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 La chasse est ouverte!!!

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Ven 23 Fév - 22:51

En effet on aurait pu croire que le Baron fou s'amusait justement comme le qualificatif qu'on aimait tant lui attribuer.
Son petit sourire en coin ne variant pas d'un iota, elle considéra avec grandeur la silhouette de cette jeune vampire qui restait accroupie si longtemps devant un Rociel évadé.

Evadé, c'était bien le mot. La jeune femme ne se faisait guère d'illusions à ce propos. Si il désirait souvent et ardemment la présence de la Cour, pour elle le jumeau du Chant en l'absence de sa soeur devait s'y sentir aussi seul qu'un rat mort. Certaines compagnies brillent d'utilité par leur absence. Ce problème n'était pas sien mais elle comprenait son sire. Elle le comprenait sans aller au bout de cette compassion car ce type de considération n'avait jamais vraiment éfleuré le coeur de granit de la Vénus Vampirique.
Jamais de son existence toute entière Antha ne s'était sentie seule... Excepté durant cette brève période d'humanité nommée enfance, cette période où à force de cultiver l'espoir de voir enfin se tourner vers elle un père admiré, elle en vint à tuer sans remords ce qui pouvait rester de pur en elle.

Jamais elle n'avait eu confiance en un être au point de s'abandonner entièrement à lui. Ce type de sentiments n'atteignait pas le type de prédateur auquel Antha faisait partie. Elle aimait, désirait, convoitait, arrachait. Mais ne se donnait jamais entièrement. C'était peut-être du à l'instinct de survie. Ou peut-être que jusqu'ici personne n'a su trouver dans le désert de sa folie la clé de son Oasis perdue. Et peut-être que personne ne la trouverait.
Andréa aurait pu y arriver. Mais le cours actuel des choses compromettait gravement l'accession à la clé. Plus d'ailleurs il parlait, et plus l'oasis s'éloignait... Pour n'être plus qu'un de ces mirages meurtriers... Brûlants...
Brûlant.

Adressant un fin salut aimable à la jeune vampire qui avait eu l'audace de s'avancer au milieu de la meute (et Antha appréciait l'audace), elle se tourna vers cet infant impudent, laissant à chacun de ses sombres mots, ses iris turquoise scruter les visages environnant.
S'arrêtant un instant sur celui de Nikolaï. Cramoisi.
Etrangement, le constat déplu à la Baronne qui resserra un peu plus, sans brutalité le bras de l'humain. Non dans un geste de possessivité ou de tyrannie pure telle la sale gamine tirant à elle la peluche désarticulée. Non, le geste tout en étant ferme était emprunt d'une certaine douceur. Comme si...
Le regard couleur d'océan se posa un instant sur Nicolas qui semblait effectivement occupé à suivre la silhouette fugitive de la Dame de compagnie de Liliane. Comme si elle pouvait en avoir cure.

Le sourire de la madonne s'élargit.
Ses grands yeux se plissèrent avec une certaine bonhomie, conférant à sa nudité un semblant de pureté innocente avant que d'une voix suave elle réponde à cet odieux personnage qu'elle avait créé en partie :


"Tout n'est que comédie en effet, "Infant" tout comme le piètre spectacle que vous nous offrez. Vous parlez d'acteurs et d'hypocrisie avec un dédain que je juge délicieux. Qui d'autre en effet oserait avec pareil culot donner dans la morale et le mépris tout en n'oubliant pas de se fondre dans son rôle de bouffon de cour, tel le splendide lévrier jappant aux pieds d'un maître adopté et visiblement négligent. Bien du courage Andréa, je ne m'inquiète pas tu as toujours été persévérant, c'est l'une des choses qui m'a attirée chez toi "Infant".

Quant à mon arrivée censée rappeller que je suis toujours là, il me faut te ramener sur le chemin de la vérité. C'est un récit que je ne destinais pas au grand public, raison pour laquelle d'ailleurs vous n'en bénéficierez pas, du moins dans sa totalité.
Si j'avais juste voulu venir vous jeter des paillettes aux yeux, me souciant d'une absence nuisible à mon influence -car c'est là ce que tu sous entends n'est-il pas "Infant" ?- j'aurais pris la peine d'aller essuyer et soigner mes pieds abimés. Ne me dis pas que ton sens de l'observation de rapace aux aguets ne l'a pas remarqué ? Donc je disais, je me serais soignée. Car vois-tu je rentre à peine d'un long voyage brûlant. Oui, brûlant, tu dois savoir à peu près de quoi il s'agit ou peut-être crois tu savoir car il n'en est rien.

En rentrant, presque éreintée d'un long séjours peuplées de créatures dont tu n'imagines même pas l'horreur, l'envie m'a pris de venir par ici. Tout simplement.

Concernant le Baron de Valombre, à vrai dire j'ose espérer que ta remarque n'avait pas pour but de me blesser ? Ne me fais pas rire Andréa, que veux-tu que cela me fasse ?
Je suis un objet d'horreur pour tant de muets hypocrites ici, tant d'âmes saines et honnêtes que ce genre d'attaque ne stimule plus que mes zygomatiques vois-tu. L'opinion du Baron de Valombre lui appartient, ses amours aussi. Je ne vois pas de quel droit tu te permets de fanfaronner de la sorte "Infant".

Quant à Nikolaï, entre ses espoirs et tes léchouilles savamment orchestrées je crois bien ne pas avoir à me moquer du premier. Cesse donc de l'enquiquiner Andréa, tu me fais penser à un enfant turbulent.
Concernant sieur Lestat, je le laisserai répondre lui-même, le qualificatif de Muse me plaît assez mais n'oublie pas Andréa que tu n'as pas encore réussi à avoir sa place anciennement acquise pour te permettre de telles libertés..."


Haussant avec négligence les épaules, Antha laissa ses grands yeux voguer une nouvelle fois vers l'endroit où se tenait Lan, avec un léger froncement de sourcils cette fois, l'impression se faisant de plus en plus tenace... Avant de sentir les doigts glacés du corbeau effleuré sa joue telle la gifle subtilement assénée à celui qui n'a plus sa place dans l'arène.
Il se jugeait donc indépendant puisqu'il savait exactement ce que ce type de comportement induisait avec Antha. Il lui avait... Tapoté la joue.
Lui, son infant.

Elle suivit silencieusement du regard l'Espagnol qui rejoignait le jumeau du chant, relevant à cette instant l'allusion douloureuse de Nikolaï sur l'origine des fleurs.


Espagnoles ? Croyez-vous ? Il existe des provenances bien plus dangereuses que celle-là même si je comprends votre point de vue. Observez plutôt."

Ce qui se passa alors fut à la foi intime et public.
Dans un monde où il demeurait seul, Andréa sentit une, deux, plusieurs douleurs cuisantes lui tirailler le bras, le message nerveux se répandant à une vitesse sournoise.
Des craquements, lents, saccadés. Douleur effrayante.
Ses doigts se tordaient sur eux même comme si une main invisible se plaisait à les aider avec une dextérité sobre et mauvaise.
Les phalanges cédèrent. La douleur explosa. Puis, la main coupable, oui, celle qui avait osé tapoter la joue de la Muse comme on l'aurait fait de celle d'un enfant sot et ennuyeux prit feu. Elle prit littéralement feu.
Brûlante. Comme le désert, comme les souvenirs...
Brûlante.
La douleur pulsa, explosa, irradia avec une violence rare et consommée.


Une voix douce et mélodieuse résonna dans l'esprit de l'impertinent hispannique au sang de braise :
"Quelques soient tes ambitions, Andréa. N'oublie jamais qui je suis. Bien le bonsoir."

Et les flammes, le sang, les os brisés disparurent pour ne laisser place au milieu de ces gens qu'à un Andréa tenant avec frénésie une main qu'il pensait irradiante de douleur. Une main plutôt saine pourtant.
Un beau sourire laissa le Baron dévoiler ses crocs.
Illusion. Tout n'était qu'illusion. Même brûlante.
Se tournant avec douceur vers Nikolaï, Antha fronca légèrement les sourcils à la demande de l'humain. Elle les haussa en un cortège de mimiques et grimaces assez comiques avant de lui murmurer :


Pardonnez-moi si je vous ai blessé ce n'était guère mon but. Ne cédez pas si facilement Nikolaï, nous avons tous nous autres, besoin à un moment ou à un autre d'instants d'égarement où seule la solitude nous apporte une certaine félicité. Voyez l'état de mes petits pieds et vous comprendrez.
Ne vous excusez pas, vous êtes libre. Si vous daignez me pardonner, peut-être accepterez-vous de ceuillir avec moi ces signes de mauvais augure... Plus loin... Plus loin de cette mascarade.


Le regard rêveur, comme si elle aussi était retournée à ses landes désertiques et infernales, la jeune femme libéra doucement le bras de l'humain en fronçant doucement le nez avec un brin de gentillesse, avant de se diriger vers un endroit plus solitaire où elle s'accroupit, concentrée, laissant ses longues mèches noires et bouclées se répandre autour de sa silhouette d'Eve attentionnée. Libre à lui de la rejoindre ou pas, pour l'instant, elle avait arrachée sa présence au cercle des "bien-vus".
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Méliamne
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Sam 24 Fév - 5:06

Méliamne avait entendu les paroles de l'humain qu'elle plagnait sincèrement. Tel un ange perdu au milieu de démon, humain sans masque parmis eux, vampires sournois et faux. Elle déplorait cette société souvent décadente dans laquel elle évoluait. Elle lui adressa un regard et un sourire encourageant.

Les êtres comme eux était souvent mal compris et très souvent malmener. Mais il avait la force insoupsonné de la douceur, car elle s'en était rendu compte au fil des décénie, la douceur était une force capable de renverser des montagnes de colère et de haine.

