - et sans boire ni manger. Quelques prisonniers furent de nouveaux amenés, puis le troisième jour, leur prison d’acier fut brusquement déplacer. Il y avait comme un léger balancement, et Rachel se dit alors que l’on devait les emmener dans la cale d’un navire pour… L’Islande… Le pays maudit… la jeune femme le savait depuis le début, mais cette fois-ci cela se précisait… Elle était morte, définitivement morte…
Dernière édition par le Ven 2 Mar - 21:58, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: Rachel Purplelake [Humaine de ??] Ven 2 Mar - 13:30 | |
| Que dire du voyage, lorsque l’on passe ses jours et ses nuits dans une obscurité des plus total.. ? Il fut long, très long même… Dans des conditions de voyage normale, le trajet France - Islande prenait en moyenne une dizaine de jours. Cela incluait l’arrêt aux îles Féroé qui généralement durait deux jours, et qui visiblement n’avait pas été au programme de ce navire. Sans doute alors, le voyage en lui-même ne dura t’il que six ou sept jours. Mais ce fut un voyage tristement éprouvant. Tout d’abord, leurs tortionnaires ne leurs apportèrent pas une seule fois de quoi se restaurer, fut-ce un minimum. Les ventres affamés se firent alors durement entendre, puis, au fil des jours les plaintes et les gémissements diminuèrent peu à peu. La chaleur de la prison d’acier aidant, une forte odeur se fit jour au bout du cinquième jour… Une odeur légère, mais écœurante… Nauséabonde au possible… Une odeur de charogne en train de pourrir au soleil… Une odeur de mort songea alors Rachel avec un effroi qui lui transperça l’âme. Combien moururent de faim et de soif au cours de cet infernal trajet ? Difficile à dire… Mais à l’odeur de décomposition grandissante et au silence qui devint presque total, la jeune femme compris que ce nombre devait se révélait très grands. D’ailleurs, elle-même se demanda si, à l’arrivée en Islande, il resterait un seul survivant. Son propre état physique n’était d’ailleurs pas des plus réjouissant. Sale, affamé, prête à boire la mer tout entière pour étancher sa soif immense… Afin d’économiser un maximum de force, Rachel avait décidé de faire le moins d’effort possible. Bien lui en pris, car malgré son état des plus pitoyable, elle tint jusqu’au bout de ce voyage vers l’enfer. A quoi cela lui servait-il de tenir bon, puisqu’elle allait très certainement finir sous les canines d’un vampire me direz-vous.. ? Certes, certes… Mais la jeune femme avait mainte fois prouvées qu’elle était une survivante et, même au seuil de la mort, Rachel ne renoncerait pas… Jamais… Enfin, le navire arriva à destination. Lorsque l’on fit sortir les survivants de leur prison d’acier, ils n’étaient plus très nombreux… Tout au plus une trentaine ou une cinquantaine, sur le nombre immense qu’ils devaient être au départ vu l’entassement dont ils avaient été victime durant tout le trajet. « Un peu plus que d’habitude… » entendit Rachel un vampire dire à un autre de leur geôlier… Voilà qui n’était guère rassurant, pour ce qui était des « précédents …» Sans ménagement, on les entraîna alors rapidement dans des sortes de caves aménagées en cellules, qui auraient, sans nul doute possible, mériter le nom de basse fosse comme ceux que l’on pouvait trouver au haut Moyen Age. Ils restèrent là, attendant sans savoir quand et comment ils allaient mourir. Au cours des trois jours suivant, certains prisonniers furent emmenés… Ils ne revinrent jamais… Rachel s’attendait à être emmener à chaque minute, mais ce fut une toute autre chose qui se passa en réalité. La porte de sa cellule s’ouvrit et elle vit une apparition qu’elle aurait volontiers qualifiée d’angélique, si elle n’avait su qu’elle se trouvait très certainement à l’endroit