[†] Histoire : Les vampires ont tous des parcours différents, des histoires sombres, des petites secrets. Les humains ont un parcours généralement moins mouvementé mais pas une vie pour autant des plus roses. pourtant quand on naît dans une famille suffisamment riche on peut se permettre de vivre dans l'allégresse.
Elena Havel est la douce enfant de Marie Havel et Dormas Havel, deux jeunes époux à la petite ribambelle de quatre enfant. Elena est la dernière de la petite famille, et ce fut une chance plus tard pour satisfaire quelques caprices. Le bambin rose vécu dans une ambiance bon enfant. Des cours particulier, une demeure spacieuse et luxueuse, et une entente charmante entre les trois frères et la petite sœur. Bien que seule fille, elle était dans un cadre parfait pour grandir, ses frères la considérait comme le joyau de la famille à protéger absolument. C'est pourquoi ils apprenaient tous un sport de combat et aimaient se faire des petits défis entre eux pour savoir qui était le plus apte à la protéger.
Mais les illusions des jeunes enfants s'estompent avec le temps et en grandissant chacun d'eux finirait par trouver une épouse à protéger plutôt qu'une petite sœur. Elena savait parfaitement cela et préféra prendre les choses en mains. Le jour de ses treize ans elle décida fermement qu'elle irait à l'école comme tous les enfants de son âge dans des lieux publics. Surpris mais pas frustrés pour un sous, ses parents acceptèrent la vision de leur fille et lui exposèrent tous les problèmes que posait cette décision. Elle avait pris conscience de tout cela depuis fort longtemps, elle n'avait pas cessé de rechercher et de penser à cela.
Quelques temps plus tard elle commença ses cours avec les autres élèves. Au départ, elle fit figure d'étrangère ovni ne savant rien sur les manières normales des autres écoliers. Elle apprit vite que le milieu scolaire n'était pas des plus tendre et devint vite plus virulente que pensaient les autres, ils la croyaient gentille fille à papa, mais soudain la douce devient plus sombre, plus agressive. Le respect s'installa peu à peu et après cela plus personne n'osait trop contrarié la donzelle au fort caractère.
Suivant le cours de ses études, elle entra au lycée et décida de faire des études d'informatique. Un peu garçon manqué sur les bords, elle était à l'aise et finit ingénieur en informatique. Sa spécialité était de traqués le petit hacker qui jouait avec les codes, en gros elle s'occupait de la sécurité des entreprises et des serveurs.
A l'âge de 24 ans elle entra dans une grande entreprise et commença à travailler. L'un de ces chefs la félicitait souvent de son efficacité et de son tact. Elle le soupçonnait souvent de vouloir s'offrir son cœur, ou plutôt ses fesses pour parler poliment. Toujours est-il qu'après les heures de boulot harassant, elle rentrait chez elle paisiblement par le petit coin de forêt. Par ailleurs, il y a des jours qui sont différent des autres.
Les contes de fées ou les vies banales doivent un jour cessés, il faut être réaliste et parfois se prendre une claque gigantesque de ce que l’on nomme destin. Et Elena subit cette immense correction pour avoir trop de succès et de trop de bonheur. Une once de malheur ne lui ferait probablement pas de mal et patatra ! Tout tombe, le monde s’effondre, le vent souffle et détruit tout sur son passage. Le destin happe l’âme de sa main crochue et l’emmène dans sa sombre demeure pour lui faire subir quelques précieux châtiments pour l’enrichir.
Elena ne se doutait de rien, elle rentrait du travail, comme à son habitude. Les nuages lourds qui s’amoncelaient, annonçaient orage d’été à tous les coups. Elle resserra sa veste en jean pour se protéger du vent qui se levait.