Elle espérait sincèrement qu'il pourrait devenir plus fort plutôt que de se faire détruire. Dans toutes vie il y avait du bon, même si on était incapable de le voir. Puis elle reporta son attention sur la Succube que dont rien ne cachait la sombre beauté, elle parlait a son infant, faisant un long monologue.

Puis elle entendit un gémissement et reporta son attention sur Andréa. Le vampire semblait soufrir, le regard concentré sur sa main blanche. Elle regardait attentivement le membres qu'il serrait de son autre mains sans rien voir...

Elle se demandait réellement se qui se passait quand elle remarqua l'expression de la noble Baronne. Elle semblait satisfaite de ce qui arrivait au vampire. Elle la regarda avec curiosité tentant de savoir ce qui se passait réellement. Elle passa son regard d'Antha a son infant.

Elle n'avait jamais eu de pouvoir que la plupard des vieux vampire avait, elle ne savait pas non plus ce qu'il était réellement. Elle avança une main pour réconforter le vampire qui souffrait sans raison apparante. Elle n'aimait la soufrance, peu importe qui la subissait, peu importe si la personne le méritait. Mais le temps qu'elle se demande si ce n'était pas outrepasser ses droits en cette cours, le vampire semblait relacher.

Les muscles du Noble c'était relacher, la soufrance s'emblait avoir reflué, avec autant de raison que leur apparition. Méliamne se demandait réellement dans quel piège elle était aller se plonger. Elle qui ne demandait qu'à mieu connaitre ses pairs, à les aider, se rendait compte que toutes sa douceurs ne suffirait sans doute pas à la tache et cela lui fit peur. Peur, mais renforça sa détermination. Le monde de la nuit avait besoin de cette douceur qu'elle avait garder.
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Lestat de Nosferatu
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Ven 2 Mar - 8:36

[Lan j'espère ne pas trop changer tes plans dans mes actions, pardonne moi si cela gène ton rp]


Le prince venait une nouvelle fois d’éclairait la nuit de ses dons prodigieux, fées, lutins et autres gnomes parsemaient désormais un gigantesque arbre aux ramures magnifiques; donnant à la scène une note musicale non négligeable. Un tel attroupement de noblesse sur une si petite surface de l’Islande était terriblement amusant à observer, le Prince des vampire, trônant de part sa posture et sa puissance féerique, entouré de deux barons, une nymphe dans le plus simple apparat, ainsi que le puissant de Valombre, obscur, mystérieux et qui faisait pâle figure devant la langue bien sortie du corbeau de mauvaise augure. Lui d’ailleurs, cet être immonde, ample de vilénie, de sarcasme, d’ironie et de traîtrise; où se trouvait ses interêts? Le larbin d’Antha, rejetant cet ancien titre pour « s’affirmer » vampire « noble » _titre que lui seul c’était décerner_ faisait désormais des pieds et des mains pour paraître le plus proche possible de la noblesse pure et apprécié dans ce palais.
Malheureusement pour lui, il n’était point corbeau de malheur, mais plutôt chien à la langue bien pendante, susurrant chaque parcelle d’un corps pour en avaler tous les intérêts possible. Ce petit jeu aussi pathétique soit il, avait pour seul attrait de pimenter un peu cette rencontre vampirique qui sentait drôlement l’odeur de la narcolepsie. Jouant de son verbe ravageur, il n’hésita pas à déployer une nouvelle langue bien connue cependant, celle de la vipère _ à croire qu’il fut né Cerbères_ et par la même mettre mal à l’aise la plupart des conviés à la conversation princière.
Sa maîtresse plissa également sous son verbe, le corbeau apparaissant désormais sous son vrai visage, machiavélique, fourbe, mais également idiot.
Idiot car il s’était isolait de la conversation pas des dires dérangeants, idiot car sa maîtresse non contente de ses mesactions ne le récompenserait pas de son nonos quotidien, pire ! Le priverait de sa gamelle chérie. Il ne lui restait donc plus qu’a se terrer au fond d’un terrier obscur, ou à se coucher gentiment devant le palier de sa porte attendant quelques caresses distribuées par quelques inconnus trouvant l’animal mignon.

Une nouvelle fois les langues se délirent et le Nosfératu fut viser dans son ego. Malheureusement pour le caniche, Lestat n’entendu point ses bassesses, plus occupé à parler avec son nouvel « esclave ». Gaël justement, ce jeune garçon fraîchement arrivé au palais et dans lequel Lestat pouvait y sentir quelconque intérêt. Ce gamin beau de visu, à la chevelure plus impressionnante qu’une muse, venait faire office de contraire au personnage obscur de la belle Antha. Deux personnages magnifiques, opposés de parleur nature raciale mais également par différents traits. La chevelure ténébreuse comme les limbes de la nymphe s’opposait donc à une coiffe divine de dorure. L’ange humain avait même les cheveux plus long que la déesse vampire. Mangeant ses yeux d’une jalousie folle, le vampire restait concentré sur chaque lèvres rosées s’articulant avec délicatesse autour des mots « froid » et "cheveux".


« Non Gaël, il est trop tôt pour détacher tes beaux cheveux, je ne désire pas que certains voient ta coiffe détachée avant ma personne »

Il ôta sa large veste noire et la tendit vers l’humain

« Prends ceci, couvres toi en , tu vas exécuter pour moi une mission importante, va cueillir la vampire qui nous observe depuis son point d’observation et qui se croit invisible aux yeux de tous, convies là donc à nous, c’est une noble, sa place est à nos côté, de plus il me faut lui parler. »

Prenant de sa main large le menton de Gaël entre deux longs doigts, il plaça le regard du garçon vers la direction de la vampire espionne.

« Tu iras ensuite trouver ce charmant Nikolaï, cet humain que tu trouveras fort sympathique,. Il est l’humain de Rociel, le Prince que tu vois là, légèrement distrait par ses nouvelles apparitions. Présentes donc à Nikolaï mes salutations, moi qui est cruellement manqué de le faire à mon arrivé. Tu resteras ensuite avec lui, c’est un bon compagnon »

Laissant son humain exécuter ses dires, le vampire but ensuite les paroles disséminées par la nymphe obscure, il resta cependant dubitatif quand celle-ci, lâchant ses foudres sur le caniche se faisant de plus en plus nain, évoqua son nom, lui qui n’avait rien entendu de la précédente remarque du bouffon désormais rôle qu’il tenait dans cette réunion, car au centre de toutes les attentions et pensées diverses.
Tour de magie, animal obscure, le chien devînt corbeau, ou plutôt pigeon, crassant de son ego la scène pure de neige. Un petit tour de passe-passe et le voila fonçant tel un aigle sur une souris, vers l’une des fleur pourpre violacée _élément problématique de la soirée_ un problème capturant un problème, n’était-ce point risible ? Redevenant humanoïde le nosférapate Nosfératu s’adressa à lui sur un ton sec et sarcastique.


« Mon cher ANDREA, vous qui n’aimait point que je vous nomme ainsi, sachez que je n’ai que faire de vos dire, vous osez jugez de mes efforts pour regagner une confiance rompue envers les seigneurs et maîtres de ses lieux, mais si je joue les sous bassement il est vrai, je crois que vous-même explorait les plus lointaine profondeur de la bouffonnerie, votre spectacle aussi divertissant soit il est cependant inutile, voyez l’impact nul que vous avez fait au Prince. Jouer les magiciens pour prouver votre allégeance, ne vous servira aucunement à accéder à leur cœur, je le sais mieux que quiconque, vous avez cependant pu, par des tours qui me sont encore inconnus, charmer l’esprit de ma douce Liliane, magie noire ou allégeance de votre petite âme lilliputienne, je mettrai ses choses au clair. Ne regardez plus les cieux pour montrer votre foi envers nos seigneurs, mais regardait plus simplement à vos pieds, même si je comprend, du haut de votre ego il faudrait mettre des siècles à s’écraser au sol si on en sautait »

Fléchissant les genoux et s’avançant entre les jambes de son locuteur, il saisit délicatement la fleur violette qui jonchait entre ses pieds. Se relavant de toute sa hauteur, dominant presque toute l’assemblée, il se tourna vers Rociel et sans dire mot, écrasa sa fleur entre ses doigts en signe de ralliement. Le bout de ses doigts en devinrent violet et il les essuya sur son pantalon.

Sa langue déliée il observa Antha d’un air songeur plus loin, avant de se tourner vers Nicolas de Valombre ne prêtant plus attention aux réponses ni même aux élocutions d’Andréa.

« Sire de Valombre, je m ‘excuse de vous avoir fait fau bond il y’a peu, serrez donc cette main en guise de mon respect envers vous »

Vladimir tendit sa main droite en direction du baron impressionnant de stature avant d’ajouter, le visage amical

« Comment trouvez vous ces festivités ? »
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Ven 2 Mar - 11:50

L’ennui, comme un désert qui traversait doucement Orchidéa commençait à lui peser. Il paraissait maintenant évident que Lilianne ne viendrait pas. Orchidéa jeta un léger coup d’œil autour d’elle, l’excitation et la frénésie qui s’étaient emparées de la plupart de ses congénères autour des petites fleurs pourpres en étaient presque risible. Pouvait elle seulement les blâmer, eux qui à contrario d'elle semblaient s’amuser.
Victor Hugo disait " Le plus grand ennui c'est d'exister sans vivre ", comble pour une non vivante n’est il pas ? L’ennui était, ce qu’Orchidéa craignait le plus peut justement à cause de ce diction, aussi décida t-elle qu’il était grand temps de remettre ce masque de jolie petite intriguante et de faire croire à tous et d’abord à elle même qu’elle était vivante.
Orchidéa eut un large sourire lorsque ses yeux rencontrèrent le petit groupe qui ne s’était pas encore disloqué mais où, elle en était sure l’ennui n’avait pas de prise.
Se pourrait il qu’elle y rajoute son merveilleux grain de folie et que l’Orchidée sauvage sème des pétales bien plus étranges que celles que tous ici se préoccupaient de cueillir.