sur Terre qui se rapprochait le plus de l’enfer. Il s’agissait d’une femme, d’une jeune femme plus être plus précis… Plus jeune, qu’elle ne l’était elle-même… Drapée d’une robe immaculée, qui sembla être de la mousseline aux yeux affaiblis de Rachel. Une vision décalée en ce lieu, qui, l’espace d’un instant, lui fit craindre d’être déjà morte et de se trouver devant un ange. Mais si cette fille était un ange, c’était un ange aux dents longues car, rapidement, elle se présenta comme étant une vampire. Pourtant, son sourire était doux, dénué d’une quelconque trace de cruauté, comme on serait en droit d’en attendre de la part de tels êtres… Rachel la trouva même très étrangement humaine, par opposition au geôlier qui l’accompagnait. N’ayant pas encore perdue toute fierté, la jeune femme se remit debout tant bien que mal, et c’est d’un pas flageolant qu’elle avança vers ses « visiteurs » de cellule. Le garde voulu la frapper de son fouet, mais la vampire lui intima l’ordre de ne pas s’exécuter d’un geste délicat de la main. Un étrange spectacle que celui-là à vrai dire, que celui d’une fluette jeune fille à l’apparence fragile, dominant d’un simple geste une grosse brute sans cervelle… La vampire s’approcha alors à son tour de Rachel, et se présenta dans un sourire tendre en tant que Dame Orchidéa. Elle lui signifia ensuite, d’une voix tout aussi douce et mélodieuse, qu’elle avait entendu parler d’elle, d’une jeune femme qui ne disait étrangement pas un mot… « Es-tu muette ? » Demanda t’elle alors à Rachel, d’un air plus qu’intéressé… Lasse, cette dernière ne chercha même pas à nier, et acquiesça d’un geste lent de la tête… *Au moins…* se consola t’elle, *Je ne leur ferais pas le plaisir de crier en mourrant…* Mais à sa grande surprise, la vampire lui caressa doucement la joue de sa main ivoire, et lui demanda, le plus sérieusement du monde, si Rachel voulait devenir son esclave… Esclave… Le mot foudroya la jeune femme et, si elle en avait eu la force, elle aurait bien volontiers envoyer son poing dans la figure de cette sale vipère auréolé d’un angélisme certain. Mais Rachel était faible, de plus en plus… Et elle n’oubliait pas non plus, malgré son état proche de la rupture, que son credo était la survie, encore et toujours… Soupirant silencieusement, elle hocha de nouveau la tête en signe d’approbation à la proposition de la vampire. Rachel se détesta pour cela, mais au moins survivrait-elle… Dame Orchidéa ordonna alors au garde de s’occuper de Rachel sans plus de violence, si ce dernier ne voulait pas subir sa colère, et de faire en sorte de la rendre un peu plus présentable. Puis elle murmura un « A bientôt, ma belle esclave muette… » au creux de l’oreille de Rachel, et quitta les lieux. Le geôlier renâcla bruyamment comme pour affirmer son écœurement… Sans doute, aurait-il préféré voir la jeune femme mourir sous ses crocs, puis il tira Rachel hors de la cellule afin de l’emmener en un endroit ou elle allait pouvoir se rendre, pour reprendre les propres propos de la Dame vampire, plus présentable… Sur le trajet, un soupçon de soulagement se fit jour dans le cœur de Rachel… Esclave… Ce n’était pas quelque chose qu’elle accepterait facilement, certes… Mais au moins, elle vivrait… Le temps de trouver un moyen de fuir peut-être.. ? Qui sait, qui sait… III. Dans la vie courante [†] Style de combat :Combat de rues… Ni règles, ni pitié… Seul le plus fort survit… Paradoxalement, l’absence de règles est la seule règle que respecte Rachel en terme de combat. Même si elle n’a pas tout à fait vécu dans la rue, la jeune femme l’a suffisamment côtoyé pour apprendre que si l’honneur et la fidélité étaient des valeurs assez importante dans ce milieu difficile, la survie