« Fichu temps, pas vrai ? »
Un sursaut, une épouvante. Diantre qu’était-ce ? Elle se retourne dans un halètement, en quête du visage et du corps qui était responsable de ces paroles. Rien derrière, rien non plus sur les cotés ! Elle lève les yeux, se retourne à nouveau en continuant un surplace tourbillonnant et étourdissant. Elle n’ose plus bouger à présent et ferme les yeux. Elle aurait juré entendre parlé et cela venait à coup sur de derrière. La brise l’entoure un peu plus, elle sent une présence sans réellement la voir ni savoir qu’elle est là. Aurait-elle perdu toutes ses notions de self défense ? Si oui, elle ne pouvait pas se défendre, ou trop mal et doit fuir. Elle déteste cette action mais qu’importe, il vaudrait peut être mieux fuir que mourir. Alors elle court ! Elle se met à courir sans réellement comprendre ce qu’elle fuit. Les bois sont proches, son immeuble se trouve quelques mètres derrières, il n’y a pas d’autre chemin ! Elle doit rentré, il faut faire vite. Dans sa course, son sac tambourine ses jambes et la ralentit alors elle le saisit fermement et continue de courir. Elle a le souffle court, très court ! Trop court…
Il faut continuer mais ses jambes commencent à accuser le poids d’une absence d’exercice physique depuis plusieurs années. Elle toussera en arrivant sur le pallier. Si toute fois elle y arrive. Pourquoi court-elle ! POURQUOI ?
Elle tourne rapidement la tête d’un geste instinctif pour savoir si on la suit. Rien ! Pourtant elle ressent quelque chose. Deviendrait-elle folle ? Est-ce les journées de travail harassante qui troublent sa raison? L’orage gronde au loin, elle déteste l’orage. Elle en à peur à vrai dire, mais si cette peur est irraisonnée et incontrôlée elle craint le grondement qui s’approche et les zébrures électrique qui déchirent le ciel. Plus que quelques mètres et elle sort de la forêt. Elle peut y arriver, il faut redoubler de force. Elle augmente sa vitesse mais si elle n’en peut plus, elle à l’impression que son cœur ne suit pas le rythme fou de sa course. Elle avance pourtant. Elle y est, elle peut sortir! Vite, elle y est, quelques foulées, quelques secondes…
Noir, tout devient noir, elle se voit tombé à terre, un grondement infernal de tonnerre tombe à quelques mètres, suffisamment loin pour qu’elle ne soit pas touchée, mais trop proche pour qu’elle ne se croit pas mourir. Le tonnerre était son glas, elle se croit finie. Son corps reste à terre quelques instants.
" Ahahh Peureuse ! "
Une masse sombre la soulève sans réelle délicatesse, comme un sac de patate, il la jette sur son épaule et avance vers l’immeuble ou elle se dirigeait. Il récupère le sac et fouille pendant qu’il avance. La pluie et l’orage ne lui font rien, il sourit, un sourire figé, carnassier. Il avance encore et toujours, monte les marches quatre à quatre et ouvre la porte de l’appartement.
" C’est coquet dites donc miss… "
Il referme la porte derrière lui, pose le corps inerte d’Elena sans délicatesse sur le canapé et fait le tour du mobilier. Il ferme les fenêtres, les portes et allume trois petites bougies en chantonnant un petit air. Il se saisit d’un foulard suffisamment épais et la bâillonne tout en louchant sur son débardeur. Elle est splendide, délicieuse, appétissante. Il caresse la peau de son cou et se rapproche de ses lèvres, il répand son souffle chaud sur les lèvres et la peau, il suit les contours tracés par son corps et hume le parfum qu’elle porte. Ce n’est que son gèle douche mêlé au déodorant, mais cette alliance est divine. Il lèche son cou, il sent la jugulaire, torrent de sang, l’appelé, il à faim. Mais il recule, il doit attendre encore.
Il l’attache soigneusement en se réjouissant de ce soir, de cette soirée durant laquelle il se délectera. Elle continue d’être dans les vapes, il a peut être été un peu fort dans son croche-pied . Peu importait, elle se réveillerait juste un peu tard dans la nuit pensa t'il. Pauvre idiot, il du attendre la fin de la nuit pour que les paupières daignent se plisser. Un petit gémissement traversa la pièce et brisa en éclat le silence parfait. Assis à coté le brave homme la regardait. Elle cligna et vit quelqu'un, elle se secoua et ses bras ne purent que faire quelques centimètres. Elle ne pouvait pas bougé, prise au piège comme une mouche dans les filets de la toile tissée par l'araignée maligne. Elle déglutit et le fixa horrifié. Elle tenta de hurlé mais ce fut peine perdure, tout était étouffé par le bâillon.
