J'ai quitté ce monde et je suis revenu transformé
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 Cocon ouaté de réflexions... éclairé(es)? [PV: L'Ouroboros]

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Raziel
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[P]arti: La Résistance
[F]onction: Espion(ne) résistant(e)
[S]tatut: Esclave humain(e)
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[M]aître/Esclave de: Virgile
[L]ignée:
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MessageSujet: Re: Cocon ouaté de réflexions... éclairé(es)? [PV: L'Ouroboros]   Ven 25 Avr - 21:35

"Virgile..."

Elle effleure les lèvres de sa bouche tantôt avide tantôt timide, mêle souffle et soupirs...
Soupirs...
l'Echo est là qui la dérange, qui pleure... la nymphe éperdue qu'elle pensait avoir perdue.
Son coeur se serre et lui fait mal... mal... au point qu'elle voudrait pleurer, supplier... Mordre, griffer.


"Alors... Traîtresse!"

Elle le crache ce mot, elle feule, lionne indignée, fauve à la fierté outragée...

"Cela te va bien de te présenter comme une reine..."

Surtout ne pas pleurer...

*Et moi alors, n'ai-je pas souffert...?*

Son coeur se serre, encore... Le passé semble répondre, heurter les parois de la grotte et répercuter ses souvenirs... Elle se souvient, la neige enrobée d'errances...
Une reine n'abandonne pas ses sujets... ou peut-être bien que si. Peut-être a-t-il toujours été le propre des souverains de laisser le Peuple crever de faim, mal d'amour, sans se soucier des mauvais jours...?
Virgile... Tu semblais différente de tous ces putains de connards qui s'habillent comme des princes mais ne valent pas mieux que des gueux...


"Ma fée... tu étais ma fée.
Sale vautour!"

La rage la rend folle.

"Cela te va bien de te présenter devant nous..."

Elle se rapproche encore plus de l'Ouroboros, son désir étrangement se décuple alors qu'elle a besoin de le sentir à ses côtés... près d'elle... toujours plus près... alors qu'elle voudrait le sentir en elle.

C'est au tour de son ventre de se tordre et se nouer, alors que son sein se libère de ces rosiers de pleurs, que le rossignol occupé à chanter nuit et jour sa triste mélodie devient l'amoureux du balcon. La hargne et la rancoeur le fouettent, l'animal se cabre, tremblant, les lèvres quasiment retroussées en un rictus haineux et envieux.


"Que viens-tu chercher ici que tu ne connaisses déjà? Que t'attendais-tu à trouver...? Ou plutôt voulais-tu te montrer alors que tu n'étais plus recherchée?
Pourquoi...
pourquoi..."

Elle frémit, apeurée, plus fragile soudain...

*j'avais enfin cessé d'espérer...
Je te hais Virgile! Je te hais plus que tout...
Et pourtant je ne peux m'empêcher de t'aimer.

Peut-être pas comme il le faudrait... Peut-être pas comme tu le voudrais...*

Elle pose sa tête contre le torse de l'éphèbe blanc, soudain étrangement... Calmée. Apaisée... soulagée?

*Chaque amour est entier... Mais à présent tu n'es plus seule.*

Tu n'es plus seule parce que, quoiqu'il en soit, malgré la violence et les remords, les attaques et les regrets, toute cette peine dissimulée... Je suis là.
Nous somme là...
Lui et moi.

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Virgile
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[P]arti: D'une folle Destruction
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MessageSujet: Re: Cocon ouaté de réflexions... éclairé(es)? [PV: L'Ouroboros]   Ven 25 Avr - 22:26

L'écho est cendré.
Comme une mauvaise rasade. Savez vous que pour elle rien n'a de goût ? Même ce sang giclant dans sa gorge, celui qui la tient à peine éveillée toujours ébranlée et branlante.
L'écho est cendré, c'est cette couleur qu'elle est habituée à trouver. Du consumé, ce qu'on approche qui ne résiste pas à cette chaleur, à ta chaleur, après ce qui gèle. Ce qui te brûle.

Elle les fixe toujours, mais son cœur baisse pudiquement les yeux.
Un battement qui se manque, puis deux.

Elle s'agrippe soudainement à la roche, comme souhaitant l'arracher de ses doigts ! Le sang perle et se tisse. Elle fait pleurer sa roche, mais c'est sa main qui saigne.

Qu'importe qu'elle se contienne, qu'importe le port de reine, les regards, le froid, le fard. Qu'importe
n'est ce pas ? Qu'importe ce qui explose là en tout, en goutte éclatée comme si tu étais sur le point de te désintégrer, Big-Bang incroyable et fantastique étoile implosée !
Pour leur offrir...

* Oh, une belle bleue ! *


Qui resplendit sur les parois. Un joli bleu... roi.

Tu te fous de ces yeux, ces milliers dieux qui épient silencieusement, agissant comme de multiples pieux qui te picotent méchamment, mais... étrangement, tu t'offres en spectacle.
Comme si l'azur de cette grotte devenait l'écran d'un nouvel art, les éblouir sans un bruit !
Leur montrer l'intérieur, l'intérieur qui déjà ne frémit plus ni ne bouillonne !

Calme plat.


La roche frissonne.
Non. Non.
Ce sont tes doigts. C'est ta gorge, c'est ton ventre qui se foudroie d'un spasme... Une autre sorte de jolie bleue qui sort de ta bouche et teint d'un peu plus de pourpre, celle que tu maltraites.