individuelle surpassait tout. Elle sait se battre à mains nues (aux poings principalement), ainsi qu’en utilisant une arme blanche et autres ustensiles facilement récupérable dans la rue (à savoir, à peu près tout et n’importe quoi, du simple bâton au couvercle de poubelle, les effets variant considérablement de l’un à l’autre). Elle a déjà utilisé une arme à feu, mais dans la mesure du possible c’est une chose qu’elle préfère éviter… Les effets en sont trop… Irrémédiables… [†] Relations :Sans la parole, la communication devient très rapidement problématique… Rachel n’a pas vraiment de contact avec les gens, furent-il vampires ou bien simple esclaves, car généralement les gens n’aiment pas suivre une discussion ou la parole semble n’être qu’à sens unique… Et lire une feuille de papier à chaque phrase lasse rapidement bien des personnes… Rachel est donc plutôt solitaire par la force des choses, plus que par réelle envie finalement… [†] Signes particuliers :Muette… Rachel ne se déplace jamais sans un petit carnet et un crayon, afin de se faire comprendre par de simple écrit, pour pouvoir communiquer avec les gens n’ayant pas connaissance du langage USL… IV. En plus Heu… Jolie.. ? Très, très jolie.. ? Plus sérieusement… Rachel semble étrangement être suivi pas à pas par la mort… Quel que soit la ou les personnes auxquelles elle s’attache, ces dernières finissent toujours par décéder d’une manière ou d’une autre. Maintenant, à savoir s’il s’agit d’une bête et tragique coïncidence, ou bien alors d’un acharnement de la part de Dame Mort… Qui peut répondre finalement… |
|  | | Nicolas de Valombre .::. Vampire Baron .::. MODÉRATEUR


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 | Sujet: Re: Rachel Purplelake [Humaine de ??] Sam 3 Mar - 12:35 | |
| Pfiou, quel récit Alors bienvenue mademoiselle la muette! Fiche Validée évidemment, mais je te préviens : n'attire pas la mort sur Dame Orchidéa ou ça va mal se finir  _________________ En moi amour et souffrance sont inséparables Et elles se plaisent ensemble |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: Rachel Purplelake [Humaine de ??] Sam 3 Mar - 13:51 | |
| Que nenni messire de Valombre, que nenni... Dame mort sait pertinement que votre sens de la noblesse vous fera préféré sa visite, plutôt que de la voir au pas de la porte de la douce Dame Orchidéa... ... Mais ne vous faites point de soucis noble seigneur, je saurais être l'esclave consolante, qui apaisera ma noble Dame de sa présence aimante...  (accessoirement, je me crée une chambre ? dans le quartier des humains ? pas très classe pour une esclave de noble, mais bon... ^^ Pour comencer, je vais voir avec Dame Orchidéa comment elle veux que l'on vois cela...  ) Et merci pour la validation, avec des grosses excuses pour la longueur que les admin's doivent lire... ^^ |
|  | | Nicolas de Valombre .::. Vampire Baron .::. MODÉRATEUR


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 | Sujet: Re: Rachel Purplelake [Humaine de ??] Sam 3 Mar - 13:55 | |
| Pas de problème pour la longuer. C'est un récit de qualité, agréable à lire, pas bourré de fautes : un plaisir Oui, tu peux créer ta chambre. Pas très classe, mais même mes esclaves sont dans ce quartier  _________________ En moi amour et souffrance sont inséparables Et elles se plaisent ensemble |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: Rachel Purplelake [Humaine de ??] Sam 3 Mar - 14:06 | |
| Je crée ma chambre dans ce cas, mais les vampires n'ont pas vraiment le sens pratique avec leurs esclaves, c'est par trop pathétique... (Hein ? quoi ? Mais non on est pas en jeu là...)  |
|  | | | | Rachel Purplelake [Humaine de ??] | |
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