Elle remonta alors l’allée, resplendissante d’espièglerie, consciente que son retour sans sa reine amenait mille et unes questions sur les lèvres de ceux qu’elle croisait pour la seconde fois, mais c’était bien là ce qui était jouissif. En effet les têtes se tournaient sur son passage et nul besoin d’être nue pour cela (bise ma Antha ^^), son aura seule arrivait là où d’autres avaient besoin d’extravagance.
Elle s’approcha du petit groupe sans quitter des yeux le dos de Nicolas et glissa son bras autour du sien alors qu’il tendait sa main vers l’ancien favori de sa reine, l’obligeant ainsi à se dérober. Son regard se fit plus malicieux encore lorsqu’elle entreprit de répondre pour Nicolas à celui qui devait certainement lui en vouloir d’avoir prit une place auprès de Lilianne qu’il essayait vainement de reprendre.


" Toutes ces " fleurs " sont pour Nicolas un plaisir des yeux et des sens dont je suis certaine, il aime à se délecter "

Orchidéa leva lentement son visage vers celui du Baron, en fronçant légèrement ses sourcils avant de poser ses lèvres sur sa joue et de lui murmurer un subtil avertissement.

" Faites attention mon cher que l’une d’elles ne soit vénéneuse "

L’avertissement donné, elle glissa alors son regard vers chacun des protagonistes de cette étrange assemblée, souriant même au corbeau espagnol qui pourtant inconnu lui plaisait pour ses attitudes désinvoltes et provocantes, avant de revenir vers Lestat à qui elle présenta sa main.

" Lilianne m’a beaucoup parlé de vous, je suis ravie de pouvoir faire enfin votre connaissance "
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Sam 3 Mar - 16:56

Gaël suivait avec intérêt les conversations différentes des nobles. C'était un brouhaha de complots à mots couverts, d'énigmes à moitié résolues, de menaces sympathiques... Une jeune femme s'approcha et se fit une crampe en faisant trop longtemps la révérence. Gaël sourit en contemplant cette jeune femme, qui le distrayait agréablement de la Vénus sanglante. Justement, celle-ci posait un regard sur lui, le faisant à nouveau rosir. Il détourna rapidement le regard, juste à temps pour voir un vampire qui semblait à peine plus âgé que lui. Et pourtant il semblait aussi âgé que les autres. Curieux. Il pronoça une phrase, mais personne ne lui prêta attention, malgré son air excentrique. Le chérubin, lui continua à observer les nobles, et il faillit s'avaler la langue en voyant le petit spectacle organisé par Rociel. C'était du Dvorak. Incroyable. Puis Antha ajouta sa note de folklorisme en incendiant la main du Corbeau. Et pourtant la main n'était pas blessée... Les vampires étonnaient Gaël chaque minute un peu plus. Avec ça il était sûr qu'ils savaient aussi lire dans les pensées. La pertinence de cette pensée, justement, frappa l'esclave comme un coup de canon. Il allait devoir surveiler ce qu'il penserait. Oh non...

Il remarqua alors qu'Antha semblait chercher quelque chose, ou quelqu'un. Il regarda dans la même direction que la Baronne, mais ne distingua rien. Il haussa les épaules. Les vampires avaient des sens surdéveloppés par rapport aux pauvres humains qui ne pouvaient quie suivre ce qu'ils fesaient sans chercher à comprendre, ce que Gaël essayait de faire, mais il était difficile de se débarasser de sa moitié terre-à-terre. Il se sourit, puis se redressa soudain quand Lestat daigna enfin lui répondre, se raidissant comme un soldat au garde-à-vous. Aquiescant au désir de Lestat, il ne toucha pas à sa tresse dorée, qui rebondit légérement quand il hocha la tête. Il observa son maître, prêt à entendre les instructions suivantes, toute ouïe. A vrai dire ce n'était pas vraiment une instrcurion. Le vampire tendit à son esclave sa veste bien trop grande pour l'adolescent auréolé, qui la prit et la posa sur ses épaules sans même essayer de l'enfiler. Immédiatement, une bienfaisante chaleur réchauffa ses membres frigorifiés, et l'adolescent laissa échapper un sourire à peine dissimulé. Là-dessus il apprit qu'il devait aller chercher une vampire. Quand Lestat la lui désigna il sut que c'était celle qu'Antha avait cherché du regard. Il hocha la tête. Pourquoi ne l'avait-il pas vue au début? C'était mystère insoluble. La consigne suivante était d'aller rejoindre le jeune esclave blond, l'esclave de Rociel. Gaël murmura un léger "Bien sûr" et s'éloigna vers la vampire.


Mes hommages, Lestat vous convie à l'assemblée que vous semblez observer.

Il désigna les quelques vampires nobles et de cette manière perçut le mouvement d'Antha, enserant le poignet de Nikolaï, puis le relâchant.

Si vous voulez bien m'excuser.

Ayant prit congé avec un ton déférent, le petit chérubin se dirigea vers Nikolaï, qui semblait légèrement hébété.

Bonjour. Je suis Gaël, l'esclave de Lestat.

Cette manière de se présenter étonna Gaël lui-même. Il se disait esclave... C'était tellement étrange...
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Nikolaï
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Sam 3 Mar - 20:14

Elle l'avait défendu. Lui, l'esclave, l'hémophile qui n'était guère qu'un gibier de luxe, le jeune humain délaissé par son propre maître, il avait été publiquement défendu par un Baron. D'une simple phrase, peut-être, mais Nikolaï en était presque aussi étourdi que lorsque la nymphe dénudée l'avait pris par le bras. Intimidé, il redressa la tête pour croiser les yeux turquoises d'Antha. Et s'il était déjà surpris, il fut proprement stupéfait de découvrir le sourire de la sculpturale insensée: n'était-elle pas intéressée? Avait-elle donc simplement voulu se montrer... gentille? Nidhogg, se montrer gentille? L'idée avait de quoi faire rire aux éclats, ou au minimum donner le vertige. Et pourtant...

Nikolaï aurait continué à se perdre en conjectures pendant un laps de temps indéterminé, si le venimeux murmure de la déesse outrée ne s'était pas soudain foré un chemin dans son esprit. Il se doutait bien qu'il y avait plus dangereux que l'Espagnol. Mais il aurait donné cher pour ne pas en apprendre plus. Antha ne s'encombra de ce genre de futilité, et Nikolaï sentit ses cheveux se hérisser sur sa nuque lorsque la Muse fit montre de son pouvoir. De quelle manière? Le pianiste ne le sut qu'en entendant le hurlement de souffrance de l'odieux Hispanique. Nika sursauta, avant de se rendre compte que le noblaillon vacillait sur ses jambes, main gauche crispée sur le bras droit, ses yeux s'exorbitant à la vue de ses doigts. Mais le jeune Russe, lui, ne voyait pas. Le Baron l'avait-elle volontairement exclu de l'illusion pour en rendre l'effet plus percutant? Toujours est-il que Nikolaï avait beau fixer le Corbeau, il ne décelait rien de ce qui pouvait l'horrifier et la faire souffrir de la sorte.

Une très étrange chaleur parcourut les membres du jeune musicien, qui dut étouffer un autre sursaut lorsqu'il se rendit compte qu'il souriait. Andréa criait, blessé et humilié, et le doux Nika souriait. Son rictus était bien mince, et disparut dès qu'il en prit conscience, mais il craignait fort qu'il fût trop tard. L'avait-on vu? Avait-on décelé cette haine aussi féroce qu'honteuse qu'il avait toujours refoulée à grand peine? Rociel l'avait-il vue?

Nikolaï ferma fortement les paupières l'espace de quelques secondes, et sa main se mit à trembler dans les doigts d'Antha. Il se dégoûtait. Comment pouvait-il ainsi se réjouir du malheur d'autrui, même si autrui était l'être qu'il détestait le plus au monde? Il ne se savait même pas capable d'un tel cynisme. Il ne se savait pas capable d'être si proche des vampires. Ce fut à cet instant qu'il demanda la permission de se retirer, pour sauvegarder ce qu'il restait de ses maigres certitudes. Depuis qu'il était sorti de l'étreinte protectrice de Rociel, sa vision manichéenne du monde était minée de jour en jour, et la sourde satisfaction qui avait accompagné sa frayeur lorsqu'il avait vu Andréa souffrir ainsi ne faisait qu'accélérer les choses. On ne doit pas prendre plaisir au malheur des autres. Point. Point...

Dieu merci, selon toute vraisemblance Amélia n'était pas là - elle détestait ces manifestations publiques. Si elle, qui le pensait surhumain au point de n'éprouver qu'amour et compassion, l'avait vu grimacer de la sorte, il ne s'en serait jamais remis.

Et puis, la prise froide de la baronne ne fut plus sur son bras, et Nikolaï en éprouva une étrange sensation de vide. Un peu hagard, il observa la grâcieuse Muse s'éloigner, drapée dans sa chevelure d'ébène, sa douce voix semblant flotter derrière elle comme le voile de la mariée: il était libre... mais libre de quoi? Le jeune Russe chercha le regard mordoré qui lui était si cher, mais que ce fût volontaire ou non, Rociel ne le regardait toujours pas. Rociel ne le regardait plus, de toute façon: pourquoi lui aurait-il accordé en public ce qu'il lui refusait en privé? Nikolaï fit un pas en arrière: l'étiquette voulait qu'il demandât la permission à son maître avant de s'éclipser, mais il ne tenait aucunement à distraire le monarque de sa rêverie pour sentir dans son simple "eh bien vas-y" tout le soulagement que le vampire aurait eu à voir son chérubin s'écarter de lui. Parmi l'assemblée, seul Nicolas savait véritablement le soin que le pianiste mettait à se conformer aux usages. Mais le baron de Valombre venait d'être interrompu dans son salut au sieur de Nosferatu par une apparition féminine, et Nikolaï se hâta de profiter de la diversion pour faire demi-tour et s'éclipser dans les empreintes de pieds nus que laissait Antha.