Une des mains vient rejoindre ton front, mettre un peu de place -de contenance- en ses idées qui s'évaporent et se matérialisent, comme si... tu ne contrôlais plus rien ! Que ses maudits pouvoirs n'en faisaient plus
qu'à leur guise ! Alors que de dépit, tu te vides, tu vomis ! Comme s'il te fallait absolument sortir ce sentiment de l'intérieur, comme s'il fallait absolument vomir SON sang.

Les cheveux aussi en sont entachés, son front est maculé, tel d'ancien masque guerriers d'une lointaine Amérique...
Des sillons se creusent, et nettoient un peu ce carmin d'ondine salée.

"Même dans la douleur, c'est amplifié.
Une douleur hystérique."
murmure-t-elle.

Il faut se relever. Se relever, à être digne dans l'insalubrité d'une comédie si souvent jouée. Tu t'es mutilée Virgile, tu t'es mutilée pour ne pas commettre l'irréparable crime d'un instant.
Un instant que tu aurais volé, même s'ils l'auraient mérités !

Alors de ta gorge, c'est une toute autre naissance, un rire rauque, un rire fou qui se déverse, en cascade ! Et se répercute en ce gouffre brumeux !
Echo cendré, tout ce rouge qui t'es désespérément gris, même l'opulente chevelure de Galatée n'a jamais revêtue cette fière parure.

"C'est un jour éternellement ternie" la voix est douce et douloureuse.

" C'est toujours gris. "

A qui t'adresses tu ? Devraient-t-ils avoir peur ? Oui, sans doute. Peut-être. Ou bien non ?

Qu'importe.


" On souffre gris, une fois mort. "



«Déploie ton jeune courage, enfant ; c'est ainsi qu'on s'élève jusqu'aux astres.»

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"D'une vous êtes un mâle.
Pas besoin de second ou de terce, cela définit l'indifférence que je vous accorde."



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Ouroboros
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MessageSujet: Re: Cocon ouaté de réflexions... éclairé(es)? [PV: L'Ouroboros]   Mer 28 Mai - 21:01

Que fait-il là ? Ce n’est pas son combat. Alors pourquoi crie t-il, pourquoi frémit-il ? Il est pourtant transparent. Ses deux femmes s’aiment. Se connaissent. Ont vécu. Qu’est il en comparaison ? Une jolie fleur nouvelle dans un jardin exotique, qui peut être n’attirera l’attention de la jardinière qu’un court instant avant qu’elle ne reparte vers cette rose écarlate qui remporte tant de succès dans le cœur de l’enfant…

Virgile…

Le mot se répercute sur les parois de pierre et revient encore plus dur l’abasourdir. Virgile, VIRGILE, VIRGILE !, ce nom sonne comme le tonnerre rugissant. Gris ? Où ça du gris ? Tout est rouge sang, tout est écarlate, gerbe d’étincelle. Il serre Raziel, qui lui semblait si fragile auparavant… L’homme de blanc penche la tête en avant, tente d’enfouir son visage en l’épaisse chevelure de sa compagne, espère ne plus voir l’obstacle qui se dresse tout près de lui, tente de fuir les mots et les gestes, le monde et les pensées.

Quel silence pesant alors que l’echo ne cesse de faire résonner leurs mots… Raziel semble tomber, comme vaincue, mais se contente de prendre appui pour avoir plus de force. L’ouroboros lui, n’a que Raziel pour s’appuyer, et encore, il n’ose pas s’y étaler confortablement, de peur qu’elle ne puisse le soutenir de tout son poids. Mais le damoiseau ne baisse pas les bras. L’oiseau ne ferme pas les yeux quand la lumière l’éblouit ; lui montrant pour la première fois à quel point la grotte et grande, et lui petit. Ses doigts se crispent sur les flancs de Raziel, frissonnent eux aussi, frissonnent comme ceux de Virgile. Ah ! Si lointains pourtant si semblables ! C’est pour la même femme qu’ils tremblent.

Le pourpre se mêle au bleu, coule sur le blanc visage du vampire qui se tord d’une douleur qui laisse muet l’ouroboros. Droit comme la justice, chaud comme le feu, l’homme respire difficilement. Son cœur bat
Il frappe
Il cogne contre sa poitrine à lui en meurtrir les chairs, comme si la douleur de son âme ne suffisait pas !

L’ouroboros ne sait s’il faut se précipiter pour secourir celle qui vacille ou rester aux côtés de celle qui supporte. Alors immobile il reste, son regard perdu aux côtés de celle qui se noie de larmes et de sang, son corps restant près de la chaleur de celle qu’il désire.

Gris.

Ce mot rendra fou de rage l’homme d’ivoire, qui avancera de trois pas, marchant sans provoquer toutefois la moindre gerbe d’eau. Gris ! Que c’est moche. Gris ! Comment Raziel pourrait être gris ? Cet être ardent, ce feu qui brûle, cette lumière incandescente, qui brûle et fait fondre…


« Eh bien, souffre, et cesse d’entacher Raziel de ta pâleur, vampire blafard ! Elle mérite la couleur et non pas la fadeur dont tu te pâmes ! »

Le voilà prit au jeu, le voilà qui rugit, le voilà qui hurle, lui qui ne la connaît que depuis quelques instants, il en est déjà fou. Raziel, tu es poison ! Tu les rends fou, misérables par amour. L’un teinté de sang gris, l’autre blanc comme une toile vierge. Il ne t’a fallut qu’un regard pour y mettre un peu de couleur et les voilà, oeuvres aveuglantes de sentiments.

Le gris rendra le blanc dément
Le blanc rendra le gris fou

Et le rouge les aveuglera.


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