[†] Histoire : Comment résumer 42 ans d’une vie bien remplie en moins d’une page? A moins d’écrire la biographie de Jordy, je ne vois pas comment faire.
Je propose de raccourcir pour laisser des surprises anecdotiques.
Ester n’avait pas eu d’enfance malheureuse, bien qu’elle était le vilain petit canard de la classe. Mais comme tout vilain petit canard, tôt ou tard on devient cygne. Elle fut un gracieux cygne à 17 ans, narguant celles qui l’avaient raillée et se pavanant devant les garçons qui l’avaient rejetée. A présent qu’elle en avait 42, elle regardait avec mélancolie les photos de son passé.
Elle ne regrettait pas son passé de vilain petit canard, elle remerciait même les dégénérés qui l’avaient forcée à vivre dans son monde. Son monde se résumait à la télévision et la bibliothèque municipale.
Elle avait passé ses années d’enfance à étudier, si bien que ses parents voulaient qu’elle suive des études scientifiques mais autre chose l’attira, telle une flamme attire le papillon de nuit.
Cette nuit se nommait Johan.
Elle avait 17 ans et elle l’avait insulté au premier jour de leur rencontre. Lui, le gothique respecté du lycée, en était resté bouche baie.
Certains disent que toutes les histoires d’amour finissent mal, Ester compris qu’elles pouvaient tout aussi mal commencer. Les querelles du gothique et du vilain petit canard se transformèrent en joutes verbales, puis en échange de savoir. Comme Johan, Ester était féru de Geotie et de jeu de rôle. Ils partagèrent du temps et un exposé ensemble, ironie du sort, sur les vampires…
Puis, il s’en alla, alors qu’elle l’aimait, il n’avait pas prit garde au petit canard. Elle du se résoudre à admettre qu’il était bien plus séduit par les filles habillées de noirs et si jolies… A nouveau, elle se retrouvait seule, mais, cette fois, animée d’une colère, celle de la jalousie. Et elle se vengea.
Le vilain petit canard, au lieu de devenir un blanc cygne, devint un cygne noir.
C’est ainsi qu’Ester devint une gothique. Alors que Johan revenait vers elle, elle le méprisa, elle tenait enfin sa vengeance, et avait saisi l’un des principaux principe de la vie : La beauté donne tout à celui qui sait en user.
Marchant sur cette ligne, elle tomba dans les excès devenant arrogante et orgueilleuse mais aussi raillant les principes mêmes des canons de beauté.
Elle voulait attaquer le problème à sa source, elle deviendrait styliste, mais… alors que des images de podium se dessinaient devant-elle, lentement dans son âme s’insinua une autre aspiration. Cette aspiration fit son chemin, se nicha, s’étala et pour finir recouvrit tout sur son passage. Ester n’était pas née pour la mode mais pour le théâtre. Comme par instinct naturel, la jeune femme savait placer les baleines sur les corsets, monter des crinolines et des tournures et connaissait les patrons anciens. Elle faisait tout d’instinct et pourtant, à la surprise de ses enseignants, elle suivait ce qui avait déjà été fait, mais sans le savoir…
Les années passèrent, le temps s’écoula.
A présent, Esther était Madame Roxane Chef Costumière à l’Opéra de Paris.
Tout allait pour le mieux jusqu'à ce que…
Un accident de voiture emporta son époux et son enfant. Cette tragique anecdote l’enferma dans son amour des chats et la maintint à distance des amis, car souvent, quand une personne est en peine, les amis essayent de consoler mais quand elle ne se ressaisit pas, les amis s’éloignent.
Les amis sont comme des oiseaux, ils viennent quand il y a des graines, reviennent quand ils y en a plus, car ils ont prit l’habitude et qu’ils cherchent encore. Mais ils s’éloignent pour de bon quand après 2 semaines d’attente aucun signe de graines ne vient.
Et c’est ainsi que les choses se passèrent, ses amis disparurent dans les méandres de la vie et des déménagements, ce qui n’était pas plus mal car ils rappelait à Ester son mari. Et de nouveaux prenaient place.