Regard au sol, il examinait pour la énième fois ces énigmatiques fleurs mauves, en remarquant que certaines semblaient fâner dès qu'on les cueillait là où d'autres perduraient. Nikolai se baissa, non sans une certaine élégance, pour ramasser l'une d'entre elles alors qu'elle était encore à l'état de bouton. Il brisa proprement la tige avant de se redresser, la plante entre ses doigts longilignes. Il distinguait à peine les étamines jaunes entre les pétales froissés, plus délicats que le velours de son gant. Etait-elle aussi fragile que lui? Ou bien dissimulait-elle une force que Nikolaï n'aurait jamais? A moins de devenir vampire, bien sûr. A moins de se résoudre à préserver sa vie aux dépends de celle des autres.

Le jeune homme leva les yeux et vit Antha, sagement accroupie dans la neige, tête penchée sur une fleur avec des mimiques de petite fille. Et curieusement, Nikolaï fut soudain moins embarassé de la voir nue. Peut-être que quelque chose en elle était trop beau, trop puissant pour que le musicien puisse éprouver quelque chose d'aussi trivial que du désir. Peut-être qu'en cet instant plus qu'aucun autre, il se rendait compte à quel point Antha, tout comme Rociel, était au-delà de sa portée. Pareille beauté ne pouvait être destinée à un humain, de même que les mélodies divines qui s'échappaient de l'arbre du jumeau du chant. Soudain, aussi clairement que si on le lui avait crié, Nikolaï comprit que tant qu'il serait un mortel, toutes ces choses mirifiques lui échapperaient - même la perfection au piano lui serait interdite. Il vivrait une vie trop courte, dans un corps trop fragile. Il revint à la fleur blottie au creux de sa paume. Mais s'il acceptait de devenir un meurtrier, s'il acceptait de troquer son innocence contre ce qui l'avait fait sourire, si peu de temps auparavant...


Bonjour. Je suis Gaël, l'esclave de Lestat.

Pour la troisième fois en dix minutes, Nikolaï fit un bond - nerveux, comme garçon... Il fourra le plus délicatement et discrètement possible la fleur dans sa poche, avant de se tourner vers l'inconnu qui l'avait abordé et de reconnaître (non sans surprise) celui qui était effectivement le nouvel esclave de Lestat. Le jeune Russe resta un instant perplexe, avant d'adresser un regard indéchiffrable au sire de Nosferatu: pourquoi?... Mais le vampire regardait ailleurs, et Nika en fut pour ses frais. Un peu gêné, il baissa à nouveau les yeux pour dévisager le dénommé Gaël. Un jeune adolescent, l'air un tantinet dans la lune. Impossible de ne pas remarquer sa chevelure si longue, d'un blond que malgré l'obscurité relative Nikolaï devina plus clair que le sien.

Le pianiste coula un autre regard vers Lestat. Il n'était un secret pour personne que le vampire se délectait avant tout du sang de jeunes humains à la chevelure claire - le Russe lui-même l'avait interrompu dans une semblable tâche la première fois qu'il était venu frapper à sa porte. Mais les choses semblaient différentes avec ce garçon, n'aurait-ce été que parce que le petit Gaël avait le manteau du vampire sur les épaules. Le visage préoccupé de Nikolaï retrouva enfin ce sourire qui lui allait d'habitude si bien, tandis qu'il allait saisir la main du garçon pour la serrer doucement dans la sienne.


"Bonsoir. Moi, c'est Nikolaï. Je suis... j'appartiens au Seigneur Van Sogenfaur."

Gaël n'avait aucun moyen de le savoir, mais son vis-à-vis ne serrait pratiquement jamais la main de ses nouvelles rencontres: il avait trop peur qu'une poigne un peu énergique ne broie ses délicats doigts de pianiste hémophile. Mais en l'occurence, il voyait difficilement comment le frêle garçon qui lui faisait face pouvait lui faire mal. Nikolaï tourna le tête pour évaluer la distance qui le séparait d'Antha: il était plus proche d'elle que du petit groupe royal, à présent. Mais malgré l'envie qu'il avait de se rapprocher de la Nymphe, voire même d'oser la remercier pour son soutien, il ne pouvait pas laisser Gaël de la sorte. Lestat savait très bien que l'humain de Rociel n'avait pratiquement pas d'ami parmis ses semblables: les mortels sont trop jaloux. Alors si Nika commençait à rejeter les quelques naïfs qui osaient lui adresser la parole...

"Tu n'es pas au palais depuis longtemps, n'est-ce pas? Et puis tu n'es pas habitué au froid: ça ne se fait pas de sortir en chemise, ici."

Nikolaï ponctua sa phrase d'un autre sourire: il commençait à les repérer facilement, ces Latins qui sous-estimaient les frimas de l'Islande. Il n'avait même pas besoin d'entendre le léger accent de Gaël pour savoir qu'il venait du Sud. D'où exactement, il n'aurait pas su le dire. Mais d'un endroit où la langue de référence n'était pas le français, apparemment.

"Ca ira? Tu veux que j'aille chercher un manteau avec toi? Il y a une penderie réservée aux domestiques, dans le hall."

La serviabilité et le naturel amical du jeune Russe revenaient avec une facilité rassurante, et Nikolaï se rendit compte qu'il était réellement content d'avoir un peu de compagnie mortelle. Au moins la proximité de Gaël ne le forçait-il pas à se poser de questions. Mais dans un coin de son esprit, le pianiste continuait de surveiller Antha: il ne voulait pas voir la Muse s'en aller avant d'avoir pu lui parler. Pour lui dire quoi, pas la moindre idée. Mais il fallait qu'il lui parle, il le fallait absolument.
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Dim 4 Mar - 7:57

Cela faisait maintenant une bonne dizaine de minutes que Rachel attendait bêtement , assise sur son lit… Qu’attendait-elle d’ailleurs.. ? Elle-même ne le savait pas. On l’avait nourrie, fait prendre une douche, habiller proprement…Bref, on l’avait retapée de la tête au pied, et voilà qu’on la laissé là. Ceci étant dit, la jeune femme préférait rester toute seule dans cette minuscule pièce, plutôt que de devoir affronter le moindre vampire. Mais elle le savait, cela n’était qu’une simple question de temps avant que tout cela ne change. Esclave… Rachel avait conscience de ce que cela signifiait, mais elle ne savait pas encore la nature même d’un tel état….

C’est alors que la porte de sa chambre s’ouvrit brusquement, et qu’un garde lui ordonna sèchement de le suivre immédiatement,. Il ajouta, avec un mépris certain dans la voix, que la jeune femme devait rejoindre sa maîtresse, et commencer à obéir si elle voulait vivre. Rachel obéi et, tout en se levant, se dit qu’elle mettrait bien une raclée à ce pauvre type vampirique pour lui apprendre à se tenir. Mais si elle se laissait aller à une telle attitude, cela en serait fini de se relative sécurité… La jeune femme allait devoir s’habituer à être traité comme une chienne, une bâtarde sans pedigree. Tout en suivant le garde vers la surface, Rachel ne manqua pas de regarder son nouvel environnement d’un regard attentif. La portion de celui-ci qui réservée au humains et celles appartenant aux vampires était d’un déséquilibre on ne peux plus flagrant. Vraiment, les mortels étaient bien plus bassement considéré qu’elle ne l’avait pensé jusque là.

Rapidement, ils atteignirent l’extérieur… Cela étonna Rachel, qui s’attendait plutôt à ce que l’on la conduise dans un salon, ou bien encore une chambre… Mais non, ils quittèrent la demeure qui, vu d’un œil reposé, se révéla tout simplement superbe ; une véritable merveille architecturale pensa la jeune femme, qui regrettait déjà son propre manoir. Puis, ils arrivèrent dans le parc, qui lui aussi se révéla d’une beauté certaine. Ce dernier était rempli de gens… Des vampires à n’en pas douter, vu certains détails comme l’apparence, l’aspect vestimentaire… Et pour certain, l’attitude. Mais il y avait aussi visiblement des mortels, sans aucun doute possible des esclaves eux aussi.. Des compagnons d’infortune, dont certains semblaient s’accommoder parfaitement de leur misérable condition de vie. Rachel remarqua immédiatement les regards qui se tournèrent vers elle… Elle était nouvelle, encore inconnue… Certains regards lui glacèrent le sang, tant le sentiment de prédateurs affamés pouvaient s’y lire sans peine. Le garde qui l’avait amener jusqu’ici lui désigna alors un groupe de personnes en pleine discussion, et lui dit vertement :

« Va rejoindre ta maîtresse esclave ! » tout en lui désignant le dit groupe d’un doigt tendu en direction de ce dernier ? Rachel s’exécuta, et commença à fendre la foule en un pas, certes des plus rapides, mais plus plur ne pas se voir stopper par un quelconque vampire, que par réelle envie de rejoindre celle à qui elle appartenait dorénavant. Appartenir à quelqu’un… Cette seule idée, qui allait à l’encontre le plus total de tout ce à quoi elle croyait, lui procura un sentiment de fureur qu’elle apaisa aussitôt en laissant sa raison prendre le dessus. Inutile de céder à la colère, cela ne pourrait lui causer que du tort…

Enfin, Rachel arriva à la hauteur du petit groupe. Si les trois ou quatre personne qui accompagnait Orchidéa lui étaient évidemment inconnue, elle reconnut tout de suite la jeune vampire… Comment ne pas la reconnaître d’ailleurs.. ? Malgré une mélancolie lascive, la jeune fille semblait être plus vivante que tous les autres… Une étrange impression, qui faisait d’elle une lumière dans les ténèbres.
Comment allait-elle se présenter ? allait-elle lui parler avec le langage USL ? Ou bien allait-elle lui écrire un mot sur une feuille de papier ?
Rachel se tâta longuement à vrai dire, ne sachant pas trop comment sa nouvelle maîtresse allait réagir… Elle avait de la chance d’être son esclave, lui avait it la femme des cuisine… C’était le moment de voir si cette dernière avait tort ou bien raison.