"Tu en a mis du temps douce Elena."
Comment connaissait-il son nom!
"Simple, tu ne te souviens pas de moi... allons ma belle il y a deux ans, on s'est croisé dans un petit magasin dans le coin de la rue. En plein hiver, la nuit du... 23 décembre il me semble."
L'homme se rapprocha et contempla avec appétit les courbes soulignées par les vêtements. Il passa son doigt sur les lèvres de la demoiselle avant que sa voix mielleuse ne reprenne le flot de paroles.
"Tu es toujours aussi ravissante, même si tu as la mémoire courte. C'est étrange, tu vois, j'ai toujours cru que je passais inaperçu, mais toi! Toi tu m'avais fixé comme personne et j'ai commencé à te désirer. Tu as une peau resplendissante, et tu n'imagine même pas à quel point ton sang me rend fou."
Elena faisait le rassemblement des informations, la veille du réveillon de noël il y avait deux ans. Elle se souvenait avec peine avant de faire le rapprochement avec ce type qui l'avait abordé pour l'aidé. Elle lui avait sourit par gentillesse sans réellement penser quoi que ce soit d'autre. Mais ce sourire avait été interprété d'une autre manière et la voilà attacher, pieds et poings liés par un type étrange. Et le type étrange en quelqu'un avait trop faim pour rester à la regarder plus longtemps, il s'approcha de sa peau, son souffle chaud faisait frissonné Elena qui tentait de se cambrer. Il la plaqua sur le lit et ouvrit grand la bouche pour laisser ses canines apparaître et fondre sur sa gorge. Comme deux énormes aiguilles que l'on vous enfonce la douleur transit Elena qui resta interdite. Ses pupilles, rondes comme des billes semblaient être aveugler, fixes, elles perdaient de leur acuité visuelle. Elena gémissait autant qu'elle ne comprenait pas. Elle tenta de bouger mais son corps devint faible, elle perdait quelque chose, elle sentait un transfert entre cet homme et elle. Les pensées trop embrouillées elle aimait cette étreinte au final, elle en aurait peut être jouit si elle n'avait pas manqué autant de sang. Trop affamé, il vida un peu trop vite le contenu de sa fiole humaine. Mais il ne vida pas tout le sang. Il s'arrêta et lécha la plaie pour se délecter des dernières gouttes carmine.
"Je sais qu'après ça tu seras mienne, ma douce, nous serons immortels, inséparable."
Le rituel du transfert du sang eu lieu rapidement alors qu'Elena se sentait partir. Bien qu'inconsciente la douleur qui suivit ne lui échappa en rien. le sang du vampire pénétra ses veines et lui donna l'impression d'une immense brûlure. Elle aurait hurler si elle l'avait pu. Puis tout redevint noir. Elle avait mal, très mal! C'était insupportablement puissant, et pourtant elle ne devait plus rien sentir. Cet espèce de "chose" l'avait bouffé par le sang. Un vampire, comme dans les légendes.
Si légende il y avait elle ne ce serait pas relevé le lendemain. Toujours attachée elle réouvrit les yeux et hurla de douleur. Le corps arqué, la bouche ouvertes, les canines si caractéristiques aux vampires sortirent. Le bâillon lui avait été retiré mais pas les cordes vocales et elle fit une petite démonstration de la puissance de sa voix. Suivit ensuite une sorte d'impression d'étouffer. Elle toussa se prenant la gorge avec les mains. Les doigts touchèrent la cicatrice des deux belles canines. Elle s'arrêta, inspecta du touché ce qui se trouvait la sur sa gorge. Elle déglutit et regarda autour d'elle.