Ils étaient plus des connaissances de travail que de vrais compagnons de vie, mais Ester, qui se faisait appeler Madame Roxane, s’en contentait avec satisfaction.
A présent, Ester se contentait de sa solitude, de ses chats, des fêtes nocturnes alcoolisées et de l’amour pour son travail.
Mais, comment est-elle là ?
Pourquoi faut-il toujours que se soit au crépuscule que l’on vienne annoncer les nouvelles extraordinaires ? Fut la phrase qu’elle dit quand un reporter, l’une de ses connaissances, vint la voir pour dire qu’il avait un scoop d’enfer!
C’est pour l’effet dramatique de l’instant? Rajouta-t-elle
Ainsi fut-elle embarqué à la suite de son ami. Celui-ci avait des nouvelles incroyables, il avait déniché des infos sur un trafic d’êtres humains pour l’Islande. Un bateau devait partir le soir même.
Madame Roxane se demandait ce qu’elle venait faire dans cette histoire et, à sa question, le reporter lui signala qu’elle était la seule à posséder une camionnette assez grande pour transporter son matériel vidéo. Ester souligna de juste que SA camionnette était celle de l’Opéra, et qu’une même camionnette était à la disposition de tout reporter dans les locaux de la chaine télévisé dudit reporter. Sauf quand on prend le reporter pour un malade, justifia l’homme concerné.
Ainsi, Madame Roxane, un caméraman et un reporter se retrouvèrent en embuscade à observer un embarcadère de la zone industrielle de Dunkerque.
Madame Roxane souligna, -sous les Chhut ! Tais-toi ! Insistant de ses compagnons-, que Dunkerque possédait un très amusant carnaval et qu’une camionnette flanqué des blasons de l’Opéra de Paris n’était pas le summum de la discrétion pour l’espionnage.
-En Effet.
Fut la dernière phrase qu’entendit Ester avant de se retrouver en Islande.
Je reste vague sur la fin de l’histoire, pour laisser tout loisir au futur maître de l’écrire avec moi. Enfin, si un malheureux seigneur vampire se désigne volontaire pour supporter mon personnage.
III. Dans la vie courante[†] Style de combat :Peut-être que le secret de sa cicatrice réside dans cette section.
Ester est une escrimeuse. Comme toute femme de théâtre, elle a manié la rapière et le fleuret, chose étrange n’est-il pas? Et pourtant le soir, sur les scènes désertées par les artistes qui se démaquille ou par les danseuses qui s’entraînent dans les arrières salles, Madame Roxane, sur scène, croisait le fer avec un bretteur, souvent le maître d’arme. Maître d’arme chargé de donner des leçons pour éviter qu’un Cyrano n’embroche pour de vrai son rival.
Son style de combat n’est pas celui d’un escrimeur chevronné. Il serait plus proche du : vous connaissez la botte de Richelieu ? Oui ? Quelle chance ! Vous me montrez. Ho ? Nous étions ennemis ? Montrez moi juste, par curiosité et on reprend, cela vous convient-il ?
Maintenant parlons armes à feu et arbalètes.
Si on oublie qu’elle ne différencie pas les chargeurs des automatiques pleins avec les vides, qu’elle est incapable de charger l’arbalète car la corde est trop résistante et qu’avec un arc, elle a la capacité spéciale « toucher ses compagnons », en effet de ces armes, elle sait se servir.
[†] Relations : Veuve.
Si vous avez besoin d'un caméraman, d'un styliste, d'une invitation au prochain défilé Christian Lacroix, vous vous adressez à la bonne personne.
[†] Signes particuliers :A part sa folie au stade final?
Un tatouage dorsale, souvenir de jeunesse ainsi qu'une cicatrice disgrâcieuse à la cuisse gauche, souvenir de cette même jeunesse.
IV. En plusPetites qualités qu’il ne faut pas négliger.
Devant un chiffre permettra leur évaluation pour qu’il n’y ai aucune ambiguïté.