Délaissant ouvertement et sans l’once d’un regret les autres personnes présente, Rachel vint se planter ostensiblement au côté de la vampire à laquelle elle appartenait, et lui écrivit un petit mot sur son inséparable bloc de papier. Esclave était-elle.. ? Alors très bien, elle allait se montrer tellement obséquieuse, que cela en frôlerait la caricature moqueuse. Le crayon glissa encore et encore dans un crissement typique que seule la mine graphite pouvait produire, puis, moins d’une minute plus tard, elle arracha la feuille de papier et la tendit à Orchidéa…

"Bonsoir maîtresse, votre esclave est prête à vous servir avec dévotion et célérité, que puis-je faire pour plaire à sa seigneurie et lui procurer un quelconque bien-être.. ? ordonnez, et j’obéira maîtresse… Ma maîtresse parle t’elle le langage USL, ou son esclave doit-elle continuer à écrire ses humble paroles sur ces misérables feuille de papier.. ? Choisissez ce qui vous agréez maîtresse, et je me plierai à votre décision… Je suis votre entière propriété après tout…"

Les mots comme « maîtresse » , « esclave » et » propriété » avait était exagérément mis en gras, comme pour souligner leur présence plus que tout autre… Une manière insidieusement inavouée, de démontrer à sa maîtresse que même esclave, Rachel ne serait pas pour autant aussi docile qu’une petite chienne obéissante…
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Lan
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Lun 5 Mar - 1:41

Lan n'entendait pas les conversation, mais elle avait pu voir le noble Prince du Chant relever l'idiote au cheveux bleu trop pâle... ce n'est certainement pas elle qui se serait ainsi exposer, fut-il a ce Dieu en qui bien des humains semblait croire... quel qu'il soit...

Elle resta pourtant surprise de voir quelqu'un se diriger vers elle, d'autant plus que ce n'était qu'un simple humain... Un magifique petit garçon avec une expression trop naïve... son maître ne devait point l'aimer pour le laisser se bercer ainsi d'illusion que son visage ne parvenait qu'a montrer...

Elle regarda l'humain s'adresser a elle... engosser dans une veste trop grande pour lui. Elle regarda vers les vampire quand il dit que quelqu'un voulait la voir, voila qui était interessant, surtout quand elle remarqua que c'était un vampire qui semblait de par son apparence, lui ressembler quelques peu...

Elle décida qu'étant repéré, il était effectivment temps de s'approcher de ce défi qu'elle espérait et redoutait tout a la fois. Elle s'aprocha alors de tous les grand du royaumes


"Je vous souhaite le bonsoir en cette belle nuits, Noble du Royaumes..."

Elle avait tenter d'être le plus polie et le plus neutre possible, elle n'était pas a l'aise dans ses fêtes mondaines auquel son rang et son Sire lui donnait droit, surtout depuis la mort de ce dernier... Elle se sentait tellement nue sans ses armes et pourtant les ameners ici aurait été du suicide pur et simple. Elle regarda le vampire désigner par l'esclave, curieuse et méfiante.

Son attitude sur la défencive, car elle savait que la plupard des vampire présent autourt du Jumeau pouvait la tuer sans même la toucher, son ancient mentor l'ayant de nombreuse fois mis en garde contre les Barons et leur acolyte de haute naissance, engendrer par les jumeaux ou leur premières générations de descendants...
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Nicolas de Valombre
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Mar 6 Mar - 19:24

Nicolas se contenta de sourire quand Cassandra lui répliqua qu'elle n'avait effectivement pas entrepris de ceuillir ces fleurs et qu'elle se posait simplement des questions sur ce phénomènes. Il lui murmura :

- "Moi aussi."

Puis, il revint vers les autres vampires, même si d'un coup d'oeil il remarqua que son esclave était subjuguée par les apparitions, avant de baisser les yeux en une attitude humble de servante. Il faudrait qu'il lui parle à ce sujet. Mais pas maintenant. Il avait trop à faire avec les autres membres du groupe pour s'y attarder.

En plus de la vampire inconnue, un autre les rejoignit et les salua. Décidément, ils attiraient du monde! C'est alors que Rociel sembla émerger de sa transe et s'exclama. Il remarqua alors la noble inclinée et la releva, non sans y aller de son petit commentaire amusé. Puis, il revint au mystère des fleurs et demanda qui l'aiderait à relever le défi. A quel niveau? Au niveau créatif? Ou cérébral? Se demandant comment allaient réagir les autres, Nicolas demeura silencieux, perdu dans ses propres pensées émaillées du doux parfum d'une certaine fleur sauvage...

Ce fut la voix insidieuse d'Andréa qui l'en tira. Il pointait avec trop d'acuité les pensées des autres. Même s'il se trompait légèrement. Nicolas ne feignait pas de trouver Antha époustouflante. Elle l'était sans aucun doute. Mais il avait raison, le chaos qui régnait dans l'esprit de la Baronne le répugnait. Elle était un savant mélange de répugnance et de fascination, du moins pour le Baron. Par contre, il n'avait pas pensé que son regard avait trahi sa déception de voir Orchidéa partir. Au moins, maintenant, l'assemblée des puissants était au courant de son "intêret" pour la jolie dame de compagnie. Cela ne pouvait que servir leur jeu.

Le Corbeau tapota alors la joue de la Muse et le Baron sut que cela aurait des conséquences pour l'impétueux espagnol. Il s'écarta, se saisissant d'un cigare, avant de se métamorphoser en corbeau et de venir se percher sur l'épaule de Rociel, non sans avoir au préalable décider de lui offrir une des ces funestes fleurs. Puis, économisant ses forces, il reprit forme humaine. Voilà qu'il amusait la galerie de quelques tours de passe passe, arrachant un sourire à Nicolas. Comédiens... Il n'étaient tous que de brillants acteurs. Andréa affirma qu'il aiderait Rociel, mais ses paroles avait une signification bien plus profonde et son regard avec Antha n'échappa pas à Nicolas. Et la réaction de celle-ci l'intéressait au plus haut point.

La nouvelle venue décidait sagement de rester à l'écart de cette petite scène et se contenta d'une révérence envers Antha et Nicolas. Ce dernier la salua de la tête, toujours muet. Il n'avait rien à dire et préférait être spectateur qu'acteur. Pour le moment.

Et enfin, Antha réagit. Elle aait laissé Andréa faire son petit numéro, le regardant de ses iris turquoises mystérieuses, mais promesses de mille tourments. Et quand elle parla... Seigneur que ses paroles étaient délicieuses à entendre, tout comme celles de l'Infant un peu plus tôt. Ces deux là excellaient dans l'Art oratoire et délectaient les personnes présentes de leurs piques acérées. Concernant la remarque d'Andréa sur les préférences de Nicolas, elle ne se contenta que de s'en moquer. Ses amours... Les dés étaient jetés.

C'est alors qu'Antha décida de donner une petite leçon à Andréa, rappelant ainsi à tous quelle était sa puissance. Une illusion... Mais sûrement douloureusement réelle pour l'impudent Corbeau. Nikolaï voulait s'éclipser, Antha tenta de l'en dissuader. Il était étrange de voir se mélanger la curauté et la... compassion? de cette manière. A moins que tout cela ne soit qu'un jeu. D'ailleurs, elle tira sa révérence et alla plus loin, s'accroupissant comme une enfant qui observerait une colonie de fourmis.

C'est alors que la voix de Lestat résonna. Il avait répondu à Andréa bien sûr, et Nicolas n'avait écouté que d'une oreille distraite, mais cette fois, c'était à lui qu'il s'adressait. Il le regarda donc, cet ancien favori qui tentait de récupérer sa place et qui lui tendait la main en signe... d'alliance? Nicolas sourit et tendit la main... quand un bras gracile vint se glisser sous le sien, l'empêchant de mener son action à bien. Son coeur battit un peu plus vite alors qu'elle signifiait ainsi aux yeux des puissants leur relation. Elle répondit à la place de Nicolas, le laissant un instant surpris. Mais l'allusion aux fleurs dont il aimait se délecter ne lui échappa pas. Elle leva les yeux vers lui et effleura sa joue de ses lèvres, non sans lui murmurer quelques paroles d'avertissement. Puis, elle tendit la main vers Lestat, engageante. Il soupira et sourit à Lestat.

- "Les festivités sont en tout point fort divertissantes. Quand à mon intêret pour ces fleurs..."

Il jeta un coup d'oeil à Orchidéa.

- "Il est désormais fortement diminué."

Et là dessus, il lui sourit comme il savait si bien le faire, désarmant.

L'esclave de Lestat et Nikolaï étaient en train de discuter. Cassandra était toujours derrière Nicolas et une autre jeune femme fit son entrée, écrivant quelques mots à Orchidéa sur un bloc notes. On peut dire qu'elle ne manquait pas d'audace à venir ainsi se planter devant tout le monde et monopoliser l'attention d'Orchidéa. Il lança un regard amusé à la Dame de Compagnie et chuchota à son oreille :

- "Une nouvelle acquisition?"