"Hier était ton dernier rayon de soleil ma douce, maintenant nous régnons sur la nuit, toi et moi. Mon nom est Tiéras. Et tu est ma douce esclave à présent jusqu'a ce que je décide que tu est suffisamment sage pour voler libre. Et puis j'aime trop ton corps pour que je te laisse dans la nature."
Elena ne saisissait pas trop. Elle ouvrit enfin la bouche.
"Qu...qu'est-ce que vous avez fait!"
Elle détacha avec rage les cordons qui la liaient au lit et se leva comme une furie. Elle hurla à nouveau les paroles qu'elle avait dites. A cours de souffle et la tête vacillante elle tomba tout du long sur l'édredon.
"Calme toi, tu as juste faim. Ta tête arrêtera de tourna après un bon repas."
Sans comprendre elle se précipita sur lui et tenta de l'étrangler, mais la tête était trop faible pour supporter un manque de sang. Elle ne le savait pas encore mais elle allait changé de nourriture rapidement. Le régime diététique sanguin allait s'imposé. Elle ouvrit les rideaux et Tiéras les ferma immédiatement. La faible brûlure qu'elle reçu lui lancina la peau et le corps. Elle hurla à nouveau de douleur et se sentait oppressée. Tiéras la pris dans ses bras et lui parla à voix basse pour la calmer. Elle cessa de gigoter en tout sens et écouta. Elle ne pouvait que le croire avec les canines démesurées qu'elle avait maintenant. Il lui expliqua la suite des évènements, ce qui allait se passer pour elle à présent.
On aurait cru un cauchemar mais tout ceci était malheureusement réel. Après un temps elle se décida à suivre Tiéras, elle ne l'aimait pas contrairement à ce qu'il avait espéré en la transformant, mais elle était un bon petit toutou pour le moment. Sauf qu'elle refusait toutes ses avances et commençait à devenir violente. Elle se débattait à chaque approche trop ambitieuse de son transformer. Et ses souvenirs de combat au corps à corps lui revenait progressivement grâce à cela. Mais sa récente transformation avait des effets importants sur sa rapidité et sa capacité à prévoir les coups. Elle allait plus vite, était plus habile et combattait du coup plus efficacement. Tiéras l'entraînait même à combattre à l'épée, ce qu'elle aimait pas dessus tout.
Et l'élève se fait dépasser par le maître, et ce devait arrivé, arriva. Elena ne supportait plus que Tiéras s'approche autant d'elle, elle ne pouvait pas supporter son souffle à nouveau sur sa peau, cela lui rappelait bien trop sa transformation. Elle n'avait pas eu le choix d'être vampire, mais surtout cet homme se targuait d'être son époux alors qu'il n'était rien qu'un pantin soumis à son charme. Un soir qu'ils bataillaient pour s'entraîner, elle montra une vivacité farouche qui montrait sa détermination à tuer. Tiéras prenait cela pour une parade nuptiale, mais ce n'était que celle de la mante religieuse qui se jouait ce soir. Et Tiéras fut pris au piège, pour l'unique fois de sa vie elle joua de son charme pour appâter le gros loup et dés qu'il fut suffisamment près elle lui trancha la tête avec grâce et froideur. Le bruit du crâne sombrant sur le sol et roulant fut le dernier son qui fut émis du corps de l'homme qui avait fait d'elle un être de la nuit. Avec le temps elle avait appris à aimer ce qu'elle était désormais et se complaisait en demoiselle de la nuit.
Après le meurtre de Tiéras, elle quitta la demeure où ils vivaient, sans remords et même avec une grande légèreté dans ses pas. Elle atteignit la ville ou elle travaillait en deux jours après avoir grignoter quelques veines et avoir pris son temps. La forêt était toujours la, pareille à elle-même. Elena respira l'air profondément et alla jusqu'a son appartement, elle le trouverait occupé si elle entrait. Mais elle n'entra pas, elle resta sur le pas de la porte et sourit. Un couple en plein ébats s'y trouvait. C'était bien. Avec un large sourire, elle dévoila ses canines et quitta l'immeuble aussi sec. L'impression du geste accompli l'emplissait pleinement