4, maître en la matière.
3, maîtrise
2, moyen
1, a déjà essayé
0, donne de l’urticaire.
Comme toute chef costumière, Madame Roxane est une touche-à-tout. Il faut connaître pour comprendre et pour qu’un costume soit fait, il faut qu’il soit réalisable. Elle connaît donc beaucoup de domaines dans sa branche et aussi qui tourne autour, en voici la liste.
Couture : N’oubliez pas que c’est son métier.
Patronage : 4, Corseterie : 4, Confection : 4, Broderie : 4, Chapellerie : 3,
Plumasserie : 3, Facture d’harnois : 2, Tannerie : 2
Danse : Ayant fait de la danse classique, elle conserve non seulement le savoir mais aussi le maintien d’une danseuse, mais sa jambe l’handicape et vous ne la verrez jamais faire de petits pas chassés sur les pointes… ou alors pas longtemps.
Valse à 3 temps : 4, Valse à 4 temps : 3, Menuet : 4, Polka : 2, Bourrée : 2, Passe-pied : 2, Gavotte : 3, Polonaise : 2, Rock : 3, Gigue : 1, Techno-transe-Goa : 3 (bein quoi ?), Secouage de cheveux Black-métallique bourré : 2 (elle perd à chaque fois ses lunettes)
Musique : 4 Ans de solfège marque à vie une personne. Bien qu’elle ait perdu de son talent au piano par manque d’entraînement, elle sait encore reconnaître une ouverture, d’une badinerie.
Et elle différenciera parfaitement « La Flûte Enchanté » de « la Traviata » ! Elle baigne dans cela toute la journée, toute de même… enfin, elle baignait.
Elle joue un peu de flûte de pan et de violon mais elle leur préfère la Harpe Celtique et le piano où les faux accords, qui sont monnaie courante quand on ne joue pas régulièrement, ne vrille pas le tympan.
Moyen de transport : Elle pratiquait l’équitation mais plus en loisir quand moyen de transport. Au cheval, elle préférait les 250 cm² de sa moto qui, comme le veut la loi, exige un permis. Le permis voiture, elle l’a raté 3 fois, et le permis de pilote d’hélicoptère, elle était en train de le passer jusqu’à ce que son instructeur parte en arrêt maladie, et personne n’a voulu le remplacer.
Alimentairement parlant, elle est une bonne cuisinière bien que sa cuisine soit très riche, voir lourde à la digestion et pour les Cocktails, elle pourrait saouler un zombie.
Langue : Elle préfère les langues mortes à celle vivante.
Calligraphie : 4
Copte : 2, Grec ancien :2, Latin :3, Mésopotamien :2, Assyrien :2, Glyphe maya :3, Hiéroglyphe :1, Nahuatl :4,
Français :3 (a des soucies d’orthographe), Anglais : 0 , Espagnol : 1
-----------------------------------------------------------------------------
Inventaire, car on ne récupère jamais un humain dans ses plus beaux atours.Elle portait sur elle : Un treillis noir, une paire de Newrock classique taille 39, de hautes chaussettes noires à rayures mauves, une culotte assortie au soutient gorge dont les balconnets sont en forme de tête de chat, des gants de laine assortie aux chaussettes, un t-shirt noir de la tournée 2005 de Dead-Can-Dance (un collector quand on songe qu'il date) et un polo noir à capuche illustré devant par un : « GothBuster » et derrière du blason parodique des GhostBusters, une image de Nicola Serkis remplaçant le fantôme.
Dans son sac : Un I.Pod, contenant entre du DcD, du Cure, et la Symphonie Pastorale. Un mini lecteur Dvd contenant SacréGraal et Hook en pré-enregistré, plus quelques films qui seraient actuels dans cette année futuriste. Un vieux livre écorné au titre : Accro du Roc.
Et comme accessoires : ses lunettes et un canne épée en ébène, mesurant 1m 10, graduée tout le long et dont le pommeau est un œuf d’obsidienne arc-en-ciel.