C'est alors qu'une autre vampire les rejoingit, mais celle-ci n'était pas inconnue. Elle n'était autre que Lan, la vampire avec qui il avait discuté dans la salle d'escrime, après son combat contre Amélia. Maintenant, elle était dans la Cour des Grands et il était curieux de voir comment elle s'en sortirait. Il inclina la tête pour la saluer, une luieur de reconnaissance dans le regard.

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Jeu 15 Mar - 1:05

Paradoxalement, voir Nikolaï s'éloigner apporta à Rociel un certain soulagement, mais également une légère pointe de tristesse... et de jalousie? Oui, il fallait bien l'avouer, le monarque était un être extrêmement possessif, et s'il ne pouvait détenir le doux angelot, alors personne ne l'aurait. Personne. Se préoccupant fort peu de la querelle qui animait Antha et son infant, encore moins des piètres tentatives de Lestat pour se faire bien voir _de toute façon il n'avait jamais pu supporter quiconque s'approchait de trop près de sa jumelle_ il se contentait pour l'instant de surveiller du coin de l'oeil le tendre pianiste, faisant mine de chercher encore Liliane, nulle part visible. Remarquant l'habile entrée en matière d'Orchidéa, évitant à... à son concubin? de se déclarer ouvertement l'allié du sire de Nosferatus, le souverain adressa à celle-ci un sourire de sympathie qu'il ne chercha pas même à dissimuler. Il en avait assez des convenances, de l'hypocrisie et des jeux de cour, qui comme un étau l'enserrait et l'oppressait. Bien sûr, cela l'amusait... de temps à autre. Mais comme toute personne lunatique et versatile qui se respecte, il avait autant besoin de goûter à cette impression de liberté que s'embrouiller de nouveau les doigts dans ses propres ficelles, d'entremêler réalité et songe pour au final se retrouver tellement empêtré qu'il ne pouvait plus rien manipuler.

Le chanteur n'était pas un marionettiste: c'était un Idéaliste, un utopiste, un rêveur... Ce qu'il avait édifié avec sa jumelle, c'était la concrétisation, l'objectivation d'un monde qu'eux seuls pouvaient partager, un halo de merveilles, où sa sublime moitié ne détruisait que pour qu'il puisse mieux reconstruire, quelque chose d'encore plus beau, d'encore plus grand... d'encore plus dément. Ils n'étaient pas des individus, des êtres à part entière, et penser l'un sans l'autre était un non-sens total. Tout ce qu'ils avaient fait d'important, ils l'avaient fait à deux, ce qu'ils avaient vécu de bouleversant, ils l'avaient partagé, et le lien qui les unissait était si intense qu'il arrivait au vampire de ne plus savoir qui il était réellement. Et pourtant il lui faudrait se faire violence, il fallait qu'il réagisse, il ne pouvait pas contempler ses descendants se déchirer sans rien faire...


"Mais c'est qu'il est furieusement enragé le Lestat... Vous avez mal digéré votre voyage pour vous montrer aussi virulent et malaimable? Excusez moi de vous prendre ainsi à parti, alors qu'après tout nous ne valons pas mieux les uns que les autres, et que seuls nos pouvoirs nous hiérarchisent... Mais voyez-vous, quand on a le culot de fuir l'Islande et en plus d'avoir la prétention d'espérer y revenir comme le maître qui rentre à la maison après des vacances prolongées et remet les pieds sous la table, il ne faut pas s'attendre à être bien reçu. Il va vous falloir mériter de nouveau l'estime et la confiance de vos pairs, et je tiens autant à vous prévenir que pour ma part ce ne sera pas gagné de suite. Et encore, vous pouvez remercier le ciel de ne pas être à la place de cet immonde Albatros"

Se baissant et ramassant une fleur, il adressa un signe de remerciement à Andréa, comme si c'eût été la fragile demoiselle parée de corolles pourpres amenée à lui par son petit-fils qu'il tenait entre ses doigts maigres et blafards, avant d'ajouter, de nouveau à l'adresse de son neveu

"Quant à mon descendant, riez de lui tant qu'il vous plaira, mais avant de le critiquer ouvertement, tentez au moins de faire montre ne serait-ce qu'un tant soit peu de sa créativité et son originalité... Qui sait: peut-être qu'en bouffon vous aurez l'heur de me plaire. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser..."

Se dirigeant vers Antha, le jumeau du chant recherchait non seulement la compagnie de quelqu'un qui lui fût proche... mais plus profondément même, l'une des "créations" communes engendrées avec sa moitié. Le Baron Fou représentait aux yeux du souverain un peu comme une alchimie de Liliane et lui-même. Même si elle était bien plus en fait, bien plus que cela.... Elle avait une identité propre, elle n'avait besoin de personne pour se sentir exister, elle ne mourrait pas si son double venait à disparaître. Peut-être que Rociel l'enviait, peut-être pas. Car au fond, le vampire savait qu'il ne se sentirait jamais vraiment seul tant qu'il aurait son alter ego, jamais il ne connaîtrait cette atroce, cette intense, cette douloureuse solitude qui etreint tant d'immortels et d'humains, car ce qui pulsait en permanence dans sa poitrine, c'était l'écho de deux coeurs, dont l'un battait furieusement fort, passionné, transcendé par l'oeuvre d'un compositeur grandiose.

"Vous avez perdu quelque chose peut-être...?"
lança la frêle créature à l'admirable, la magnifique jeune femme accroupie au sol comme s'il se fût agi d'un passant cherchant sa montre ou ses pièces par terre. Puis soudain nostalgique, il ajouta, plus pour lui-même que son vis-à-vis
"Vous ne seriez pas la seule..."
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Jeu 15 Mar - 14:38

Nikolaï fit un bond, surprenant Gaël qui recula, étonné. Le jeune inconnu fourra une fleur violette dans sa poche, comme pris en faute puis se retourna vers l'angelot et le regarda avec surprise. Pour la deuxième fois dans la journée (la première fois il était vraiment devant un miroir), Gaël pensa être face à un miroir : Nika avait exactement la même expression légèrement angoissée avec d'autres sentiments tout aussi intéressants disposés avec adresse sur le visage que le chérubin. Il observa Gaël, son regard passant sur la tresse dorée de l'esclave de Lestat avant de passer sur le visage du maître de l'adolescent. Puis il regarda à nouveau Gaël et tenta un sourire avant de serrer la main au nouvel esclave.

"Bonsoir. Moi, c'est Nikolaï. Je suis... j'appartiens au Seigneur Van Sogenfaur."

Gaël sourit à Nikolaï, se demandant d'où venait ce nom. Russie sans doute non? Le contact de la main de l'esclave de Rociel avait quelque chose de curieusement familier. Noueuses, fuselés et pourtant assez puissants, c'étaient indubitablement des mains de pianiste. Indubitablement? Vraiment? On ne pouvait être sûr de rien, ici... L'esclave aux airs d'ange déchu leva un regard inquisiteur vers Nika et voulut lui poser la question, mais déjà le jeune ... Russe avait repris la parole.

"Tu n'es pas au palais depuis longtemps, n'est-ce pas? Et puis tu n'es pas habitué au froid: ça ne se fait pas de sortir en chemise, ici."

L'Innocent rougit légèrement, l'air gêné. Nikolaï avait raison, il était nouveau, et tête en l'air en plus. Quand même, sorir en chemise par ce temps. Il fallait être fou ou inconscient. Gaël réfléchit quelques instants et parvint à la conclusion qu'il était inconscient dans ce cas-là, mais que cet endroit n'allait pas tarder à le rendre fou.


En effet, je suis tout ce qu'il y a de plus nouveau je crois... Sono merce fresca. (Je suis de la marchandise fraîche).

Le Vénitien rougit à nouveau. Il avait parlé dans sa langue natale, sans réellement s'en rendre compte. Il parlait couramment italien, français et américain, mais il préférait la langue de Venise, tellement plus mélodieuse.

"Ca ira? Tu veux que j'aille chercher un manteau avec toi? Il y a une penderie réservée aux domestiques, dans le hall."


Non, ça va aller. Lestat est très gentil avec moi, très attentionné. Je ne sais pas pourquoi, mais cela me surprend un peu. Je suppose que les vampires ne le sont pas autant d'habitude...

Gaël attendit la réponse de son interlocuteur, puis soudain il repensa à sa question première et reprit la parole.

Tu... Vous... êtes pianiste?
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Dim 18 Mar - 17:56

La jeune femme accroupie écartait lascivement la neige autour d'une de ces fascinantes plantes, comme si elle avait peur de l'annihiler au moindre contact, comme si elle voulait lui permettre de respirer.
Antha avait de ces moments où il valait mieux ne pas l'interrompre, où elle s'enfermait dans cet univers onirique dont personne ne pouvait saisir la portée. Et cet état second était si visible que personne n'osait l'interrompre, de crainte de subir les réactions imprévisibles d'une enfant arrachée au jardin d'Eden.

Mais certaines personnes pouvaient se permettre d'enfreindre certaines règles.
Rociel en faisait partie.
Sans particulièrement donner l'impression d'avoir enregistré sa présence, la grande brune cependant laissa la voix de son sire déchirer les sombres rideaux de son rêve.
Un voile immense de tristesse teintée de mélancolie prit place sur son visage de porcelaine. Une expression si particulière, si poignante... Que Rociel fut seul à saisir à cet instant.


"Mon humanité je crois."

Comme si elle s'était rendue compte de l'énormité qu'elle venait de commettre, elle sursauta légèrement tournant la tête pour voir qui avait osé entendre pareille confession imprévue et dérangeante. Car tout semblant de vulnérabilité était un danger pour Antha. Nul d'ordinaire ne receuillait ce type de confidences, pas même Andréa du temps où les choses allaient encore si bien.
Personne.
Car elle même se refusait à y croire et surtout parce que pour elle, la confiance en autrui était telle la goutte de pluie s'écrasant sur le bitume. Ephémère, superficielle et d'une fragilité sans nom.
Croisant le regard de Rociel, elle ne sut trop si elle devait se sentir soulagée ou méfiante.
Un fauve aux aguets littéralement.
Car même si Rociel avait à lui seul la possibilité de décortiquer les plus sombres pensées de son infante, la fusion de son sang et de celui de Liliane permettait à Antha de conserver un jardin secret, si profondément enfoui qu'elle même avait souvent du mal à le revoir. Un jardin d'ombres où la lumière n'avait plus sa place depuis bien longtemps. Un jardin qui ne laissait ni place aux plaintes, ni aux larmes tout en se teintant d'une mélancolie tragique.

Finalement rassurée, espérant que Rociel ne relèverait pas sérieusement cette phrase malencontreusement échappée, son expression se radoucit particulièrement.


"Depuis quand me vouvoyez-vous mon sire ? J'ai failli prendre peur vous savez. Oserais-je vous demander ce qui vous plonge dans un état poussé au point que vous ayez envie de discuter un brin avec la folle que je suis ?"

D'un geste presque tendre, elle dégagea totalement la violette menace sans oser la ceuillir avant de se redresser gracieusement, laissant l'ondulante masse ténébreuse recouvrir son corps d'albâtre. Se redresser pour mieux s'asseoir à même la neige, se rapprochant encore plus de cette image d'enfant insouciante qu'elle dégageait alors. Tapotant la place à côté d'elle en dévisageant Rociel, elle ramena ses genoux contre elle, le regard perdu dans la vague avant de se mettre à chantonner sur un ryhtme entraînant une vieille chanson française dont elle avait toujours été amoureuse.

"Parlez-vous d'un être cher, d'un noble sentiment ou de la simple absence de votre aimée mon sire ?
A moins qu'il ne s'agisse que de l'influence de ces sinistres et à la fois magnifiques fleurs sur nos coeurs d'immortels torturés ?

Gobi me manque déjà, j'ai parfois de grandes envies de destruction lorsque je me retrouve au milieu de tous ces courtisans avides de privilèges, si mielleux... "


Posant doucement la tête sur son bras d'un bel air rêveur, elle coula un petit regard à Rociel, attendant qu'il s'asseoit.

"Je me suis toujours sentie affreusement bien au milieu d'une étendue de neige... Ou de sable sans vraiment comprendre pourquoi. Peut-être s'agit-il d'un inconscient désir de se retrouver enfouie sous une écrasante chaleur ou glace... Hmm... Intéressante idée."
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Andréa
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Jeu 22 Mar - 21:49

La douleur, d’abord erratique, ponctuelle, ne tarda pas à enfler dans son bras. Il la sentait, elle, poison insidieux infestant son être de son pouvoir. Ses os craquant quelque trop brefs instants avant que n’explose en son crâne l’effroyable douleur, toujours plus loin, toujours plus profond. Puis les flammes, douleur indicible et visions à la clés. Oh oui, qu’elle était douée la bougresse pour le faire souffrir. Il voyait sous ses yeux sa main subir milles tourments, cette main même qui avait ‘giflé’ plus tôt la joue d’albâtre de la belle. Tout son être ne battait plus qu’au diapason de cette souffrance viscérale qu’il se maudissait de ressentir. Puis tout cessa, trop vite, trop fort, la douleur s’évanouit, elle n’avait jamais été après tout, illusion machiavélique résolue à le rappeler à sa place, elle avait réussi se dit-il à genou dans la neige pleurant comme un aliéné une douleur chimérique. Sa voix résonnait encore à son esprit, claire, limpide, fraîche comme un baiser, cuisante au possible.

Et sa haine explosa, muettement en son sein alors qu’il tentait de remettre de l’ordre dans sa tenue. Tout son esprit n’était que volonté profonde de montrer à cette femme qui l’avait fait qu’il n’était plus ce chien de compagnie qu’elle avait élevé. Comme un enfant désappointé suite à une correction méritée, il désirait ardemment se venger, avec une violence accrue, causer la même attitude pitoyable chez ce scorpion aux yeux de turquoise. Il épousseta machinalement la neige à ses genoux alors qu’il se construisait mille et uns fantasmes vengeurs à l’encontre d’Antha. Des fantasmes, tout ceci n’était qu’illusions savantes et poudre aux yeux. Alors que les mots de Lestat sonnaient à son oreille, stridulations énervées d’un moustique rageur, pathétique verbiage fade au possible, il en fit fi, chassant l’importun d’un geste fatigué. Seule sa Muse comptait pour l’heure, agenouillée dans la neige non loin à s’entretenir avec Rociel.

La lame glissa machinalement à sa main, éclat d’argent sous le clair de lune. Que ce poids dans sa main l’incitait à s’en délester dans le corps de la belle ! Ses phalanges auraient blanchies tant il serrait le poignard si quelque vie coulait encore dans ses veines asséchées. Mais il n’y avait jamais que son visage désormais pour trahir sa crispation, et son esprit bien sûr. Esprit qui aurait paru bien chaotique à qui se serait avisé de le lire sur l’instant. Puis, comme il regardait son ancienne maîtresse repartir dans un de ses numéros savants, tout retomba. Il la voyait peut-être pour la première fois. Nue, fragile, instable et cruelle, seule au possible, savant mélange de ses géniteurs. Plus une once de haine ne pouvait nourrir sa colère qui se dissipait aux quatre vents, il n’avait que de la peine pour cette créature qui l’avait fait. La lame rejoignit son fourreau contre son avant bras, son esprit s’ouvrit à nouveau à la réalité. La violence n’aurait jamais de prise sur elle.

Alors qu’il succombait sans s’en rendre compte à une de ses échappées opiomanes, l’Espagnol tendit son esprit vers sa Muse, usant de ce lien indéfectible entre la mère et l’enfant pour y libérer en une seule brève seconde, tout l’amour qu’il avait pu ressentir pour elle. Sentiment aveugle, doux et ardent, dévorante dévotion, sensiblerie immonde de poète puéril, il relâcha tout en elle sans se soucier de sa réaction. Puis il cessa, alors que les dragons l’emmenaient bien loin de cette terre, il lâcha à l’oreille d’Antha, murmure soupirant dans les voiles de la nuit.


" Tu ne peux pas me faire souffrir plus que tu ne l’as déjà fait, peut-être arriveras-tu un jour à voir au-delà de toi, fantasque espoir d’un amant oublié, illusion cruelle d’un enfant délaissé, tout juste un rêve ma mie…"

Son sourire s’épanouit alors que son esprit lâchait totalement prise, ses prunelles tantôt ardentes de haine brillaient désormais d’un éclat enfantin. Tout son être respirait la détente et la jouissance. Il s’écarta, errant sans but de fleurs en groupes d’individus, offrant un sourire, un soupir, un clin d’œil. Ses pas l’emmenèrent proche du groupe de Nicolas et, passant sans s’arrêter, il lâcha guilleret.

" Gare, douce plante, à ne pas laisser les pucerons avides chasser votre bourdon au dard désireux."

Les destinataires du messages étaient sans équivoque, l’auteur, lui, par contre… Il s’éloignait déjà, léger comme une plume, inconstant. Et une pensée irradia en son esprit, tout comme l’appel violent qu’il lança à la cantonade sur le canal spirituel. De toute la puissance de son sang mêlé, son pouvoir hurla un tonitruant *Liliane, où êtes vous donc sublime souveraine dont l’absence meurtrit nos cœurs esseulés ? *que tout esprit un tant soit peu éveillé de l’île saurait capter.

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Nikolaï
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Dim 25 Mar - 20:34

Aux quelques mots confus que lui répondit Gaël, Nikolaï sourit et secoua doucement la tête, pour convaincre le jeune humain que ce n'était pas un reproche qu'il lui faisait par le biais de cette innocente remarque sur sa tenue. Le jeune homme tenait également plus ou moins à faire comprendre à son cadet qu'il ne comprenait pas un traître mot d'Italien - ou était-ce de l'Espagnol? Nika ne saisissait rien à la musicalité des langues latines, la seule exception à cette règle étant le français. Sa grand-mère lui avait appris les langues "nobles", et s'il parlait couramment russe et français, tout en possédant de bonnes bases d'allemand, Nikolaï ne connaissait absolument rien aux langues pourtant plus simples et répandues que sont l'espagnol, l'italien ou l'anglais. Choix de l'excellence, qu'une vieille dame délicatement folle avait fait pour lui.

Il observait l'air un peu égaré et les pommettes rougies de Gaël, et il retrouvait dans cet angelot ce qu'il avait dû être, un an auparavant, lorsqu'on l'avait entraîné dans ce somptueux enfer qu'est l'Islande. Tant de choses avaient changé, depuis... Par exemple, ces marques inimitables sur la gorge du jeune Russe, stigmates d'une première morsure puis de tant d'autres, qui avaient totalement transformé sa vie. Nul croc n'avait encore percé la gorge diaphane de Gaël, et Nikolaï se demandait combien de temps cela durerait. Peu de vampires laissaient leur esclave vierge de cette indélébile marque d'appartenance. A cet instant, l'adolescent expliqua d'une voix hésitante qu'il avait l'impression que son maître l'aimait bien. "Très gentil, très attentionné..." Nika se garda de faire le moindre commentaire: il n'était plus tout à fait aussi naïf qu'à son arrivée, lui. L'attention d'un vampire n'était jamais, jamais gratuite.

Le pianiste coula un regard dans la direction d'Antha, et il constata avec une pointe de regret que Rociel s'était joint à elle. Impossible d'approcher la Muse, à présent que le monarque si cruellement apprécié se tenait à ses côtés. Au-delà du fait que cela se serait avéré une impolitesse effroyable d'interrompre la discussion entre le roi et son infante, Nikolaï ne se voyait absolument pas s'adresser au baron devant le jumeau du chant lui-même.

Nikolaï lâcha un petit soupir, avant de se tourner pour revenir à Gaël. Tout semblait si simple, dans ce regard clair d'angelot... Il était perdu, mais avait néanmoins trouvé un maître attentionné, un univers de rêve. Sa peur était encore tempérée par l'émerveillement inhérent à la découverte du monde vampirique. Et le musicien devait bien l'avouer, il comprenait son cadet: le palais était véritablement fantastique, étincelant antre de rêve érigé par les âmes grandioses des jumeaux. Et les vampires... Comment des êtres si diaboliques pouvaient-ils s'avérer si douloureusement attrayants, voilà qui encore en cet instant laissait Nikolaï perplexe. Oui, l'Islande et ses habitants immortels étaient des merveilles. Tant qu'on ne s'aventurait pas à éprouver des sentiments pour eux.


"Tu... Vous... êtes pianiste?"

Il cligna des paupières, ouvertement surpris: comment Gaël pouvait-il savoir cela? Bah, Lestat avait dû le lui dire. Après tout, il n'était un secret pour personne que Rociel était particulièrement fier des talents de musicien de son serviteur - enfin, du temps où le jumeau du chant daignait encore faire mention dudit serviteur...

"Oui. Enfin, j'ose espérer que oui, pour autant qu'on puisse se dire pianiste à vingt ans tout en n'ayant pas de titre officiel. Mais tutoie-moi, je t'en prie, nous sommes au même niveau toi et moi."

Et encore une fois, alors même qu'il parlait à Gaël et qu'il essayait sincèrement de s'intéresser à lui, Nikolaï pensait à Rociel. Son premier public, son premier admirateur à ne pas être de son sang. Le jeune Russe regarda à nouveau par-dessus son épaule, vers la déesse à présent assise sur le froid linceul de neige, vers le jumeau du chant toujours aux aguets, à la recherche de sa moitié. Et de les voir ainsi, tous deux si beaux et magnétiques, face aux ersatz d'anges qu'ils étaient Gaël et lui, Nika se fit à nouveau la réflexion qu'il avait été stupide de se croire à leur niveau. Impression que renforça soudain la clameur mentale d'Andréa, qui vrilla le cerveau mal défendu de Nikolaï et le poussa à rentrer la tête dans les épaules en un instinctif geste de défense. Dieu que cet immonde criait fort!...

Oui, Dieu qu'il criait fort... Lorsqu'il avait mal, notamment. Le jeune Russe se mordilla la lèvre inférieure. Peut-être que l'expérience des vampires n'était pas la seule chose à l'avoir éloigné de Gaël. L'Italien ne savait visiblement pas grand chose du fait de haïr, il était encore préservé de cette méprisable envie de faire le mal d'autrui. A cause du Corbeau espagnol, Nikolaï savait, lui. Nouveau regard au jumeau du chant. Réminiscence d'un compliment oublié, doux, sincère. "C'est ton âme, ton âme si pure qui t'élève..." Et par-dessus cette affirmation, la délicate voix de Gaël: "cela me surprend un peu"...


"Dis, ça te dirait que je te montre un petit peu ce que je sais jouer? Tu me diras ce que tu veux entendre, et j'essaierai de voir si j'arrive à le reproduire. Ce sera plus amusant que de rester ici, non? Attends, je vais saluer mon maître et je reviens."

Et sans laisser le temps de répondre à son nouveau compagnon, Nikolaï pivota sur ses talons et s'avança d'un pas presque assuré en direction des deux impressionnants vampires. Un nouvel éclat s'était glissé dans ses yeux bleus, et son coeur battait d'une ferveur renouvelée. Il enfonça la main droite dans sa poche et serra doucement la fleur mauve au creux de son poing. Il avait compris, il avait enfin compris qu'il ne lui servait à rien d'espérer que la situation se débloque d'elle-même. Rociel ne le regarderait plus, pas tant qu'il n'aurait pas reçu d'excuses. Mais Nikolaï n'avait pas l'intention de s'excuser: il était sûr d'avoir réagi dans l'intérêt du souverain en lui disant non. Et ce qu'il venait de réaliser au contact d'Antha, ce que lui avait confirmé Gaël, c'était ce que Rociel aimait en lui, ce qu'il serait heureux de retrouver. Le monarque ne l'appelait pas son ange pour rien.

"Veuillez pardonner mon intrusion..."

Doucement, il s'avança dans le champ de vision des deux nobles. Si belle Antha, assise en toute grâce et innocence. Et si beau, si beau Rociel, si souverain dans sa dignité de fou et dans son orgueil mis à mal. Tout émoustillé de sa nouvelle détermination, Nikolaï faillit commettre l'erreur de croiser les yeux du fantasque roi, avant de se reprendre. S'il avait le malheur de croiser ce regard d'or si cher à son coeur, ses bonnes résolutions seraient instantanément noyées par sa douleur de se voir ainsi rejeter. Stoïque, il devait rester stoïque.

"Ma Dame, je ne saurai vous dire à quel point votre soutien de tout à l'heure a touché mon humble personne. Je vous suis dors et déjà éternellement redevable, et si je puis vous être utile de quelque manière, je vous offre mes modestes services."

Peut-être qu'elle comprendrait qu'il la remerciait pour un peu plus que quelques paroles à son infant. Peut-être. Il hésita une infime seconde, avant de se tourner vers le monarque pour ajouter:

"Si maître Rociel m'y autorise, cela va sans dire."

Ce fut à cet instant qu'il faillit craquer. Une courte, très courte seconde, il leva la tête et ses yeux bleus se voilèrent en croisant l'insondable regard d'or. Mais qu'est-ce qui avait bien pu se passer pour qu'il ruine ainsi sa vie en repoussant cet être de fantasme?... Le jeune homme se raidit, et il parvint à se détourner juste avant que sa poitrine vrillée de regrets ne le pousse à se jeter à genoux devant Rociel pour le supplier de lui accorder son pardon. Non. Cette histoire ne s'achèverait pas ainsi.

"Permettez-moi d'abuser encore quelques secondes de votre attention, Sire, et de vous demander la permission d'emmener le jeune Gaël écouter un peu de musique. Il s'agit de l'esclave du sieur de Nosferatu. Il se trouve là-bas."

Garder les yeux baissés, et ne pas montrer à Rociel ce qu'il avait décidé. Il resterait comme le jeune Italien qu'il venait de rencontrer, il ne se laisserait pas transformer par sa haîne pour Andréa ou par la tristesse que lui infligeait Rociel. Il ne renierait pas ce qui faisait sa force: il ne vendrait pas son innocence pour devenir immortel. Il pouvait se jouer de l'hémophilie et de la mort sans devenir un sanglant vampire, et le témoin en était cette fleur mauve dans sa poche. Cela marcherait, il en était convaincu. Devenir un véritable ange, pour mieux se faire aimer de son démon de maître. Rien que pour le remercier de l'avoir mené à cette décision, Nikolaï avait vraiment envie de jouer pour Gaël: le garçon méritait bien ça.
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Cassandra Hecker



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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte!!!   Sam 31 Mar - 13:12

[Ouh j'ai tout lu et j'en ai plein la tête @_@]

Trop de monde, trop de choses qui se disent, sans pour autant tout comprendre. Cassandra commençait à avoir mal à la tête. Son regard se baladait sur toutes ces têtes qu'elle ne connaissait pas. A part son maître, elle venait de voir un assemblée de Barons autour du Jumeaux du Chant, d'autres serviteurs comme elle, de nouveaux arrivants. Cassandra avait surprit le regard du Baron De Valombre sur la personne d'Orchidéa, elle se demandait si elle avait bien lu ce qu'elle avait vu dans ces iris métalliques. Il était très intéressé par la Dame de Compagnie. Les vampires paraissaient bien étranges pour la jeune allemande. Deux têtes blondes parlaient tous deux à part, il s'agissait de Gaël et Nikolaï. Antha faisait quelque peu peur à la jeune femme, de part les propos qui sortaient de sa bouche, au sujet de destruction et autre. Elle se disait qu'il valait mieux ne pas tomber sur elle au détour d'un couloir au palais. Nikolaï vint alors demander au Jumeaux, si il pouvait emmener avec lui le serviteur de sieur de Nosferatu. Cassandra fit alors un rapport avec le dénommé Lestat.

Nicolas ne faisait plus attention à son esclave, cette dernière en profita donc pour s'éloigner de l'assemblée vampirique. Elle alla donc vers un bosquet, couvert de neige mais il y avait aussi ces étrange fleur violacées S'agenouillant dans la neige, elle caressait du doigt les pétales de la fleur. Elle ressassait tout ce qui s'était passé depuis son arrivée dans le parc. Le Jumeaux du Chant, qu'elle n'avait pas rencontré auparavant la Baronne en tenue d'Eve dont on disait qu'elle était folle, le vampire ténébreux qu'ils nommaient le corbeau et qui reçu un certain mauvais traitement par Antha quelques temps auparavant et bien d'autres Trop d'infrmations pour la jeune femme, trop d'un seul coup. Elle ne se sentait pas dans son monde, tout cela la mettait un peu mal à l'aise, par rapport aux autres esclaves. Toutes des personnalités différentes, c'est ce qu'avait vu la jeune femme. Elle resterait sans doute encore un peu, mais partirait sans doute sous peu.

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La chasse est ouverte!!!

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